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pes, sans être convaincue qu'elle avait tort; qu il désirait cependant que le biü actuel lut tellement rédigé, qu il ne put exciter 1 opposition de l’autre Chambre.» Il expliqua alors ses intentions, d après lesquelles il voudrait « qu'on admit les céréales étrangères comme la résolution l'indiquait, et quou admît également les céréales, que la certitude où on avait été de f adoption du bill, amendé par les pairs, aurait fait expédier du Canada . »
M. Peel déclara qu'il voterait pour l'amendement de Ganuing ; il exprima cependant le regret que le premier ministre n’eût pas proposé une mesure qui pût devenir permanente et un compromis honorable entre les deux Chambres.
M. Peel déclara ensuite que le duc de Wellington o avait jamais eu l’intention d’embarrasser ie ministère par son amendement; le noble duc n’avait, selon lui, présenté cet amendement que dans le but de rendre le bili meilleur.
Sir John Newporfe lit quelques observations slu‘ le bill ainsi amendé par les pairs , et dit que f amendement avait été présenté dans les vues d’un parti.
Sir Edward Knatchbuli, homme il comparer sous tous les rapports à sir Thomas Lethbridge, et dont la haine contre Cauning n’était ni moins violente ni moins aveugle, se leva pour défendre le duc de Wellington, il dit que «dans aucune occasion il ne convenait d’attaquer le noble duc,
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mais que ces attaques paraissaient encore plus inconvenantes aujourd'hui, 18 juin, anniversaire de la bataille de Waterloo.» Cette réflexion fut accueillie par des éclats de rire.
M .A.Baring, sans répondre au puissant raisonnement de sir Edward Kaatchbull, dit que «quant il l amendement du duc de Wellington, il ne pouvait être d’accord avec le très-honorable député d’Oxford ( M, Peel ) ; quaprèfc avoir vu cinq pairs, qui avaient approuvécebill pendant qinisétaient ministres, se réunir pour f étouffer dès qu’ils avaient cessé de fêtre, i! ne pouvait pas croire qu ils eussent été mus par des sentioiens honorâbles, d’autant plus que Famendement luimême était de la plus grande absurdité. »
M. Baring pensait, au reste, «que M. Peel n avait pas de meilleur moyen de défendre les auteurs de cet amendement, que de dire quils ne prévoyaient pas le mal qu il produirait, par suite de lira possibilité où ils étaient de comprendre la nature de leur propre amendement, » M, Peel se leva de nouveau pour repousser les attaques dirigées contre le due de Wellington ; il dit «que le ridicule que M. Baring cherchait k verser sur le noble fine, s’appliquait autant il M. Huskisson qu’à lui. w
M. Huskisson repoussa l’assertion du irèsdionorable député i.FOxlbnl (M- Peel). il prétendit que «le ridicule quon répandait sur Famendenient dé son noble ami, ne devait pas tomber
180 HISTOIBE DU MINISTÊB^E également sur lui. ?> Il lut alors la correspondance qu’il avait entretenue avec le duc île Wellington. Il résultait de cette correspondance , que 1 amendement ? tel que le noble duc Tiw ait présenté, ri avail pas été approuvé par M. H u ski s son, quoique ce gentleman eût témoigné qu il était disposé h consentira uu amendement qui établirait , qu’après que les céréales maintenant en entrepôt auraient été admises à la consommation, on n’eu admettrait pas d autres avant que le 1 rom eut anglais ne fût il 66 sh. le quarter, «Cependant, ajoutait M. Iluskisson, je crains que cet amendement même ne soit regardé par la Chambre îles communes comme contraire à ses privilèges. »
Après quelques observations de MM. Pecl, Huskisson et Western , Cannuig se leva <le nouveau, et dit :
«La première observation que je ferai sur le discours de f honorable préopïnant ( M. Western), est que je considère le ton et la manière dans lesquels il a présenté sa proposition, comme parfaitement convenables à la grande question qu’il vient soumettre à notre discussion, question aussi intimement liée aux intérêts des cultivateurs qtlu ceux de la société en général. Je puis •assurera rhomorable membre que je me ferai un devoir de prendre le même ton ; et quelle que soit, par la suite, l'opinion que je croirai devoir émettre d’après ma conscience et d’après ce que
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je dois a mes concitoyens et au gouv ornement dit roi, je m abstiendrai de toute,explication quant à présent, non que je sois insensible à la provocation qui ma été adressée, mais parce que je pense que le temps dy répondre n est pas encore arrivé.
» Je le répète, messieurs, je.ne puis concevoir aucune espèce de faction plus inexcusable, plus digne de blâme, on plus perverse, que celle qui voudrait faire dun objet qui coin promet les intérêts de la société entière, un moyen d'exciter Fcsprît de parti ou d’aigrir les animosités politiques.
» Q u n 111 â la p r op ûsition qued lion ora b 1 e me m bre a jointe k la première* je ne puis y adhérer dans sa forme présente; et > h la considérer dans le sens où il s est placé et suivant les vues qu’il a développées, il ne peut raisonnablement se flatter delà voir adopter par cette Chambre. Voici, ce me semble, quels sont les motifs sur lesquels il s appuie : que l'ancien bil! sur les grains a introduit uu système qui, de l’aveu général, demande des modifications ; que le nouveau bill qui avait été adopté par cette Chambre, et dou devaient dériver les modifications susdites, ayant été rejeté par Vautre, sans qu’il y eût faute de notre part, il ne nous reste plus qu’à recourir à un autre bill, rendu il y a quelques années, mais qui, suivant fhonorable membre lui-même, est si défectueux dans son principe, quil na jamais été mis en exécution. WVst-ce pas, en effet, dans
cette Joi que se trouve une clause qui en paralyse l'cfict, savoir, Varticle qui défend d'importer df$ blés étrangers dans nos marchés , à moins que les nôtres liaient atteint le pris de 30 sh.? cet article, véritable épouvantail, a rendu tous les autres illusoires*
» J’admets que de tel les circonstances où fi ntervenüon de la législation deviennenécessairepuissent se présenter; mais je pense que l'honorable membre exige trop de cette Chambre, quand il demande qu un comité avise aux mesures k prèndre dans la conjoncture; quand il vent enfin que la Chambre, révoquant brusquement une résolution quelle vient de prendre après un si mûr examen, adopte un bail qui a toujours été reconnu vicieux dans son essence , plutôt que de remonter aux principes sur lesquels était basée la détermination qui a été rejetée par la Chambre des pairs, par des motifs auxquels je ne puis applaudir*
U Quel est le membre de cette Chambre, je le demande, qui, dans le cours de la dernière discussion , ait proposé d’agir d’après le principe du hiII de 1822? Pa*s un seul ; pas un, du moins, qui n ait réclamé d’abord des changemens considérables dans les dispositions d'un acte que ses vices manifestes avaient frappé de mort dès sa naissance* En faisant sa proposition , l'honorable membre a cherché à s'appuyer encore de considérations autres que celles dont je viens de vous entretenir; mais, je le dirai franchement, elles ne me sem-
DE G. CANNlttfr*
blent pas plus conciuah tes. Il dit que cette Chambre vient de rendre un bill par lequel le prix convenu était fixé à 60 ou 62 sheL ; mais ce hill, sans que nous ayons à nous le reprocher et sans qui! ait été attaqué dans son essence, a essuyé un rejet dans une autre Chambre ; et, de ce rejet, sont nées des difficultés qui répandent Va larme dans le pays : en conséquence, puisque ces difficultés existent, il faut les aplanir : et puisque l'alarme se propage, il faut y mettre un terme. Or, comme tout le mal provient du haut prix du blé, l’honorable membre propose, pour tout remède, de renoncer au prix convenu de 62 sh. et d adopter celui de 70, tandis que notre pensée première avait été de baisser ce prix.
U 11 est impossible, en vérité , d’établir, daprèslesargumensdc l honorable gentleman , une autre proposition que celle que je viens de déduire, Il me permettra donc de lui dire qu’il n aurait pas dû perdre de vue un fait positif : e est que, dans la discussion qui a occupé récemment cette Chambre, au sujet des lois céréales, ce ne fut pas seulement le prix, mais le principe même, qui fit la base de la délibération, La question qui se présente à nous, n est donc pas uniquement tle savoir si nous devons consentir à la substitution de 70 è 60sheL; mais encore si la Chambre doit renoncer à une décision prise avec maturité, et si nous devons abjurer les principes qui nous avaient dirigés, par la seule raison que ces pria-
cipes n’ont pas eu le bonheur d’être approuvés dans un autre lieu. Telle est cependant la conduite que nous trace l‘honorable gentleman ; sans prendre même la peine d'argumenter pour nous démontrer le vice des conclusions précédemment adoptées, il nous demande de défaire ce que nous avons fait, de rétracter nos propres paroles, de déclarer inutile ce que nous avons déclaré nécessaire; en un mot, de rétrograder vers les principes de la prohibition.
» Je ne prétends point dire que l'honorable gentleman, faute de la capacité requise, n’a pas su développer nettement sa proposition. Il possède autant de lumières et d'expérience qu aucun membre de celte Chambre; mais pourquoi ne nous a-t-il pas fait connaître une seule des raisons qui ont pu finduire a nous donner de tels conseils? Peut-être faut-il s en prendre k la nattire de la proposition elle-même, plus qu'à tout autre motif.
«Je conviens, avec l'honorable gentleman, qu'il y a quelque chose à faire ; mais la marche que je voudrais voir prendre k cette Chambre est extrêmement simple. Je présume que les communes d’Angleterre ne sont pas encore réduites à ce point, qu’il leur faille abjurer les principes qu elles ont hautement professés, et fouler,aux pieds comme un vil chiffon ce biü qu’elles avaient élaboré avec tant de soin, uniquement parce que dans une assemblée, digne
DE Gi CANNINC.
d'ailleurs de nos respects à plus d T uri titre, ces principes et ce bill n ont pas été accueillis avec cette courtoisie dont on aurait pu se (lutter, et que, loin de là, ils ont été frappés d’un amendement, qui non-seulement détruit notre ouvrage , mais qui consacre encore des principes entièrement nouveaux et directement contraires à ceux qui nous avaient servi de base. Que la Chambre sente donc, comme elle le doit, le procédé qu'elle éprouve! pour moi je pense que s'il v a de la honte pour elle dans ce procédé, elle ne s'y soumettra point,
n Si d'un côté, toutefois, j'ose avancer que nous ne devons pas nous soumettre a un changement forcé d'opinion et à la répudiation de nos principes, sans une parfaite conviction de notre cœur, je dois, d’un autre côté, faire des vœux ardens pour que le bill que je propose présentement soit, le moins possible, exposé à des obstacles qui pourraient nuire à sou adoption. Je poserais donc comme première règle de nos procédés dans la rédaction d\m nouveau -bill, d’en écarter autant que possible tout ce qui pourrait s’opposer à ce qu’il fût favorablement accueilli dans un autre lieu. Si donc, d’une part, je ne consentirais jamais à la perte du moindre de nos privilèges, je regretterais amèrement, de l’autre , que cette session se terminât sans que vous eussiez pris une résolution qui pût produire quelque bien matériel. Atteindre aussitôt à la perfection.
serait au-dessus de ce que nous pouvons raisonnablement espérer; niais il faut, du moins, nous décider sans délai à un parti quelconque, et le temps nous apprendra ce qui restera îi faire pour compléter les mesures convenables,
» Mon avis est donc, d’abord, que nous ne fassions rien qui puisse éprouver ailleurs de la contradiction; secondement, que nous nallions pas, en ce moment, au delà du strict nécessaire, puisque, d’après ce qui sest passé ici et dans 1 autre Chambre du parlement, tout Anglais doit être convaincu que la matière sera reprise en totalité dans la session prochaine. En troisième Heu , je désirerais qu’en faisant toutes les concessions raisonnables , nous nous missions de nouveau à l’œuvre avec coui'age, en prenant pour base de notre bill les principes sur lesquels reposait celui qui était précédemment sorti de nos mains.
» Or, autant qu’il nous est donné de le savoir, ces principes nont point été l'objet d’une attaque directe dans fautre Chambre. Il est même à observer que, lorsque le bill y fut discuté, d’après le principe seul, la seconde lecture en eut lieu a une grande majorité. Le mal le plus pressé auquel nous ayons h porter remède, est l’alarme répandue par le rejet du bill, alarme portée à un très-haut degré, s’il n’y a point d’exagération dans les rapports que nous ont faits plusieurs honorables gentlemen; mais, dans tous les cas,