L'Abeille, journal de Chartres, 11 mars
-25^2 UISTOIKK BU MERVEILLEUX.
lème inlerprétalif, les lumières et Tautorité d'un prélat illustre S qui était alors un des doyens de Tépiscopat français!
Cependant, non content de connaître par une gazette le résultat de l'exorcisme, et insatiable de détails sur 1 affaire d'Adolphine Benoît, M. de Mirville voulut plus tard se renseigner auprès du clergé de l'endroit, et il en reçut une réponse qu'il cite encore comme un document des plus authentiques. Yoici cette pièce :
<i Monsieur, ce n'est pas le curé de Guillon ville qui s'est chargé de faire les exorcismes pour détruire l'obsession de ces deux personnes de Guillonville : c'est moi, curé de Cormainville, son voisin. Voici ce que j'ai fait : sans soupçonner ni attaquer personne, après m'étre bien assuré, par moi-même, que les faits étaient réels, j'ai conduit des témoins, on nombre sufiisanl et très dignes de foi, à nos supérieurs occlésiasliques de Chartres, qui, bien convaincus de la vérité des faits, et sans en être nullement étonnés, m'ont excité à faire les exorcismes, et c'est ce que/fl< fait, suivant en tout point ce qui est marqué dans le rituel, et \e jour même l'obsession a disparu entièrement, à la grande joie des pauvres fermiers, qui desséchaient de chagrin et de peine. Tout ce qu'il y avait dans le journal VAbeille était parfaitement vrai, et mille autre faits de ce genre. « Votre très humble serviteur,
« Signé : Lefraxc, desservant de Cormainville.