‹ Histoire du merveilleux dans les temps modernesChapitre 96 sur 101 · Nouvelles de la républiqtie des lettres · texte numérisé non relu

Nouvelles de la républiqtie des lettres

\±i HISTOIRE DU MERVEILLEUX.

que ses atomes et ses corpuscules servirent à expliquer l'aventure de Jacques Aymar. Les docteurs Chauvin et Garnier, dans les lettres que le P. Lebrun nous a conservées, n'avaient, au fond, proposé que des hypothèses; elles furent reprises par l'abbé de Vallemont, qui, dans sa Physique occulte on Traité de labaguetle divinatoire, les érigea en raisons démonstratives. Nous allons résumer ici, aussi brièvement que possible, cette singulière théorie des corpuscules accusateurs, mais nous conseillons aux personnes curieuses de s'édifier sur l'absurdité profonde de ces rêveries surannées, d'en lire le texte dans l'ouvrage original, où elles se trouvent développées au grand complet.

D'après l'abbé de Vallemont, qui s'appuie sur les autorités médicales des docteurs Chauvin et Garnier, il s'échappe sans cesse de notre corps, par la transpiration insensible, des particules matérielles, qui s'élèvent dans l'air et suivent une direction verticale. Chemin faisant, ces particules rencontrent la baguette ; celle-ci s'imprègne de ces émanations, qui la déterminent soit à s'élever, soit à s'abaisser, pour prendre une ligne verticale parallèle à celle que suivent les corpuscules en s'élevant dans l'air. Mais cette action n'expliquerait, tout au plus, que le mouvement de la baguette fourchue ; «pour les autres baguettes, qui ne s'élèvent ni ne s'abaissent, mais qui tournent, il fallait ajouter quelque chose. L'abbé de Vallemont ne trouve rien de mieux que d'associer à cette action le tourneur lui-même, comme un intermédiaire indispensable. Celui-ci, recevant sa part des effluves corpusculaires, les communique par les pores de sa peau à la baguette, qui dès lors se met à tourner entre ses mains.

S'il faut en croire l'abbé de Vallemont, non-seule-

ment le tissu de la peau diffère d'un individu à l'autre, mais encore il n'est pas le même chez les divers tourneurs. C'est en raison de cette différence dans la contexture de la peau, que certains tourneurs sont aptes à recevoir telle ou telle impression qu'un autre ne peut éprouver, et réciproquement. Mais la complexion d'Aymar le rendait propre à recevoir toute sorte d'impressions sans jamais les confondre entre elles. Pour expliquer cette faculté merveilleuse, l'abbé de Vallemont admet qu'il y a une différence déforme dans les effluves corpusculaires qui s'exhalent des eaux, des minéraux, ou du corps des voleurs, de celui des assassins, des femmes et des filles légères, des reliques, des bornes, etc. Il reconnaît donc l'existence de la matière aqueuse, de la matière larronnesse, de l&matière meurtrière, etc. Ces corpuscules, ces diverses matières subtiles affectaient, chacun à sa manière, le corps d'Aymar, mais il ne recevait d'impression violente et véritablement douloureuse que de la matière meurtrière; la matière larronnesse même ne lui causait aucune sensation désagréable. Cela, tenait, toujours selon l'abbé de Vallemont, à ce que les remords du voleur sont incomparablement plus légers que ceux de l'assassin ! C'est le trouble, la terreur que celui-ci éprouve, c'est l'horrible inquiétude où il vit, qui produisent des perturbations analogues dans sa constitution physique et par suite dans les atomes de matière meurtrière, qui, transpirant de son corps, viennent impressionner douloureusement le corps d'Aymar, traversé par le tourbillon de ces atomes lorsqu'il suit la piste du meurtrier. Combien ton ombre dut gémir, ô Descartes, de voir ta doctrine ainsi accommodée par cet intrépide raisonneur ! Un sujet aussi complet que Jacques Aymar était fait

pour donner de grandes tortures à cet excellent abbé, qui s'était chargé de l'expliquer tout entier. On vient de voir, par les expressions de matière" larronnesse, matière meurtrière, que la philosophie de notre abbé distinguait bonnement partout où le charlatan s'était vanté de distinguer. Sans doute l'abbé de Vallemont avait trouvé des qualifications spéciales pour toutes les matières subtiles que percevait le corps du devin, mais nous serions curieux de savoir comment il qualifiait les corpuscules émanés d'une borne absente !

Une des plus grandes difficultés créées par Aymar à son commentateur cartésien, c'était, sans contredit, de démontrer comment les émanations du corps d'un meurtrier pouvaient se tenir en l'air pendant vingt* cinq ans, au-dessus d'un chemin ou du cours d'un fleuve, malgré les pluies, les vents, les orages et les tempêtes, car Aymar s'était vanté de pouvoir, après un si long intervalle, suivre la piste des assassins aussi sûrement que le lendemain du crime. Pour expliquer ce cas difficile, l'abbé de Vallemont était obligé d'admettre que les corpuscules meurtriers sont plus légers que l'air, puisqu'ils s'y tiennent si longtemps suspendus. Mais s'ils demeurent suspendus dans l'air, comment comprendre que le vent, surtout lorsqu'il devient d'une violence qui va jusqu'à la tempête, ne puisse les déplacer et les disperser au loin ?

Le P. Lebrun, dans son remarquable écrit : Illusions des philosophes sur la baguette divinatoire 1 , donna une réfutation étendue du système de l'abbé de Vallemont. Il serait superflu de rappeler ici les arguments

1. Brochure în-12, imprimée à Paris en 1693 et reproduite postérieurement au tome III, p. 117, deYHistoire critique des pratiques superstitieuses, du même auteur

qu'il croit nécessaire d'invoquer. Personne, d'ailleurs, n'a pins discrédité la baguette divinatoire que les tourneurs eux-mêmes par leurs perpétuelles contradictions.

Pour reconnaître, par exemple, la nature de l'objet décelé par le tournoiement delà baguette, pour décider, sans en être averti d'avance, ce que la baguette allait faire découvrir, il existait trois règles : 4° La volonté du tourneur. La baguette tournait d'après l'intention de la personne qui l'employait. Dès lors, quand on s'en servait pour chercher des métaux, elle tournait sur les métaux et non sur les sources. Si, au contraire, on cherchait des voleurs, on avait beau passer sur des cours d'eau, ou rencontrer des assassins, elle ne bougeait pas : les corpuscules n'avaient d'action sur la baguette divinatoire qu'autant que la volonté du tourneur la pro-^ voquait. — 2° L'expérience physique. Quand la baguella se mettait à tourner sur un endroit, pour savoir si elle décelait l'existence de l'eau ou des métaux, on plaçait un linge ou du papier mouillé sur la baguette. Le mouvement continuait-il, c'était de l'eau. Dans le cas contraire, c'était un métal ou autre chose que de l'eau, fcour savoir ensuite quel était le métal ainsi désigné, on approchait successivement de la baguette diverses pièces de métal. Son mouvement s'arrêtait dès l'approche des métaux autres que celui qui se trouvait caché sous terre; elle tournait, au contraire, dès qu'on approchait le semblable du métal enfoui. — 3° La troisième règle prescrivait tout le contraire de la précédente ; la baguette ne devait pas tourner sur le métal de la même nature que le métal caché en terre, et elle devait tourner sur tous les autres. Ces deux derniers préceptes, malgré leur contradiction, rétablis-

saient donc également la croyance aux sympathies et aux antipathies des métaux et des choses extérieures, opinion du moyen âge, dont on se moquait pourtant depuis longtemps déjà.

Ce qu'il y a de bien curieux, c'est que ces trois règles avaient leurs praticiens, qui réussissaient tous également bien, et leurs théoriciens, qui prouvaient mieux encore que Ton devait réussir. La rabdomancie devenait alors une science tellement fantastique ou fantaisiste, que ses partisans allaient encore une fois se donner moralement au diable pour en avoir la clef, lorsqu'elle tomba heureusement dans le décri public par les supercheries trop effrontées de son principal adepte. Après les échecs répétés éprouvés par Aymar pendant son séjour à Paris chez le prince de Gondé, il ne fut plus permis à personne, excepté à Bâville, de concevoir de doute sur les mensonges et la mauvaise foi de ce tourneur, et l'histoire du bossu, avec son tragique dénoûment, dut s'expliquer à peu près comme nous avons essayé de le faire en cherchant la clef de celte haute mystification judiciaire.

Cependant les réserves faites par le P. Lebrun demeuraient encore une question à considérer. Ni les fourberies impudentes et si bien démasquées de Jacques Aymar, ni les raisons théologiques de Malebranche et d'un grand nombre de docteurs ou évêques, ni le mandement du cardinal Le Camus, qui proscrivait l'usage de la baguette dans son diocèse, ni même le décret par lequel l'inquisition de Rome avait condamné, en 1701, tous les ouvrages faits ou à faire pour la défense de la baguette divinatoire, ne pouvaient empêcher une foule de gens éclairés et probes, entre autres des ecclésiastiques de tout rang, de déclarer ce qu'ils voyaient, c'est-

à-dire d'affirmer le fait du mouvement de la baguette, que plusieurs personnes expérimentaient par ellesmêmes avec un plein succès, et de s'écrier dès lors comme Galilée : E pur se muove! (Et pourtant elle tourne!)

C'est que la baguette continuait, en effet, à tourner sur les sources et sur les minéraux. Les phénomènes présentés par Barthélémy Bleton en France, par Pennet etbeaucoup d'autres en Italie, ne pouvaient, en tant que faits, être contestés. C'est aussi pour les expliquer que le docteur Thouvenel imagina la théorie à laquelle il attachait tant d'importance, et que nous devons exposer ici avec plus de détails que nous ne l'avons fait dans le chapitre précédent.

Comme nous l'avons déjà indiqué, Thouvenel a donné une théorie scientifique, par le fond et par la forme, des effets de la baguette entre les mains des hydroscopes. Il admet qu'il se dégage de l'eau et des amas métalliques enfouis sous le sol, des courants ou des effluves électriques qui viennent agir matériellement sur le corps du sourcier, et qui, portant leur action d'abord sur le diaphragme et de là dans tout le corps, révèlent à l'individu, par ces impressions particulières, le voisinage de l'eau ou des substances métalliques. On ne peut méconnaître que ce système ne soitbien raisonné, si on le compare surtout à ceux qui l'ont précédé. Des effluves électriques s'élèvent des mines métalliques, des sources souterraines ou des courants d'air humide. Lorsque le sourcier passe sur ces métaux ou sur ces courants, les effluves pénètrent dans son corps, traversent le poumon, se portent vers le diaphragme, et produisent en agissant sur tout le système nerveux ces commotions plus ou moins douloureuses que

Thouvenel a remarquées dans Blelon. Toute personne n'est pas susceptible de recevoir ces impressions; mais tout le monde n'a pas non plus la faculté, dont jouissent quelques-uns, de voir à de prodigieuses distances ou de percevoir des sons à perte d'ouïe, comme on le dit de certains sourds-muets. Puisqu'on est forcé de reconnaître le développement exceptionnel de certains sens chez quelques individus, rien ne s'oppose, selon Thouvenel, à ce qu'on admette un pareil phénomène chez les sourciers. Pour le docteur Thouvenel, ce sont des sujets éminemment électriques, ou, comme il le dit quelquefois, anélectriques , propriété qu'il fait dépendre d'une structure particulière du tissu musculaire.

Contre cette théorie s'élèveût des objections si simples, et si puissantes par conséquent, qu'il suffit de les énoncer pour renverser tout l'échafaudage scientifique sur lequel la fait reposer son auteur. Les effluves électriques imaginées par Thouvenel, et qui, partant des eaux souterraines ou des métaux, iraient impressionner, à travers l'atmosphère, le corps du tourneur, sont des êtres de raison. Une émanation électrique a besoin, pour se transporter à distance, d'un conducteur. Entre l'eau souterraine et le sourcier se promenant au-dessus du sol qui la recouvre, on ne voit aucun corps conducteur susceptible de frayer la voie spécialement vers l'individu, puisqu'il n'existe entre l'eau et le sourcier que la terre et l'air atmosphérique. Or, la terre, en supposant x\n dégagement d* électricité au sein des eaux cachées dans sa profondeur, disséminerait aussitôt le fluide électrique dans toute la masse du globe, en raison de son énorme conductibilité, et non pas spécialement dans le corps du tourneur. Quant à l'air atmosphérique, il est

mauvais conducteur de l'électricité, et, par conséquent, ne pourrait servir de véhicule ou de moyen /le transport aux effluves électriques.

Quand les corps électriques ou magnétiques se portent les uns vers les autres en raison de leur attraction mutuelle, ils s'attirent suivant une direction unique, mais on ne les voit jamais, lorsqu'ils sont libres de se mouvoir, tourner sur leur axe comme le faisait la baguette de Bleton.

Bleton prétendait que la profondeur de l'eau sous le sol lui était indiquée par un mouvement de rotation inverse qu'exécutait la baguette, lorsqu'il s'était éloigné du courant d'eau, à une distance qui, selon lui, en indiquait la profondeur. Ce mouvement de retour de la baguette, cette rotation en sens inverse est un fait qui n'est explicable par aucune raison physique. C'est ce que fait remarquer M. Chevreul, dans son livre sur la baguette divinatoire } en examinant le système de Thouvenel :

c Aucun corps, dit M. Chevreul, après s'être mû en un certain lieu par une cause physique qui y esl permanente, et avoir cessé de se mouvoir par un déplacement qui l'a soustrait à cette cause, ne sort plus de l'état de repos, quel que soit le lieu, hors du premier, où on le place. On ne connaît donc rien d'analogue à ce tour unique de révolution sur son axe en sens inverse du tour que la baguette a fait d'abord. Certes, un tel effet montre trop d'intelligence pour le rapporter à la physique proprement dite, car évidemment le mouvement opéré en second lieu par la baguette est, au point de vue rigoureux de la science, un effet sans cause.

* Cet effet présente d'autant plus de difficulté pour être considéré comme réel, qu'il n'appartient pas à Bleton, mais qu'un étranger le lui suggéra, et, d'un autre côté, que tout en déclarant le mouvement de la baguette un simple index y ceux qui croient à sa réalité parlent d'un certain tour de main et d'un

m HISTOIRE DU MERVEILLEUX.

mouvement d'épaule presque insensible, qui prouvent; selon moi, la volonté bien arrêtée de produire ce mouvement 1 .

Contre cette impressionnabilité particulière de Bleton, pour l'eau ou les courants d'air humide, s'élève cette autre objection bien naturelle, que, s'il en eût été ainsi, Bleton aurait dû éprouver des sensations bien plus violentes, bien plus pénibles en présence de l'eau des rivières. 11 n'aurait pu traverser un pont ou naviguer sur un bateau, sans être en proie à des impressions au moins égales à celles qu'il éprouvait de la part de l'eau souterraine. Toutes ces raisons paraîtront sans doute suffisantes pour réduire à néant la théorie de Thouvenel.

En 1826, la théorie que nous venons d'apprécier fut reprise et exposée, sous une forme un peu différente, par le comte J . de Tristan, dans un ouvrage ayant pour titre : Recherches sur quelques effluves terrestres. N'osant plus prononcer le nom, trop discrédité, delà baguette divinatoire, M. de Tristan la désignait sous le nom de furcelle ou bâton fourchu. Il avait encore changé le nom du tourneur de baguette, ou de rabdomante, en celui de baçillogire, qui lui paraissait moins voisin de charlatan. Il quaHûaild' excitateurle sol d'où s'élevaient les effluves capables de faire incliner la furcelle y par opposition au sol environnant sur lequel elle reslait immobile, et que, pourcette raison, il qualifiait de neutre. Enfin il désignait par zéro la position horizontale de la baguette, lemouvementparenhautétantlamarc/ieasceftdaftte, etle mouvement par en bas la marche rétrograde ou inverse. Ces termes étant expliqués, on aura la clef de l'ouvrage de

LA BAGUETTE DIVINATOIRE. m

M. de Tristan , si Ton est tenté d'en entreprendre la lecture i .

Avant de faire des raisonnements sur la décomposition du fluide électrique dans le corps de l'individu ' bacillogire, — avant d'admettre cette hypothèse, que l'électricité, parvenue du sol dans le corps du tourneur, s'y décompose, le fluide positif passant dans la main droite et le fluide négatif dans la main gauche ; — et cette autre hypothèse, que la décomposition du fluide ne s'opère pas également, d& telle sorte que le fluide positif peut dominer de quantité sur le fluide négatif, et que dès lors la main droite peut jouir d'une action attractive si c'est le fluide positif qui domine ; — et cette dernière hypothèse enfin, que le fluide positif élève la furcelle et que le fluide négatif tend à l'abaisser; — le comte de Tristan aurait dû commencer par s'assurer, à l'aide d'un électroscope, du fait du dégagement d'effluves électriques du sein de la terre. Il ne dit pas un mot de ce phénomène capital, qui devrait servir de # base à sa théorie, mais qui sans doute est omis parce qu'il n'a donné, devant l'expérience, qu'un résultat négatif. Tout le roman physique de M. de Tristan s* évanouit par la non-constatation de ce fait, ou plutôt par l'aveu implicite que l'instrument de physique consulté n'a point donné de manifestation d'un courantou d'un effluve électrique.

Nous ne discuterons pas plus longtemps le système de M. de Tristan, qui n'est qu'un petit rameau du système de Thouvenel. Des deux côtés ce sont des effluyes électriques qui provoquent le mouvement de la baguette; des deux côtés aussi, la même absence de dé-

1 . Recherches sur quelques effluves terrestres, par le comte J. de Tristan. I11-80, 1836.

jî. — 28

monstration du fait capital de l'existence de ces émanations électriques. Il y a toutefois cette différence, que le comte de Tristan, lorsqu'il cherchait les eaux souterraines avec le secours de la fur celle (vulgo, baguette), avait besoin de marcher et même de courir incessamment sur le sol excitateur pour que sa furcelle fût impressionnée, tandis que Bleton, Permet et les autres sourciers n'avaient besoin que d'être placés sur le trajet des eaux souterraines ou des mines de métal, pour que la baguette fit entre teurs mains toutes ses évolutions.

Gomme Bleton, le comte de Tristan n'avait pas vu se développer en lui dès l'enfance la faculté de faire mouvoir utilement la baguette divinatoire. Ce ne fut qu'après cinq ans d'infructueux essais qu'il parvint à la faire tourner sur une source souterraine. Devenu ensuite habile dans cette recherche, il voulut soumettre les phénomènes de l'art qu'il savait pratiquer à une analyse scientifique. Mais ce désir n'aboutit qu'à une mauvaise théorie, développée dans un livre beaucoup trop long, «t qui n'a, au fond, rien de scientifique, bien que Fauteur n'y procède que par principes, expériences et déductions.

Page 1