‹ Histoire du ministère de G. CanningChapitre 16 sur 36 · H [ STO I R K DU M ! N I STÈ RE · texte numérisé non relu

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ning; les deux partis étaient également méeontens de la Faible majorité qui, dans le comité général du 1 ûr . juin, avait adopté Famendement du duc de Wellington. La faction sentit la nécessité de réunir toutes ses forces pour mieux constater sa victoire. Plusieurs pairs qui lui étaient dévoués étaient absens; ils furent invités a se rendre à leur poste; et cette (bis, ce ne fut plus en comité général, où les voies par procuration ne sont pas admis, mais bien dans la Chambre* réunie comme Chambre, que le rapport du comité lut présenté ; aussi un étonnement général se manifesta de toutes parts, lorsque J*amrendement ayant été mis en discussion, on entendit le d uc de Wellington, après avoir donné sur sa conduite des explications qui rie satisfirent personne, déclarer qu'il retirait cet amendement. Les esprits les plus sages et les plus pénétrant virent dans tout ce qui se passait l'effet dune nouvelle intrigue, qui avait pour but, en laissant les choses dans le même état, de ne pas exposer le due à [animadversion du peuple, et décarter de lui une responsabilité qui, ne pesant déjà que trop sur sa tête, pouvait lui devenir funeste- Toutefois, les mesures étaient si bien prises par la faction, et le plan de faire échouer la loi populaire si bien arrêté, que 1 amendement, abandonné en apparence par le duc de Wellington, fut h l'instant appuyé par plusieurs pairs, dont le plus grand nombre ne consultait que son propre

intérêt, et adopte par ta Chambre, à une majorité de 133 voix contre 122; ce qui décida le gouvernement à retirer le bill lui-même, que l amendement anéantissait dans son principe.

En opposition avec le système que paraissait avoir adopté, dans la Chambre des pairs, une majorité laihle, incertaine , sans accord dans ses vues ultérieures, qui ne se rattachait quà un intérêt momentané de faction, mais qui affligeait profondément Caiming parce qu'il voyait les premiers besoins du pays compromis; l'opinion publique ne laissait échapper aucune occasion où elle pouvait l'aire éclater son attachement et sa reconnaissance pour le premier ministre et humilier ses ennemis. Le 14 juin, un grand dîner fut donné par la compagnie des Indes orientales à foccasion de la nomination de sir John Malcolm aux fonctions de gouverneur de Bombay. Parmi les grands personnages qui assistaient à ce repas, étaient G. Canning et le duc de Wellington. La santé du premier ministre ayant été portée avec celle des autres membres de l'administration , il remercia l’assemblée et déclara « que lui et ses collègues n’avaient de droits h la faveur publique qu'au tant qu'ils travailleraient h 1 avantage général et à la prospérité du pays. » Cette déclaration , laite avec une grande chaleur d'expression, fut couverte des plus vifs applaudissemens, auxquels répond ire ut bientôt ceux du dehors à l'instant où elle y fût répétée. Ces ae-

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cl a mations redoublèrent, de la part du peuple , lorsque Canning sortit de la salle et monta en voiture. Un véritable enthousiasme se manifesta alors dans l'accueil qu’il reçut de l’immense foule de citoyens rassemblés autour de lui. Dans cette même circonstance, le duc de Wellington put se convaincre de la dillêrence des sentimens qu’il inspirait. Le discours froid et succinct qu’il avait prononcé et dans lequel il n’avait été question ni des institutions, ni de la liberté, ni du bonheur de l’Angleterre, avait été écouté dans un morne silence, et dès qu il parut aux yeux de la multitude, des huées et des imprécations se firent entendre de toutes parts et l’accompagnèrent long-temps.

Comme le grand intérêt du moment, celui dont dépendait éminemment le maintien de 1 ordre public, était la décision à prendre par les Chambres sur la question des céréales, une nouvelle délibération fut provoquée, à ce sujet, par le ministère, dont l’esprit de faction venait de faire échouer les plus sages mesures. Cette séance, qui eut lieu le 18 juin, fut ouverte par 1 annonce faite par Canning qu il demanderait le lendemain « que la Chambre se formât en comité général sur les lois céréales, et qu’a lors il proposerait certaines résolutions relativement à ces lois. » 11 ajouta que, dans le cas où M.Western ferait la motion qu’il avait annoncée, il proposerait, comme amendemens, les résolu-

lions en question* M. Charles Callis Western , député du comté d’Essex, ayant alors demandé que la Chambre des communes se formât en comité général et cette proposition ayant été adoptée, le même membre demanda au comité de déclarer « qu’il était expédient que 1 article suspensif de la loi de 1822, sur les céréales, lut abrogé- » Ganning, reprenant alors la parole, proposa comme premier amendement la résolution suivante :

« Le comité est davis que les céréales et les farines de toute espèce, produits des pays étrangers qui se trouvent maintenant dans les entrepôts du royaume uni ou qui pourront y être déposées jusqu an I cr * juillet prochain inclusivement, seront admises a la consommation jusqu’au t* r * mai 1828, et seront soumises aux mêmes droits que ceux iixés par le bill maintenant devant les pairs, tel qu'il était avant d'êtreamendé*»

Canning; en présentant cette résolution, ajouta « qu'il n entrerait pas dans la discussion de ce qui s’était fait ailleurs par rapport aux lois céréales, niais qu 7 il sc contenterait de dire «qu’on ne peut pas concevoir qui! existe une faction plus inexcusable, plue blâmable et plus perverse que celle qui se sert d’une question tenant aux intérêts vitaux pour exciter la haine politique des partis*

» Que la Chambre, sans manquera sa dignité, ue pouvait s’humilier jusqu a changer ses princi-

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