‹ Histoire du MexiqueChapitre 50 sur 115 · MO · texte numérisé non relu

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fant8;mai8 ils ne voulurent jamais y consentir. Loin Ae Hi , les femmes dont je viens de parler les insultèrent par des gestes indécents, et les jeunes garçons, après leur avoir lancé leurs dards, commencèrent à remonter les marches du temple. Les femmes qui étaient au sommet se retournèrent en levant leurs jupes, et leur jetèrent ensuite des ballets, des navettes et des quenouilles; quelques-unes mêmes exprimaient le lait de leurs mamelles et le faisaient jaillir sur les Mexicains; d'autres leurs lançaient de la boue, du pain mâché, et d'autres saletés. Un chef nommé XochicoatI s'avança ensuite et se mit à danser autour du brasier infernal CuauhxicaUi en criant aux Mexicains : « Bientôt je descendrai la armes à la main et je vous en ferai sentir le poids.* Ce discours irrita tellement un jeune mexicain qu'il lui lança un javelot dont les trois pointes étaieut durcies au feu, et qui le traversa de part en part.

Le combat recommença donc avec des cris si perçants des deux côtés qu'ils s'élevaient jusqu'au ciel. Les Mexicains étaient furieux de toutes les insultes qu'on leur avait faites. Âxayacatl, leur roi, marchait le premier à leur tête. 11 était suivi de près par Tlacochcalcatl et Gacamatzin. Quand ils furent parvenus au sommet du temple, le roi lui-même, aidé de Tlacochcalcatl, saisit Moquihuixtli et le lança du hautdu temple, de sorte que son corps fut brisé en morceaux. Teconal, son beau-père» et plusieurs au* très chefs de TIatilolco éprouvèrent le même sort. Une quinzaine de vieillards vinrent alors se proster-

&er devant le roi des Mexicains en lui disant : « Maître et seigiieur, ayez pitié de nous et mettez un terme à votre fureur; soyez satisfait de tout le sang qui a été versé et de la mort des guerriers qui ont été cause de cette guerre. » Un vieux prince nommé Cuauhcuauhtzin, s'avança ensuite auprès d'Axayacatl et le supplia de leur accorder la paix. Celui-ci lui répliqua : « Ce matin je vous l'ai fait offrir troisYois, et trois fois vous l'avez refusée; maintenant je veux exterminer votre nation. nCuaufacuaubtzin repritla parole en pleurant, et lui représenta que ce serait détruire ses vassaux et ses propres parents qui seraient pour lui d'un puissant secours dans les guerres qu'il aurait à soutenir contre les habitants des bords de la mer, porteraient les armes et les provisions de ses guerriers, et qui se relayeraient même chaque semaine pour venir le servir à Tenuchtitlan. Âxayacatl se laissa attendrir et donna le signal de cesser le combat.

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