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par lui dans le prem ier cabinet de l'Europe, quand elles voyaient, détruire journellement, sur tous les points du globe où s’étendait son inlhienee, sans convulsion, sans effusion de sang et par la seule force de la raison, les anciens préjugés qui, 3 >ous le nom de protection t portaient un préjudice réel aux intérêts de l étal ; faire disparaître les anciennes haines , et réconcilier le monde commercial et politique avec l'Angleterre* Pour amener ce résultat, il avait fallu trois choses: établir comme principe actif de droit public ce qui navait été jusque-là qu T uue loi de la nature, la libre réciprocité des transactions commerciales ; donner à tous , dans tous les climats, et sons toutes les modifications sociales et politiques, la jouissance des richesses de la nature et des fruits de l'industrie de l homme ; enfin, poser dans une époque peu éloignée * et pour les siècles à venir, la base d’un système tel, que les intérêts de tous les états étant confondus en un seul, toute cause de guerre, excitée entre les nations par les jalousies et les ambitions particulières de l’une devint impossible, par l’intérêt qu auraient toutes les autres à prévenir ses conséq ïences ou à réprimer ses développemens* Ce projet, dont 1 exécution, impossible pour tout autre, était devenue facile pour Canniug, depuis que, dans fintérêt de son propre pays, il s’était constitué le défenseur des intérêts de tous les autres, était déjà parvenu, à l’époque de sa mort.
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à im tel point de maturité, et la plus intime confiance clans les généreuses intentions de son auteur était déjà si profondément établie parmi les peuples de l’Europe et des Amériques, dont il avait si éloquemment défendu les droits, que chaque jour lui apportait les preuves les plus incontestables de ces sentimens, et qu'il voyait les ressorts de sa politique se simplifier par le seul empressement des peuples à s’unir à ses vues et à seconder ses efforts.
Dans cette situation respective de Canning et des peuples civilisés, et au moment où le succès de cette conspiration généreuse contre le plus odieux de tous les despotismes, celui de la médiocrité insolente, nétait plus douteux, une mort imprévue, qui renversait tant de nobles espérances données avec franchise et accueillies avec enthousiasme, est venue frapper ce grand homme presque au milieu de son triomphe. Ou peut interroger les hahîtans des régions les plus opposées de l’gurope, sur le sentiment qui a spontanément éclaté b la nouvelle de la mort de l’homme des peuples, tous feront entendre nue réponse semblable. Si les gouverctemens absolus qui ont manifesté, à la réception de cette nouvelle, une joie si imprudente, si insensée , si contraire à leurs véritables intérêts, n’ont pas, après y avoir mieux réfléchi, trouvé dans cette unanimité de douleur la plus énergique et la plus utile de toutes les leçons,
244 histoire rm ministère
non-seulement il ne faut plus s’attendre à les voir revenir à la sagesse, niais il 11 y a plus même d’espoir raisonnable à foncier sur le maintien et la stabilité de leur existence.
Quoique nous ne nous soyons proposé d’autre but, en publiant cet ouvrage, que de présenter Canning comme personnage politique, nous ne pouvons cependant garder le silence sur la noblesse de son caractère, ses vertus aimables, la solidité de ses affections, la réunion de toutes les qualités qui font le bou père de famille, le bon époux, l’ami fidèle. Commentée p'a s payer un j uste tribut d’admiration ii ses rares talons comme orateur et comme poète, h son érudition profonde, à sa parfaite connaissance des langues anciennes et modernes, qui l’eussent fait remarquer parmi les personnages les plus distingués de son pays et de son siècle, lors même que, comme homme d’état, ministre, et fondateur d’un système politique qui lui assure le respect et la reconnaissance de la postérité, une immortelle renommée 11 e serait pas déjà attachée à son nom?
11 navait jamais existé de liaison intime entre Canning et lord Byron, qui l’a si bien jugé; mais c’était un spectacle précieux pour l’observateur philosophe, que de voir ces deux hommes doués de qualités si remarquables, servant en même temps, et par des moyens divers, la noble cause de l’indépendance de la Grèce, l’un dans le cabinet britannique, où cette cause faisait tous les
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jours des progrès; Vattire , au milieu des hasards de la guerre, sur le territoire même du peuple qui combattait pour sa liberté* Tous deux ont succombé avant d avoir vu la fin de cette lutte sacrée. En perdant Canning, la Grèce a perdu dans les conseils de ^Angleterre le plus généreux , le plus puissant appui; elle u y compte plus maintenant qu’un ennemi secret, mais actif, et, qu'il soit permis d’exprimer cette crainte, des amis irrésolus»
Ce lut par Shéridan , cet illustre membre des communes, qui s’était mis en relation avec tout ce que l'Angleterre renfermait d hommes le plus distingués en politique et en littérature , que Gunning fit la connaissance de# Bnrcke , qui, malgré les inexplicables inconséquences de toute sa vie , devint bientôt son héros et son modèle, et avec lequel il eut, dans sa carrière politique, pins d'un trait de ressemblance» Comme lui, Carmin g aima la liberté, et comme lui il détesta les principes de la révolution française, qui n'en étaient cependant que la conséquence. Membre ardent de Imposition, Burcke avait dévoué sa vie au ministre Iloekiugham , qui fut son protecteur, mais sans exiger de lui quil renonçât à son indépendance parlementaire; Canoing entra dans le parlement sous les bannières de Pht, lui resta toujours fidèle, ne passa sur les bancs de l'opposition que
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lorsque ce ministre quitta le pouvoir, et ne rentra qu'avec lui dans l'administration*
Ce fut par son Essai du sublime et du beau , publié en 1758, et lorsque son auteur était déjà âgé de quarante-un ans, que le grand talent de Burcke se fit connaître; mais son talent était d’un métaphysicien et non d'un homme d'état; le talent de Canning, qui s était révélé k quinze ans par ses articles du Microcosme y se mûrit, se perfectionna, se régularisa par l'age, et réalisa encore plus d'espérances qu’il n en avait données; et, tandis que la grande réputation parlementaire de Burcke, dont le génie versatile n avait pas toujours su, dit-on , résister à la corruption ministérielle, fors même qui! paraissait la combattre avec plus dénergie, ne le conduisit qu'aux fonctions subalternes de secrétaire particulier dûn lord lieutenant d'Irlande ( lord Halifax), et d’un ministre du cabinet ( lord Rockingham ), la reuoramée de Canning l'éleva aux premiers postes de l'état* Ami passionné de la liberté dans sa patrie , mais d’une liberté spéculative, fondée sur des abstractions, Burcke s'en déclara le plus fougueux ennemi quand elle prit naissance en France, comme si la France avait fait autre chose que répondre à son appel* Les premières années de Canning offrirent les mêmes contrastes; mais toute son expérience n’était alors qu’une foi implicite dans les doctrines de Burcke, avec lequel il siégea dans le parlement de 1793
1>E G. CAUfîING.
h i 795. Il ilnit donc reconnaître que toutes les fautes des premiers pas de Garni in 12 ; eurent pour principe une admiration, souvent irrélléehie et fanatique, pour l'homme vraiment insaisissable dont il avait fait l'objet de son culte; mais la gloire de tout ce qui! fit plus tard , de bon, de sage 5 de patriotique et de grand, il 11 e la doit qu’à lui seul et ne la partage avec personne, bien qu'il naît, dans quelquesunes de ces circonstances, que développé des pensées déjà conçues, mais qu'il avait su se rendre propres, par Inapplication qu'il en avait faite. Ainsi, Canning semblait avoir hérité de Burcke une même manière de voir, sur trois grandes questions qui font constamment occupé pendant les diverses carrières qu'il a parcourues, soit comme membre de l'opposition, soit comme défenseur des intérêts ministériels, soit enfin comme ministre : la réforme parlementaire, 1 abolition de l’esclavage des noirs, et rémancipation des catholiques* Par la chaleur avec laquelle il n’a cessé de s’opposer a la première, il avait perdu tout espoird’augmen ter sa pop u la ri té; par la mesure qu’il a gardée dans la discussion de la seconde, il avait mérité l’honorable haine des partisans de 1 esclavage ; enfin , par sa constance à soutenir la troisième, il avait sacriilé Foirjfetdeson ambition la plus ardente, la plus réfléchie, et qu il avait constamment en vue, celle d’être élu représentant de l’université d’Oxford aux com-
mimes, U fondait son opposi tion à la réforme sur les dangers j attestés par l’histoire, de la pure démocratie ; sur l'inutilité de cette forme de gouvernement, dans les cas oli la puissance du peuple ne serait pas immédiatement déposée dans les mains de ses représentons, dont l'existence dépend de lui seul, et dont les intérêts sont identifiés avec les siens; enlin, sur l 3 inôompaü- Lilité de ce système avec le génie, le conseil héréditaire et le principe monarchique de la constitution. J1 considérait cette réforme comme une innovation dangereuse^ et pensait avec Burcke que c'était au parlement à former fopini on du peuple et non pas h la recevoir de lui, 11 est probable que, dans les derniers temps de sa vie, Canniug avait singulièrement modifié cette opinion, et que 1 insolence avec laquelle quelques pairs, parlant au nom d’une faction 1 , setaient conduits à l’égard du rot dans le mois d’avril précédent, et Je mépris que ces pairs avaient montré pour la prérogative royale dans le choix de ses ministres, lui avaient fait reconnaître, dans 1 organisa lion actuelle du pouvoir de la Chambre des pairs, des dangers d’une tout autre nature et bien autrement imminens pour le peuple et pour le trône que certaines modifications qui seraient apportées au mode actuel
1 Les dues de Ru$knd et de Kewcasde, le marquis de Londüiiderry, etc., etc*
il élection à la chambre des communes, dont , au reste, personne ne reconnaissait mieux, les i néon v miens que Gaiming. G eLait donc par la crainte d’un mal plus grand, qu’il repoussait seulement la réforme ; et il est trèsvraisemblable que, du moment où il aurait reconnu que le véritable danger venait d ailleurs, il se serait rapproché (.le plus en plus de 1 ancienne opposition pour détruire le puissant mobile de corruption qui agit en Angleterre d une manière si immédiate et si scandaleuse sur les élections parlementaires, et dont tes, véritables hommes détat de ce pays avouent tout à lu fois la honte et le danger pour la liberté. Certes, il y a loin de cette réforme salutaire, appelée, de tous les points de la Grande-Bretagne, par les bons esprits, à la réforme radicale que provoquent quelques enthousiastes, dont on ne doit pas soupçonner la bonne foi, mais dont les doctrines, mises un seul moment en pratique, livreraient l’Angleterre aux plus affreux bouleversemens, porteraient une mortelle atteinte à sou crédit, et rendraient peut-être impossible la liberté quelles auraient eu pour but d’établir.
Ün autre danger, provenant de l’in fluence efirayante et progressive des intérêts aristocratiques et territoriaux dans Ja Chambre des pairs, avait frappé Garni ing, Il avait vu les mesures les plus sages et les plus utiles au peuple,
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dans la question îles céréales, repoussées presque sans examen dans cette Chambre par l’esprit de faction ; l’action la plus salutaire du gouvernement était ainsi suspendue et entravée dans îles circonstances où les besoins de la nation exigeaient surtout que celle action «éprouvât ni obstacle, ni retard , et où l’irritation publique, qui se manifestait déjà par les symptômes les plus iuquiélans, pouvait produire mie explosion funeste , non-seulement pour ceux dont la coupable résistance l’aurait provoquée, mais encore pour la constitution même du pays. Cet abus, d’un immense pouvoir dans le premier corps de l'état, auquel il paraissait impossible d’apporter aucun remède sans l’exposer à une convulsion dont les suites seraient incalculables, était devenu, depuis quelque temps, l’objet des plus profondes méditations de Canning.
À cette époque la question de la reforme parlementaire n’était pour Canning qu une alternative entre la république et ta monarchie, et ne lui paraissait pouvoir être décidée affirmativement que par cette force populaire qui brise le frein des lois, foule aux pieds les antiques institutions que la génération présente a reçu de ses aïeux, auxquelles elle est attachée parles liens moraux et religieux non moins que par ses mœurs, et quelle doit transmettre à son tour aux générations qui lui succéderont, ces institutions étant la propriété des races qui n’exis-
G* C A N N I Pî G.
tent pas encore, et ne pouvant être détruites ni par les représentai du peuple ni par le peuple lui-même, qui iVen a que l'usufruit. D'après ces principes, et en considérant Tétât actuel de la constitution britannique, Canning, qui regardait cette constitution, toute imparfaite quelle est, comme ce que les hommes «avaient encore fait de mieux, s’était constamment opposé k tout projet de réforme, et ne voyait dans toute proposition tendant à donner une plus grande latitude au pouvoir populaire, qu une tentative aussi absurde et aussi insensée que le serait celle de <* vouloir construire, disait-il, un temple grec avec de vieilles briques et des décombres. »
L’opinion de Canning, ainsi quon a pu s en convaincre par ses discours, était aussi fortement prononcée pour l'abolition de l'esclavage des noirs,, qu’elle était prévoyante et mesurée dans le choix des moyens à employer pour le détruire, et l’importance de ne rien précipiter dans 1 emploi de ces moyens, il regardait cet esclavage comme un grand mal en lui-même, eu opposition avec les plus nobles sentimens de la nature, incompatible avec les principes de la constitution , mais légitimé en quelque sorte par plusieurs siècles d’existence, consacrêpar la législation , sous la foi de laquelle les acquéreurs avaient contracté , et qui, d'ailleurs, rendait la condition du nègre prisonnier moins cruelle quelle ne le serait dans son propre pays. Convaincu qu il la!-
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lait arriver h l'abolition de la traite, niais ny arriver qu avec de grandes précautions et graduellement, Canning avait pensé qu’il ne convenait ni de donner aux noirs, par une résolution subite et imprévue, le pouvoir de se nuire à euxmêmes; ni priver les colons d'une propriété acquise sous la garantie légale, pour complaire à quelques esprits systématiques ou k quelques jalousies commerciales; ni enfin priver la mèrepatrie des services et des secours qu’elle recevait de ses colonies. Ces points de vue sont les seuls d'après lesquels Canning a constamment envisagé cette importante question dans le cabinet et dans le parlement : il serait injuste et absurde de lui en attribuer d'autres.
L opinion de Canning n était pas moins fortement arrêtée sur la condition présente des catholiques romains dans le royaume uni; il avait reconnu de bonne heure combien cette condition est en opposition directe avec l’esprit de liberté sur lequel est fondée la constitution britannique 7 et cette opinion ueprouva jamais de sa part la moindre modification, bien que, comme ministre, ii ait dû s’exprimer sur ce point avec beaucoup plus de réserve que comme membre de la chambre des communes. Exclure les catholiques de la protection dont les institutions constitutionnelles du pays couvrent tous les sujets britanniques, seulement h raison de leurs opinions religieuses, était, dans l'opinion de Canning,
DE G. G ARH ING. 253
les sacrifier aux principes d’un protestantisme rigide et de la révolution de 1G88 ; les exclure de cfittc protection pour les Tuutes ou les crimes de leurs ancêtres,était une révoltante injustice; les en exclure lorsque leurs droits avaient été longuement débattus dans les Chambres et hors des Chambres , que l’opinion en leur faveur avait fait d’immenses progrès, et que l’administration, en secondant les elforts de leurs défenseurs, leur avait permis de concevoir l’espérance d’un meilleur avenir, était un acte à la fois injuste, impolitique, et dont les conséquences pourraient devenir funestes au prince, à son gouvernement et au pays.
Lopinion de Cauuiiig n'a jamais été modifiée sur ces trois grandes questions du droit public anglais. Nous avons cru devoir les résumer ici avec pins de détail, indépendamment de ce qu on a déjà vu dans les discussions de la Chambre des Communes, a fi u de les opposer, une dernière fois, au.reproche de versatilité si souvent allégué contre cet homme d’état. Il ne s’agirait que de se bien entendre sur le sens véritable qu’il faut attacher à ce mot, pour être bien tôt d’accord.Trop sou vent jugé jusqu’ici, dans son propre pays et à l’étranger, par des intérêts et par des passions, ou sur des souvenirs, d'après ce qu’il a dit et lait comme ministre, et lorsqu’il agissait sous la responsabilité de ses collègues.
Canning a dû l’être, et Fa été en effet, avec sévérité, sur les premières époques de sa vie, où iï n'apparaissait dans la carrière politique que comme un jeune ambitieux voué au pouvoir. Quoi qu'il en soit, ce serait une question fort délicate à décider, que celle de savoir quel est fins tant précis où un homme d’état, obligé de suivre, quand il n’a pas la force matérielle nécessaire pour lui résister, Y impulsion des événeniens qui, d’un an , d’un mois, d’un jour à Y autre, peuvent, en changeant entièrement de face, exiger de sa part de nouvelles combinaisons, est contraint de modifier ses principes et ses actes selon la marche nouvelle de ces évéuemens, et peut être accusé de çcrsatilité pour avoir cédé a cette nécessité 1 , qui, du reste, ne saurait, dans aucun cas, être justifiée par une abjuration complète des principes qu il aurait proièssés toute sa vie. 11 serait aisé de prouver que peu d'hommes d’état en Angleterre ont suivi une ligne plus fixe que Canning dans les grandes questions d’intérêt national; il est vrai que l'intérêt national lui-même est considéré sous tant d’aspects ditlcrens, selon le parti politique auquel on appartient, qu’a proportion quon s’éloigne davantage des doctrines de scs adversaires, on paraît presque toujours, aux yeux de ce parti, se rapprocher davantage
1 Spesso è costanza il variai* pensiera.
Métastasé.
DE G. Q A N N IMG*
île cet intérêt* Bien que Camiing en eût | expérience * et qdü sût très-bien qu’en Angleterre surtout tout homme qui nest pas favorisé des dons de la fortune et d’un patronage puissant doit renoncer à atteindre les hautes sommités politiques, s’il nest enrôle sous lea bannières d'un parti qui le produit, fëlève et le soutient, il eut néanmoins rarement recours h cette ressource. Jeté, par une ambition dont on ne saurait ni condamner tout-à-fait ni tout-à-fait absoudre les motifs, dans les intérêts du pouvoir, et après avoir suivi dans leur disgrâce ses premiers protecteurs avec lesquels il favait partagé, il y était rentré avec des collègues qui rendirent ce pouvoir odieux par des actes auxquels il attacha son nom et sa responsabilité; et ce fut après leur mort, et devenu indépendant par son génie de ses collègues qui , dans dautres4n tentions, l’avaient appelé à siéger avec eux, q u a y a n t senti i e 1 jes o i n il e réeo n q u ér i r 1 opinion et de justifier aux yeux de l’Europe plusieurs de sesantëcédens, il prit enfin la généré use résolution quia fait de lui l’un des ministres les plus grands et les plus populaires de la Grande- Bretagne*
Quoiqu’il n apportât aucune prétention dans lu société, Camiing ny perdait rien de sa supériorité habituelle, U sut se tenir à une distance égale de tous les excès* Sa mise était simple, mais du meilleur goût* Grand, bien fait, il avait etc
un très-bel homme dans sa jeunesse, mais, dans les derniers temps, les années, les inquiétudes, i ambition avaient sillonné ses traits de profondes traces. Le génie et la fermeté étaient empreints sur sa physionomie, où dominait un caractère de douceur et de bienveillance. Il lut chauve de bonne heure. Son front était large et élevé; son œil réfléchi, mais plein de feu. Les plus douces affections et une grande force intellectuelle se faisaient remarquer dans toute sa personne. Sa démarche était ferme et dégagée de toute contrainte; il paraissait plus réservé que communicatif; sa parole était brève, sa voix forte, mais nette et harmonieuse. Sa tête était dune beauté remarquable ; sa tournure élégante sans affectation; toutes ses manières gracieuses et prévenantes; mais c’était surtout lorsqu’il parlait que sa supériorité devenait plus incontestable. Il avait un grand bonheur d’expression, et une grâce de langage a laquelle ou ne pouvait résister. Dans sa vie privée, personne n’avait moins d’ostentation, de vanité et de présomption ; les plus humbles individus avaient un accès facile auprès de lui. Il aimait la simplicité , et se montrait affable pour tous ceux qui l'entouraient. Généreux sans prodigalité, il était économe sans avarice. Ses organes étaient d’une excessive délicatesse; aussi, lorsque ses sentimens ou scs affections étaient blessés, il éprouvait une vive irritation, compagne ordinaire du génie; mais jamais, dans ses
de g. càürimrÿ* 257
relations sociales ordinaires, il ne fit entendre a qui que ce soit la moindre parole dure ou désobligeante* Comme chef de famille, sa conduite fut exemplaire sous tous les rapports* On la accusé d’avoir été ambitieux, comme si une haute et honorable ambition était un crime, ou plutôt, comme si cette sorte d'ambition, qui lui était commune avec les plus nobles génies qui ont honoré l'espèce humaine, n’était pas le mobile de toutes les. vertus. Son éloquence, qui était d'un ordre élevé et en rapport avec son imagination poétique, fut presque toujours exempte de déclamations passionnées, et ne se dégrada jamais jusqu a recourir h ces ressources delà médiocrité , qu'on retrouve néanmoins si fréquemment dans les discours des orateurs anglais , même de premier ordre* Le langage de Canning était quelquefois étudié, mais toujours clair; son débit naturel et mâle. Il lui arrivait quelquefois, mais rarement, de cesser d'être maître de lui, et ce qu'on croyait lui être échappé dans la chaleur de l'improvisation, était presque toujours L effet d’un calcul long-temps médité. Son style, habituellement pur, produisait une impression profonde sur ceux qui 1 écoutaient* Sa dialectique n était jamais embarrassée* 11 possédait éminemment une qiialité qui contribuait beaucoup à le rendre agréable à une assemblée anglaise : c'était une tournure d’esprit toute particulière à son genre d'éloquence, et avec laquelle il fixait d’une ma-
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nière admirable l’attention de ses auditeurs et tournait eu ridicule ses adversaires. Il était, dans ses discours, prodigue défigurés de rhétorique, mais il les appliquait heureusement et k propos. Quoique sa diction fût élégante, elle nemanquait néanmoins ni de véhémence ni de vigueur. L’impassibilité et la sérénité de son regard, pendant les discussions les plus animées, commandaient tellement le respect et donnaient un si grand poids h ses paroles, qu’on ne pouvait se déïéndre de l’idée d’une force innée en lui, ou du calme du rocher, inéb anlable au milieu de la tempête et autour duquel viennent se briser lesüo'ts. Ceux qui font vu, une seule fois, dans les débats parlementaires, conserveront un éternel souvenir de cette attitude calme et majestueuse qui attestait sa confiance dans la supériorité de ses ressources. L'opposition la trimait et doublait ses forces; ses yeux jetaient alors des éclairs. La conviction qu'il avait du sentiment de ses devoirs et de la haute responsabilité de sa situation, répandaient sur ses traits un calme inaltérable. Dans ccs grandes discussions poli tiqué# qui se renouvelèrent souven t dans lea dernières années de sou ministère, tous les regards fixés sur lui attendaient sa réplique avec une impatience qui n’osait toutefois se manifester par aucun signe extérieur. Le silence profond qui régnait alors dans rassemblée ressemblait en quelquesorteà celui qui précède les convulsions de la nature. CTest sur-
tout dans les quatre derniers mois de la vie de Cauning, que son humeur, autrefois égale, enjouée, bienveillante, devint inquiète, soucieuse, mélancolique et sombre. Les affections pénibles dont F obsédait sans cesse une persécution aussi odieuse dans son but que lâche dans ses attaques, agissaient avec une funeste efficacité sur sou caractère naturellement franc, ouvert, généreux, et qui ne pouvait comprendre que des moyens aussi vils, et auxquels il se sentait lui-même si peu capable d’avoir recours, lussent employés contre lui. Ges causes, jointes è la continuité d’un travail auquel ses forces physiques ne pouvaient suffire, et qui, dans les derniers mois, s'étendait à toutes les brandies de fadministration et particulièrement aux finances, influaient d'une manière sensible sur sa santé. Ainsi s éteignait et se décomposait peu a pou ce puissant génies sans qu’il eût en lui le senti mont do sa destruction, tant son courage moral soutenait en lui les forces défaillantes de !a nature.
Des personnes auxquelles il serait difficile de ne pas supposer des motifs d’intérêt personnel, ont dit queCanningavait «souvent regretté de s être abandonné sans réserve , *dans quelques circonstances, aux mouvemeos de son éloquence et aux senti mens dont il était affecté » : il est possible qu’il s y soit abandonné m effet; mais il faut révoquer en doute les regrets qu on lui suppose; au contraire, tel ministre étranger pourrait
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HISTOIKJS »u (IIf(I9TÈElK
attester avoir entendu de la bouche même de Garni in g, dans le cabinet de Downiug-Street, les mêmes paroles qu’on lui a reproché d’avoir laissé échapper quelques jours après, dans la Chambre des communes, sur des questions qu il était d’autaut moins dans sa volonté de soustraire à la connaissance du public, quil nignorait pas combien ceux avec lesquels il traitait, avaient de raisons de désirer quq quelques-unes de ces transactions restassent toujours couvertes du plus profond secret. Les formes de cette diplomatie, nouvelles sans doute, en ce qu’il navait pas été d’usage, avant Cauuing, de mettre les peuples dans la confidence complète de leurs affaires, ont dû paraître un peu Apres au diplomate auquel nous faisons allusion ; mais elles avaient le grand avantage de déconcerter les intrigues dont te mystère fait souvent tout le danger,et qui, mises au grand jour de la publicité, ne seraient presque jamais que ridicules, par la petitesse des moyens et des personnages mis en jeu pour les faire réussir.
Deux révolutions ministérielles viennent de s’opérer simultanément et en sens tout-a-fait contraires dans les deux états de 1 Europe qui influent le plus puissamment sur les destinées du monde , l’Angleterre et la France. Dans l’étal actuel des besoins, des lumières et du sentiment des deux pays, les nouveaux ministères
b e g * cAftNiïrc.
qui viennent d'être formés, ne peuvent évidemment être que provisoires, en ce qu'ils ne répondent point aux espérances des deux nations, se composant delémens hétérogènes qui n ! ÿ ont Réintroduits que par lmi possibilité d'arriver de premier abord a une organisation compacte, et la nécessité déménager l'opinion publique; la dissolution de ces deux ministères sera donc inévitable, du moment ou ils se rencontreront sur le terrain des questions qui divisent leurs membres* Cette différence, néanmoins, doit être remarquée entre les ministères Français et Britannique, que le premier, bien qu'il ait encore très-imparfaitement répondu a l’attente nationale, était appelé pour remplacer une des plus odieuses administrations par lesquelles la France ait jamais été tourmentée : tandis que le second, avant, en quelque sorte, emporté d assaut le pouvoir que le monarque s'était refusé à lui rendre, en avril 1827 (époque à laquelle Canning lut nommé premier ministre }, est en opposition ouverte avec le vœu national de l'Angleterre par le seul nom de son chef, ennemi déclaré des libert& publiques.
Ces libertés ne sont point menacées en France par l'existence d'une administration qui n a point encore de racines dans fopinion, et qui, modifiée par la seule force des événemenset nommée sous 1 inflifeuce de l'esprit qui a présidé aux élections mais non par celte influence, n offre, il
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est vrai, aucune garantie dans la forme de son organisation et dans les noms de ceux qui la composent, mais ne donne lieu h aucun sujet fondé d’alarme. Formée à Tépoque de la réunion des Chambres, dont la grande majorité est animée de sentimeus constitutionnels, cette administration ne peut gouverner autrement que par la légalité; et dans le cas on, entraînés parle funeste génie qui a égaré leurs prédécesseurs et causé tant de maux à la France, tes nouveaux ministres se laisseraient conduire par lui, leur chute serait inévitable, prochaine et peut-être violente, car il est douteux que la France, dont les forces, aujourd'hui bien connues, sont en présence de la faction qui fa opprimée, accordât aux continuateurs du système quelle vient de renverser, la tranquille et honorable retraite dont jouissent les ministres déchus, et qui, il faut bien le dire, est pour ellemême et pour l'Europe un sujet de douleur et de scandale.
Quoique rassurés sur te ministère,que Tintérêt de sa conservation maintiendra dans les voies légales, nous craignons les audacieux conseils et les perfides menées de la faction apostolique française qui, mon trant pour la religion ce zèle fervent auquel nos ancêtres durent la Saint-Barthëlemi, est falliée intime de ce clergé anglican dont il faut bien se garder de confondre fesprit avec celui du véritable protestantisme, et qui se montre tout à la fois l'ennemi ardent des catholiques d’Irlande
DE Cri CAMWIWGp
qui revendiquent leurs droits politiques arrachés par la violence, et des Grecs qui combattent pour se soustraire au glaive musulman , établir leur liberté, et rentrer dans la civilisation.
Les dangers qui menacent encore la France viennent de ce côté,et,on ne peut se faire illusion, ils ont d'autant plus de réalité et d imminence, que Vin fluence de Vaurien président du conseil est encore toute-puissante à la cour; que ses avis sont écoutés, suivis, demandés; que , divisé avec la faction apostolique lorsqu'il gouvernait le ministère, sur quelques points relatifs au pouvoir séculier que celle-ci voulait envahir, il est maintenant d'accord sur tous avec elle, parce que, les points de contact ayant cessé detre immédiats, tous deux éprouvent aujourd’hui Je besoin de se prêter un appui mutuel, la faction pour conserver et augmenter son influence, lex-ministre pour reconquérir le pouvoir,
L avenir de la France est donc encore environne de ténèbres, mais pas assez obscures, néanmoins, 4 pour qu il n’y pénètre pas un rayon de lumière qui serve de guide. Ce rayon, eest la Chambre des députés, dont la réunion inattendue , après six ans d un despotisme abject et dégradant, est, par le hasard le plus extraordinaire et le plus inouï, 1 œuvre du vertige dont il semble que la Providence a voulu frapper ce despotisme , et le seul bienfait que la b rance ait reçu de lui.
CT est après avoir torturé long-temps et par tous les moyens pris dans la législation, l'administration et la police, le droit électoral, propriété sacrée de tous les Français; eest après avoir livré les choix de la nation h J arbitrairé le plus révoltant, et h la plus dégoûtante corruption ; c est après avoir trois ibis et selon le caprice de la faction dominante, changé le texte et dénaturé l’esprit de la Charte; c’est a force d’intrigues , de déceptions, de combinaisons pour se maintenir an pouvoir, que des ministres aussi incapables que pervers , ont enfin, contre leur propre vœu et malgré toutes leurs prévisions et tous leurs efforts, réussi h composer une Chambre, tellement nationale dans sa majorité, qu’ils ont dû abandonner précipitamment le pouvoir, avant quelle fût rassemblée, et aller se perdre dans la Chambre des pairs, où ils ne se seraient pas même crus en sûreté s’ils n avaient eu la précaution de s’y faire précéder par le bataillon des soixante-seize qui devait leur servir d’escorte.
Le but de cette nomination était évident ; par elle on espérait briser la majorité de la Chambre héréditaire, arrêter les généreuses résolutions de 3 a Chambre élective , embarrasser la marche du gouvernement constitutionnel, et donner un appui assez fort aux sentimens secrets du roi, dont ou n ignorait pas que les affections personnelles étaient froissées, pour décider ce prince à n éloigner jamais de ses conseils, celui que les amis
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du premier ministre nommaient Phomme, nécessaire,
C est dans cet état que se présente la France ; mais ce qui ne paraît pas avoir assez trappe ceux qui prennent de sérieuses alarmes de cette position, eest la puissante opinion nationale qui, bien qii enchaînée encore dans ce pays par les évêquesj les généraux commandans les divisions et les départemens , les préfets, les curés et les employés supérieurs des administrations, tous ministériels sous peine de destitution, s'est manifestée en un instant pur ses choix, sur tous les points de ce pays qui sont le plus rapprochés du centre delà civilisation, et se manifestera plus tard sur les autres. Admirable et surprenant spectacle, dans un royaume de trente millions dhahitans, où cent mille individus seulement, payant 300 francs de contribution, avaient été d’abord juges dignes d’exercer des droits civils, et où l'opinion de ces cent mille électeurs ayant bientôt paru redoutable & une aristocratie médiocre et jalouse, avait été promptement neutralisée par la création des grands collèges dont la Charte ne parle nulle part, et dans lesquels les démolisseurs de cette Charte avaient décidé quon ne serait admis qu'eu payant mille lrancs, ce qui équivalait a l'entière destruction de l'élément démocratique dans la Chambre élective. Cette première inconstitutionnalité suivie de la loi de septennaliié, en opposition littérale avec
l'article 37 de la Charte, qui porte que la Chambre sera renouvelée tous les ans par cinquième, acheva d'anéantir le principe populaire dans cette Chambre, déjJi fort aristocratique de sa nature, en ce que cent mille électeurs, réduits à soixantetreize mille aux élections de 1827,y représentent seuls une population de 30 millions d'hommes, ce qui nétablit ainsi aucune proportion entre les électeurs et la population* Aussi n est-il pas hors de propos de rappeler que lorsque la Charte parut, tous les bons esprits reconnurent fin fluence anti-nationale qui avait dicté cet article* La faculté élective aurait du être assurée à quiconque payait une contribution annuelle de cinquante francs ; mais, dès-lors, la véritable opinion de la France était ce qu on redoutait le plus de connaître !
Ainsi se trouvèrent altérés, dès les premiers instanB de l'existence de la Charte, et furent, bientôt après,, détruits dans leurs pi us importa ntes dispositions , Fesprit et la lettre de cette loi fondamentale de ÏEtat* L'heureux essai de ces premières violations, ! le silence désapprobatif dans lequel elles avaient été reçues parla nation, et que la faction feignit de prendre pour un assentiment formel, encouragèrent è en tenter de nouvelles, et Ton se rappelle cette suite de lois anti-nationales qui furent successivement proposées par la Chambre des députés, et adoptées,mais non pas sans de fortes restrictions qui en modifiaient l'effet, par
les pairs. Il n en fallut pas davantage pour faire concevoir dès - lors le projet de briser une majorité que le ministère avait perdu l'espoir de corrompre. On connut ce projet, et Ton s’en indigna dans toute la France; néanmoins ce plan, conçu depuis deux ans, comme dernière ressource d’un ministère qui sentait bien que le temps ri était pas éloigné où il ne pourrait échapper a Iindignation universelle, a été mis à exécution par la nomination, prevue depuis long-temps, mais inattendue k l'instant où elle a été effectuée, de soixant-seize nouveaux individus à la Chambre héréditaire, à la tête desquels sont placés les trois ministres qui venaient d’être écartés du pouvoir, mais non de la confiance du monarque. Ce fait a été évidemment constaté par les honneurs sans mesure qui ont accompagné dans leur retraite des hommes réprouvés par la France; et cette nouvelle preuve du mépris des conseillers du trône pour lopinion publique a achevé d’exaspérer les esprits. Tout pouvait néanmoins se réparer enéore par la formation d'un ministère national ; mais tel est le vertige qui aveugle ces conseillers f qulls ont mieux aimé se rejeter dans des difficultés dont on a pu apprécier i importance par les embarras qu’ils ont éprouvés à former une administration dont la plupart des membres ne répondent aux espérances de la nation, ni par de grands taleos, ui par une réputation déjà acquise d’uu sin-
cère attachement aux libertés publiques, que de rentrer franchement dans les voies constitutionnelles, Ccst ainsi, quaprès avoir altéré la Charte dans son principe, et avoir été conduits par une nécessité inévitable à la violer ensuite dans toutes ses conséquences, les ministres de la septennalité ont, de faute en faute, amené la France à le ta t oîi la trouvée la Chambre de i 828.
A cet aperçu rapide, niais exact, de la position du nouveau ministère français, joignons maintenant quelques observations sur le nouveau ministère britannique. L’inliuence réciproque de l'Angleterre sur la France et de la France sur F Angleterre, est trop évidente en effet sous le rapport du maintien de la paix intérieure des deux pays et de leur bonne intelligence; elle est, dans les conjonctures présentes, un événement trop important et qui se lie par trop de considérations a la politiquocoot mentale, pour que, dans la situation où se trouvent placés les ministères des deux pays à l'égard de leurs populations, on ne reconnaisse pas que les révolutions qui agitent leurs cabinets, touchent d’une manière plus on moins directe au présent et h 1 avenir de l’Europe. Sous ce rapport, le changement de la politique britannique, peut être plus encore que le changement de la politique française, serait le plus grand événement de l'époque; ces deux mouvemens, arrivant ensemble à la suite du ministère rie George Canniug, amèneraient trop de combinai-