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une sotte ambition qui la poussait à lancer son auguste époux dans cette aventure. L'histoire a ses réticences et ne doit parler que des choses publiques ; je me tairai donc sur les causes réelles de cette ambition légitimée par l'activité fébrile d'une noble intelligence et d'une nature ardente ayant besoin de se dépenser dans le mouvement d'une grande entreprise. Ceci devait se passer à la fin du mois de décembre 1860.
M. Gutierrez partit de Miramar avec l'espérance que l'archiduc accepterait le trône du Mexique. Jusqu'alors, il avait agi à peu près seul, il vint à Paris s'entendre avec ses compatriotes. M. Almonte, esprit éminemment pratique, reçut avec une certaine froideur les ouvertures de M. Gutierrez. Gomme Santa-Anna et plusieurs autres de ses amis, de républicain sincère, il était devenu monarchiste, par amour pour sa patrie et parce qu'il avait fini par comprendre que cette forme de gouvernement, avec un prince étranger, convenait mieux au Mexique que la forme républicaine qui l'avait perdu; mais il ne se dissimulait pas qu'un prince qui ne serait pas appuyé par des forces européennes et de solides finances, pourrait bien avoir le sort d'Iturbide. L'Autriche ne pouvait envoyer une armée pour soutenir le nouvel empereur ; la France seule, par son esprit chevaleresque et Texcellence de ses troupes qui venaient de montrer en Grimée, en Syrie, en Ghine, en Gochinchine ce qu'elles savent faire, pouvait entreprendre l'expédition du Mexique avec succès. Était il probable qu'elle l'entreprendrait pour établir un prince autrichien, dans un moment où les échos de Solferino vibraient encore? Néanmoins, si la France marchait, le général Almonle voulait bien donner son concours pour sauver la patrie commune des griffes du Yankee et de l'anarchie mexicaine; mais il ne voulait pour le moment qu'une simple intervention qui permit aux Mexicains de tous les partis de se réunira Mexico, en assemblée de notables protégée par les baïonnettes neutres, et de constituer librement un gouvernement régulier, qui deviendrait fort par Tappui prolongé d'une intervention européenne.
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M. Gutierrez révéla tous ses plans au P. Miranda^ à monseigneur Labastida et à d'autres personnages de ce parti; ils furent naturellement bien accueillis, et tous lui promirent <}*employer leurs effort^ pour rendre populaire au Mexique Tidée de la monarchie et la candidature de Tarckiduc Maximilien. Ces préliminaires posés, il fallait savoir maintenant comment les puissances intéressées accepteraient cette ca^ididature. M. Gutierrez savait que toutes avaient à se plaindre du Mexique et que sa,ns la guerre de Grimée et celle d'Italie, la France, l'Angleterre 9t i*Espagne auraient déjà avisé aux moyens de relever ce p^ys, d^ manière à pouvoir traiter avec lui et lui faiire remplir les eng^* gements pris par les traités; il savait aussi que ces puissauces souffraient de l'abaissement de l'anarcbie chroi)|(|u^ de cette riche contrée, et qu'elles désiraient ardemment lui voir prendre un rang parmi les nations civilisées. Son projet devait donc satisfaire ces puissances; mais qMel serait leur concours, voilà ce qu'il ignorait. Il pria M. Hida1g<> de plaider auprès de l'empereur Napoléon la cause du Mexique, comme étant une cause d'intérêt européen et particulière* ment français. Voici les motifs de ce choix.
M. Hidalgo était un jeune Mexicain sans fortune, lancé dans la carrière diplomatique depuis 1848, grâce à la protec-. tion d'un ou de deux de ses compatriotes. En Europe, il sut s'attirer les sympathies de quelques grandes dames espa* gnôles qui le protégèrent. En 1860, lorsque la ducb^esse d'Albemourulà Paris, S. M. l'impératrice chargea M. Hidalgo d'accompagner le corps de la jeune ducliesse, à sa demièro demeure en Espagne. Ce service permit à M. Hidalgo d^ob* tenir de l'impératrice des audiences toutes les fois qu'il le désirait. Pendant l'automne de 1861, il profita du séjour de Leurs Majestés à Biarritz pour remplir la mission que lui avait confiée M. Gutierrez. M. Almonte avait déjà parlé d'une intervention, sans avoir toutefois abordé la ques,tioa de la mionarchie qui lui paraissait trop compliquée. Le terrain était prépara; M. Hidalgo trouva stupres de Leursi M^û^^
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un accueil satisfaisant et même une disposition encore vague d'intervenir au Mexique pour obtenir des réparations^ à nos intérêts lésés, à notre honneur blessé. En principe» Tempereur n'était point éloigné de contribuer à l'établisse^ ment d'un gouvernement d'ordre, sérieux et régulier, luais, il ne songeait point à le faire sans le concours des puissances également intéressées. Sa Majesté n'avait pointoublié que dans sa brochure sur le percement du canal -de Nicaragua, publiée en 1846, le prince Louis-Napoléon demandait la construction, dans l'Amérique centrale, « d'un État floirissaint et considérable qui rétablira l'équilibre du pouvoir, ea créant dans rAa^rîque espagnole un nouveau centre d'activité industrielle assez puissant pour faire naître un grand! sentiment de nationalité, et pour empêcher, en soutenant l^ Itlexiqué, de nouveaux empiétements du côté du nord. » l\ ne se bornait pas à des pressentiments indéfinis, il voyait déjà s'élever, sur quelque point de ces rivages, une villQ •uaique, une Constantinople du nouveau monde, plus b^eu^ reuse que cette Constantinople de l'ancien monde « doat. Tadmirable position^ écrivait-il dix ans avant le traité det Paris, est un objet de jalousie pour toutes les grandes puisr sauces de l'Europe qui s'accordent pour y maintenir un gouvernement... incapable de tirer parti des avantages que» Im a prodigués la nature. » Un gouvernement mexicain consolidé par l'Europe devait donc réaliser le programiûei de 1846, dans lequel les intérêts industriels, commercial»! et politiques des puissances européennes, est parfaitement développé. Quant à la forme monarchique donnée au gpuveruement mexicain, l'empereur étant désintéressé dans la question, et ne voulant point de la couronne pour un des. membres de sa famille, il lui était indifférent que les Mexi-» cains» libres de leur choix, arrêtassent leurs yeux sur ^n prince espagnol ou autrichien.
Dans le courant de 1861 , les projets de M. Gutierrez nef sont qu'k rétat de pjinoipe et de germe, mais ils promettent de réussir; avant de leur donner un peu plus de consistance»
il fallait agir au Mexique. Le P. Miranda et monseigneur Labastida écrivent à leurs amis ; Santu-Ânna, influencé de tous les côtés et par ses propres sentiments, promet de retourner dans sa patrie pour y établir « un gouvernement fort. » Les généraux conservateurs qui tenaient la campagne contre Juarez furent-ils informés du plan de H. Gutierrez? G*est probable, quoique les difl9cultés matérielles qu'ils devaient rencontrer pour communiquer avec leurs amis résidant à l'étranger rendissent ces communications fort difficiles et très longues. Aussi, ne suis-je point étonné de les voir, au commencement de 1862, paraître ignorer encore même l'existence de l'archiduc Maximilien, comme le témoignent leurs lettres dans lesquelles ils ne parlent que de l'intervention et de ses premiers actes. Néanmoins, les négociations des Mexicains résidant en Europe et dans les Antilles semblent pressenties dans la convention de Londres qui défend aux puissances signataires de retirer aucun avantage particulier de l'intervention; ces négociations devaient donc être connues pareillement au Mexique. Avant de parler du traité de Londres, je dois exposer la situation des partis au Mexique, à la fln de 1861 , et des chances de succès que pouvait avoir le rétablissement de U monarchie dans ce pays.
«Sans connaître notre passé, comment connaîtraient-ils notre présent? » disait M. Gutierrez de Estrada en parlant de tous ces écrivains improvisés qui parlent du Mexique à tort et à travers, parce qu'ils en ont vu une partie, sans se donner la peine de l'étudier. M. Gutierrez avait raison.
L'histoire nous enseigne que, dans tous les pays et. à toutes les époques, les grands partis politiques ont eu des sentiments pour prétexte et l'intérêt pour mobile. Elle nous apprend aussi que ces partis se divisent en deux catégories : ceux qui possèdent, appelés aujourd'hui conservateurs, et ceux qui veulent posséder, connus sous le nom de libéraux. De ces deux partis en naît un troisième, qui tient des deux et ne ressemble ni à l'un ni h l'autre ; on le nomme
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libéral modéré. Le nom et le drapeau changent, mais le mobile reste le même. Cette vérité historique se révèle dans le nouveau monde comme dans l'ancien.
Avant d'esquisser à grands traits Thistoire des partis au Mexique» je dirai d'abord que ces partis tels (J[u'on les comprend en Europe n'existent pas et ne peuvent pas exister. La politique est une livrée nécessaire, au Mexique comme ailleurs, mais dans ce pays elle habille des hommes et les fait marcher de force ; des partisans convaincus , elle n'en a presque pas, des martyrs volontaires, elle n'en a point et ne peut pas en avoir. Les monarchistes , les conservateurs et les libéraux proprement dits constituent dans ce pays d'honorables individualités, mais ils ne sont pas assez nombreux pour constituer des partis. Le clergé séculier et surtout le clergé régulier, avaient acquis, sous le gouvernement espagnol, des propriétés immenses. Leurs richesses et l'emploi qu'ils en firent créèrent l'omnipotence du clergé. D'une situation pareille il résulta que la population pauvre, ambitieuse ou fainéante voulut entrer dans le sacerdoce ou dans les couvents. L'esprit religieux ou fanatique de cette époque et la situation morale et sociale que je viens d'indiquer contribuèrent à faire alors du Mexique un État monastique ou clérical, — comme on dirait aujourd'hui. En effet les Indiens,— soumis au clergé comme des enfants, — étant nuls en politique, le reste de la nation, qui n'était pas dans l'Ëglise, avait des intérêts de parenté, d'affaires ou de servitudes avec les membres de l'Église mexicaine. Il suffit de jeter un coup d'œil sur la multitude de clochers qui dominent les villes et les villages du Mexique pour être convaincu du fait matériel. Le fait moral se prouve par l'histoire détaillée de la Nouvelle-Espagne.
Le parti clérical n'étant que l'exagération du parti conservateur — comme les puros sont l'exagération du parti libéral — je ferai des deux un seul groupe. Ce groupe forme les dix-neuf vingtièmes de la population. Cette assertion est fondée sur les faits suivants : toute la population indienne
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— plus de six millions d'âmes — est cléricale, — «i die est quelque chose, — car elle est très apposée aux libéraux dont elle a toujours eu beaucoup à souffrir. Toutes les femmes
— et c'est une force en politique religieuse — sont cléricales. Les propriétaires sont naturellement conservateurs, au Mexique surtout, où les traditions et les intérêts dictent les sentiments. Le petit commerce est généralement pour Tordre, et jusqu'à présent les libéraux n'en ont guère procuré. Ces différents groupes ne forment-ils pas les dix-neuf vingtièmes de la population? La majorité du parti conservateur est donc écrasante au Mexique, et tout le monde le sait, c'est elle qui a fait Tempire. Si les réactionnaires ou cléricaux sont conservateurs, les conservateurs ne sont pas tous réactionnaires ou cléricaux , loin de là. La majorité d*eatre eux, civils ou militaires, est progressiste et plus libérale en réalité que les libéraux eux-mêmes.
Le parti libéral se compose des hommes qui ne possèdent rien ou peu de chose, des ambitieux, des mécontents, des brouillons et de tous ceux auxquels répugne la domination 9'un clergé riche et peu évangélique. Ce parti, appelé dans tùits les pays le parti d'action, c'est à dire remuant et batailleur, n*ayant rien à perdre et tout à gagner par les révolutions, en a fait au Mexiqde autant qu'il a pu. Depuis 1821, on en compte deux cent quarante. Les partis politiques, comme hes médailles, ont un côté plus ou moins beau, un revers plus ou moins laid. Le revers des partis, ce sont les exagtirations, l'intérêt personnel substitué au patriotisme, les posions secrèles cachées derrière te drapeau.
On a vu avec quelle rapidité vertigineuse, les gouvernements conservateurs et libéraux se su<i^édaient m pouvoir; mais ce que je regrette de n'avoir pu, — taule d'espace, — mettre suffisamment en relief, ce sont les détails de cette hitte constante, acharnée entre les deux partis, et tes maux inouïs qu'elle a infigés anx populations inoffensives, agricoles, industrielles, en particulier, et à toute la nation en général. M. Charles de Barrés et le rapport du oomité de
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rassemblée des notables font sur rempléomanie, — cette plaie hideuse du Mexique, — des tableaux navrants que je dois retracer ici pour mieux faire comprendre quelle était la situation de ce pays, lors de la convention de Londres.
« La cause en est, dit H. de Barrés, en parlant des révolutions, dans rhabitude prise, depuis*l*indépendance , par une foule de gens, de vivre aui dépens du trésor et de ne chercher leurs moyens d'existence que dans les postes publics. Il y a dans ce pays, quarante ou cinquante mille citoyens qui regardent TÉtat comme leur patrimoine naturel ; Templéomanie est devenue leur unique industrie. Or, comme il est difficile à un budget aussi mince que le budget mexicain de défrayer tant de monde, on compte toujours ici quinze ou vingt mille mécontents qui s'agitent, qui conspirent et font mille efibins pour déposséder leurs rivaux et rentrer aux affaires. Cette foule besoigneuse trouve toujours des chefs pour l'entreprise. Voilà quarante et tant d'années que le Mexique tourne dans le même cercle révolutionnaire. »
J'ai entendu des Mexicains se servir de cet amour de leurs compatriotes pour les places, les emplois, les honneurs, les décorations, les titres et les habits brodés, comme d'un aï^gument en foveur des goûts et des idées monarchiques de leur race. Ce qu'il y a de certain, c'est que ces goûts sont en désaccoiHl avec les idées démocratiques et les mœurs républicaines.
(( Les abus de l'empléomanie, dit le rapport de l'assemblée des notables, croissant chaque jour, pouvons-nous être surpris que la facilité à se prêter à la corruption soit arrivée à devenir la meilleure recommandation pour ceux qui aspirent aux emplois dans l'adpainistration des finances; que la dilapidation et la banqueroute aient remplacé la bonne gestion des fonds publics, et que les auteurs du désamorlisse- ÉQent des biens ecclésiastiques ont en pour but non de les nationaliser, ainsi qu'on ta fait ailleurs, mais de les monopoliser dans les mains d'une poignée de spéculateurs, sans
que la masse en ait retiré aucun avantage pendant cette époque de vandalisme et de rapine? »
Après des convulsions de toutes sortes, dans les terres mouvantes de cette société plus dissoute que dissolue, au milieu d'hommes auxquels manquent les vertus civiques, les idées monarchiques, en effet, n'avaient pas sombré complètement ; elles ont surnagé comme une aspiration confuse d'hommes harassés d'anarchie et de servitude, et plusieurs fois même elles se sont formulées au grand jour. Toutes les fois que les apôtres de la monarchie ont voulu présenter ce remède aux maux de la patrie, ils ont été repoussés, non par dédain pour ce remède, mais parce qu'il a toujours été présenté dans des circonstances inopportunes et sans un plan arrêté. N'ayant ni le temps, ni le courage, ni peut-être méoie la pensée de retourner à la monarchie, les Mexicains ont poursuivi l'ombre effacée de la royauté dans des dictatures de plus en plus avilies.
Quand l'indépendance des Amériques a été accomplie, il y a toujours eu dans les nouvelles républiques deux principes en lutte, la centralisation et le fédéralisme, origine de toutes les révolutions qui ont eu lieu dans ces contrées. Le principe conservateur s'est assimilé tout ce qu'il y a de distingué dans le pays, et c'est parmi les hommes de ce parti qu'on a trouvé le vrai patriotisme, tandis que le parti fédéral a trouvé son appui parmi les hommes de moindre valeur et surtout parmi les plus cruels ennemis de l'indépendance mexicaine, — les Américains , — qui ont toujours déguisé leur soif d^absorption et d'annexion derrière une hypocrite sympathie. Le fédéralisme est donc le grand mal des républiques hispano-américaines, c'est lui qui a produit les grandes révolutions et les petites tyrannies, c'est lui qui a proclamé le plus souvent la spoliation et l'assassinat des étrangers et surtout des Espagnols. On comprend pourquoi l'Espagne avait toujours des motifs pour intervenir au Mexique, un désir permanent de le faire; ses révolutions intérieures l'en ont seules empêchée.
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En étudiant l'esprit du mouvement national de Tindépeudance et Tbisloire même de la république, il est facile de reconnaître la puissance du sentiment monarchique. La junte de Zitacuaro, le congrès de Gbilpancingo, le plan d'Iguala, le traité de Gordova, Tempire d'Iturbide, la présidence de Parédès, la mission de Gutierrez de Estrada en 1846 et 18S4, le mouvement de l'opinion publique en 1863 et 1864, sont autant de preuves que ce sentiment est toujours restée l'état latent au fond des consciences mexicaines, et qu'il s'est manifesté toutes les fois qu'il a pu le faire librement. La population mexicaine, divisée en trois éléments nettement tranchés : les créoles , les métis et les Indiens , même en ne tenant aucun compte de ses traditions et de son passé, ne pouvait organiser sérieusement un gouvernement républicain. Les créoles sont maîtres de la propriété foncière, de l'industrie, du capital. Les Indiens forment la classe des travailleurs agricoles, sont les pionniers, cultivent le sol de l'hacienda sur lequel un système habilement conçu, âprement appliqué, les retient esclaves. Entre ces deux éléments se placent les métis , ouvriers d'industrie et de fabrique, chefs de culture et contre-maîtres, dont la fonction sociale la plus caractérisée est de servir d'intermédiaires, pour la direction des travaux et la transmission des ordres, entre le créole et l'Indien : ces trois classes sont profondément séparées les unes des autres et cette séparation s'affirme chaque jour davantage, loin de diminuer.
Gonstituer dans ce pays une république démocratique sera longtemps encore une utopie. Livré à lui-même, le gouvernement républicain sera, dans l'avenir, ce qu'il a été dans le passé, c'est à dire impuissant à répondre aux nécessités sociales du Mexique. En effet, si les Indiens qui constituent les six ou sept huitièmes de la population sont humainement dignes d'être élevés au rang de citoyens, ils demeureront incapables de prendre part à la vie publique et d'exercer les droits civils aussi longtemps qu'on les privera d'instruction, qu'on les maintiendra dans cette servitude qui ressemble