VI. — Appel au jugement des nations
Vous venez d'entendre, citoyens, quelle est la précision que les astronomes et les physiciens français ont obtenue dans toutes les parties» qui constituent le nouveau système métrique; seule elle suffirait pour inspirer la plus grande confiance. Mais il y a plus : ce système ne présente rien qui soit particulier à la France, rien qui n'intéresse également toutes les Nations, rien qui ne mérite d'être universellement adopté. Aussi rinstitut a-t-il désiré y donner le plus grand degré d'authenticité possible, et soumettre les opérations qui avaient été faites au jugement des Nations avant que d'en arrêter les résultats définitifs. Il a désiré que les puissances étrangères nommassent des savants pour en prendre connaissance et pour travailler avec les com^missaires français à mettre la dernière main à ce bel ouvrage. Le Gouvernement français, adoptant ce vœu , a invité les Gouvernements des Nations neutres ou alliées de la République, à envoyer des députés pour cet effet : plusieurs se sont rendus à cette invitation; et ces députés, réunis aux Savants français, ont formés la Commission des poids et mesures, qui a examiné, discuté, calculé toutes les parties de l'opération,
et arrêté les résultats définitifs que nous avons présentés. Jamais pareille réunion n'avait eu lieu : nous nous flattons qu'elle a été utile aux sciences, et nous pouvons assurer qu'il n'y en aura jamais de plus fraternelle.