‹ Histoire du mobilierChapitre 36 sur 77 · TENTURES, CUIRS · texte numérisé non relu

TENTURES, CUIRS

roi lui-même, il s’agit, ainsi que le montre le Livre-journal de Duvaux , publié par M. Courajod, de papier des Indes et de la Chine, et non des papiers peints encore imparfaits sortis des fabriques françaises.

Arrêtons donc cette rapide esquisse, introduite ici pour ne pas laisser une lacune dans l’histoire du mobilier, et revenons au cuir, appliqué particulièrement aux meubles.

L’usage de celui-ci doit remonter très-loin surtout pour les sièges pliants; nous en avons vu d’origine italienne et des premières années du seizième siècle, où une bande de dossier, rattachée aux deux bras par des clous historiés, portait en relief gaufré des armoiries élégamment exprimées. En France et dans les Etats voisins, l’emploi du cuir gaufré devient fréquent au dix-septième siècle; au musée de Cluny on peut voir une jolie chaise de travail espagnol ornée aux petits fers ; puis des fauteuils et des chaises provenant de la collection Verhelst de Gand, où l’on voit de riches ornements et le monogramme du Christ ; une des chaises est datée de 1672. Dans ces spécimens, comme dans beaucoup d’autres des époques Louis XIII et Louis XIV que nous avons rencontrés dans les collections, la décoration se borne aux reliefs, sans rehauts d’or ou de couleur ; on en peut conclure que les cuirs de Cordoue étaient uniquement appliqués à la tenture.

Nous retrouverons plus loin, d’ailleurs, le cuir travaillé en objets d’art tels que coffrets, étuis, flasques, etc.

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