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I.aquc noir à dessin d’or en relie!'; travail ancien

souvent des laques vert et chamois, simple variété de couleur à placer à la suite de celui dont il vient d’ètre question.

Laque rouge. 11 paraît essentiellement japonais, elles petites pièces qu’on rencontre sont presque toujours d’une couleur ardente et pure et d’uu décor très-soigné. Ce sont des petites coupes précieuses dans le mobilier où leur note puissante appelle la lumière et la gaieté. Le laque rouge était connu dans l’ancienne curiosité, et il paraît même qu’on cherchait à Limiter, puisque les catalogues ne manquent pas de le désigner ainsi : vrai lacq rouge, en ajoutant ancien ou ordinaire, ce qui implique, sinon deux provenances, deux variétés.

Le rouge mis grossièrement au pinceau sur un bois mal travaillé

forme souvent la doublure des laques de Siam et de la Perse. Dans ce dernier pays, un laque rouge peu abondant et granuleux a été orné de belles arabesques et de bouquets en or et brun noirâtre; nous l’avons trouvé ainsi au revers de beaux écrans en laque noir burgauté.

Laque xyloïde. C’est une espèce japonaise imitant les veines d’un bois fréquemment employé dans les petits meubles et la tabletterie fine du pays. On trouve l’espèce en bordures encadrant les panneaux du laque noir ou bien en petites boîtes ayant la forme d’un baril dont les extrémités portent la figure des trois puissances.

Laque burgauté. On donne, en curiosité, le nom de burgau à la nacre de perle, parce qu’avant l’époque où la navigation nous apporta les haliotides et les pinladines de l’Inde et de l’Amérique, une coquille appelée burgau fournissait aux arts la matière orientée dont ils faisaient emploi. Le terme a survécu à la modification des choses.

Presque toutes les nations de l’extrême Orient ont appliqué la nacre sur le vernis noir ; la manière de l’associer au travail, le style des décors peuvent seuls faire distinguer la nationalité, Au Japon, le burgau relève souvent les plus fins laques noirs; il est alors posé avec une discrétion extrême, traçant des liges de bambou, ou couronnant de fleurs microscopiques sculptées en relief des bouquets d’or brillant.

Une variété toute spéciale est le laque burgauté sur porcelaine, où les Japonais déploient une patience et un talent extraordinaires. La perfection et le rendu de ces mosaïques chatoyantes, ressortant sur un beau fond noir, sont un objet de juste admiration.

En Chine et dans l’Annam, des mosaïques analogues s’exécutent sur bois, mais avec bien moins de finesse et un moindre sentiment du dessin ; les Chinois relèvent l’effet de leur travail en coloriant en dessous de nuances vives les lamelles de nacre. On attribue généralement à la Cochinchine les pièces où les médaillons principaux sont encadrés dans de larges bordures ou des fonds partiels cailloutés en burgau, c’est-à-dire composés de morceaux irréguliers juxtaposés dans le vernis noir. Il existe pourtant des cabinets d’origine japonaise où l’on trouve ce travail ; mais le caillouté y est beaucoup plus fin et plus serré : ce n’est presque plus qu’une pluie de burgau.

Les burgautés indiens et persans se distinguent surtout par le costume

Laque rouge de l’Inde. (Ancienne collection de M. Jules Boilly.)

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des personnages ; pour le reste, ils ont bien des caractères communs ; les bordures sont d’une riche composition où courent des inscriptions élégantes ; le fond, couvert de rameaux fleuris, serrés comme les arbres d’une forêt vierge, laisse voir, là des personnages armés et montés sur des éléphants, se livrant au plaisir de la chasse, ici des hommes et des femmes accroupis buvant la liqueur proscrite ou jouant de divers instruments. Ceci orne plus particulièrement des coffres de mariage de fabrication persane. Les figures sont simplement découpées en silhouette dans la nacre ; mais la masse est si juste qu’on retrouve parfaitement le mouvement, et les scènes ont de loin une animation singulière.

Laque ciselé. Cette espèce est d’origine japonaise incontestable, bien qu’elle soit plus généralement connue par les objets chinois désignés ici sous le nom de laque de Pékin, là-bas sous celui de laque de Ti-tcheou (province de Chan-toung), et qu’elle se fabrique positivement dans le département de Houang-tcheou, province de Hou-pé. Voici la composition du laque chinois de Ti-tcheou : la pâte est formée de filasse fine d’urtica nivea, de papier de bambou, de chaux de coquilles et d’autres matières, le tout bien battu, bien lié avec de l’huile de camélia ou de dryandra et coloré par le vermillon. Cette pâte est appliquée sur bois et acquiert une grande dureté; on la découpe et on la sculpte avec délicatesse ; quant à la vernissure, elle est l’objet d’un travail particulier tenu secret. Le laque ciselé est, le plus souvent, d’une couleur rouge rappelant la cire à cacheter foncée. Pâle, on le suppose moderne et on l’estime moins.

Le laque ciselé du Japon est plus foncé encore que le plus ardent et le plus ancien produit chinois ; un autre caractère c’est que les détails de l’ornementation sont plus grands et que la vernissure est bien plus parfaite. Il y a des laques ciselés du Japon sur pâte noire et brune. Quelques meubles étagères d’une très-haute époque ont leurs tablettes en laque usé noir peint de fleurs et fruits en couleur.

L’antériorité de la fabrication japonaise est parfaitement admise en Chine ; aujourd’hui encore les artistes qui veulent se consacrer à ce genre de ciselure vont apprendre ou se perfectionner au Japon.

Salvocat. Existe-t-il une sorte d’intermédiaire entre le laque ciselé et les autres espèces? Le salvocat serait-il cette espèce, ou son nom n’indiquerait-il qu’une variété de couleur? Nous avons rencontré,

dénommés ainsi, des ouvrages d’une teinte fauve, à fonds formés de mosaïques ou de bâtons rompus sur lesquels ressortaient, en relief plus aecusé, des fleurs, des oiseaux et surtout des inscriptions trèscorrectement écrites. En examinant le travail avec soin, on remarque que les angles de la ciselure ont moins de netteté, que les contours des objets sont moins purs que dans le laque de Ti-tcheou ; il semble plutôt voir un moulage fait dans un creux qu’une sculpture refouillée à l’outil. A la Haye, il existe une boîte « dont l’extérieur est de salvocat et l’intérieur de noir. » Le salvocat paraît d’origine japonaise.

Laque de Coromandel. Voici encore un nom que tout le monde répète en l’appliquant à un produit connu, et pourtant ce nom est erroné. La côte de Coromandel est depuis longtemps l’entrepôt principal des marchandises orientales; mais la fabrication y est nulle, ou bornée aux objets de consommation locale. Il y aurait donc avantage à remplacer le nom courant par celui de laque champ levé qui ne préjugerait rien quant à la provenance aujourd’hui incertaine.

En général, le travail, peu fini, s’applique sur une tabletterie commune; l’intérieur des pièces, sommairement couvert d’une peinture rouge, laisse apercevoir les stries du bois et les inégalités du rabottage. Quant à la surface, elle offre un dessin net formé par des cloisons saillantes dans lesquelles s’insère une couleur peu épaisse sous laquelle on retrouve la trace des coups de gouge qui ont creusé les cavités; l’espace compris entre les dessins, ou le fond, généralement noir, est aussi très-parcimonieusement verni.

Les sujets, tantôt chinois, tantôt japonais, révèlent assez un atelier intermédiaire entre les deux empires et travaillant pour chacun. Une magnifique armoire appartenant au cabinet des médailles porte des scènes hiératiques exécutées dans le style et avec les couleurs des vieilles porcelaines chinoises de famille verte ; des paravents nous ont offert des Japonaises au splendide costume se promenant parmi les Heurs d’un parc coupé par des eaux, et passant des ponts pour se rendre à la maison ouverte et garnie de stores retenus par des ganses à longs glands. Plus souvent encore ce sont des bouquets entourant le fong lioang sacré et montrant les chrysanthèmes el les pivoines dans tout l’éclat de leur blancheur ou du rose pur et dégradé de leurs pétales.

En présence de ces choses connues, on pense involontairement à l’Annam ; pourtant les voyageurs nous disent que la Cochinchine

Laque burgauté de l’Inde. (Ancienne collection de M. Jules Boilly.)

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envoie en présent à l’empereur de la Chine des laques dignes de rivaliser, par leur finesse, avec les ouvrages courants du Japon. Nous avons vu dans les expositions récentes les vernis de Siam, et, malgré leur grand style, nous n’y avons découvert aucune analogie avec les laques cliamplevés. Attendons, dès lors, que des faits nouveaux éclairent la question.

Après cette détermination sommaire des principales espèces de laques, nous ne pensons pas qu’il y ait lieu de chercher les caractères de décoration et surtout les emblèmes propres aux diverses régions de l’extrême Orient : ce serait répéter ce que nous avons dit déjà à propos des autres branches de l’art. En Chine, le laque ne semble pas avoir un rang aussi officiel dans la vie publique que le bronze et les gemmes ; c’est donc là qu’on trouvera ce que nous nous dispensons de mettre ici.

Quant aux laques du Japon, c’est autre chose; rangés parmi les objets les plus précieux qui se puissent offrir, fabriqués dans des ateliers subventionnés par le souverain et les grands, ils portent le plus souvent des emblèmes héraldiques que le curieux a le plus grand intérêt à connaître, puisqu’ils sont une indication de provenance et un gage de perfection. Au Japon l’Empire est héréditaire et la famille qui occupe encore le trône a la prétention de descendre de Tensio-daïzin, la déesse topique de l’île du Soleil-Levant. Les armoiries de cette famille sont une fleur de chrysanthème, guik-mon, figurée ainsi :

Mais ce n’est pas là l’emblème officiel de la puissance, le

signe qui timbre la monnaie et tout ce qui manifeste les actes du souverain. Celui-ci, kiri-mon, est composé de trois feuilles et de trois fleurs (corymbe) du kiri, Paullownia imperialis , réunis de cette façon :

Une autre armoirie, longtemps officielle également, était

celle de la famille Minamoto, revêtue depuis plusieurs générations de la puissance exécutive sous le nom de Siogoun, Koubo ou Taikoun. Cette armoirie, appelée Awoino-go-mon, était formée de trois

feuilles de mauve. Aujourd’hui la puissance du Taikoun

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est détruite et ses armoiries rentrent dans la catégorie ordinaire de celles des princes feudataires. Nous allons donner, de ceux-ci, les mon ou armoiries qu’on rencontre le plus fréquemment, avec leur répartition dans les sept grandes contrées ou doo qui divisent le Japon.

On remarquera que, parmi ces armoiries, plusieurs ont une double signification . ainsi l’éventail, lorsqu’il porte sur or le disque du soleil en rouge, est l’insigne du commandement, réservé aux généraux comme à nos maréchaux le bâton emblématique. La forme de l’éventail est parfois donnée à des boîtes; la même observation s’applique à d’autres armoiries et les contours compliqués de certains laques se trouvent ainsi naturellement expliqués : des grues, des gerbes, une bourse doivent aussi représenter des signes nobiliaires ou des emblèmes religieux.

Nous venons de parler des laques vrais ; nous ne devons pas négliger de dire un mot d’un genre oriental voisin, celui des peintures en vernis qui s’exécutent en Perse et dans l’Inde sur des objets en bois ou en papier mâché, sorte de carton très-fin, très-solide et apte à prendre les formes les plus compliquées. Des bordures charmantes souvent à fleurs vives encadrent des arabesques élégantes ou des sujets à figures, parfois délicatement peints : ce que l’on rencontre le plus fréquemment en ce genre ce sont des boites à miroirs, des pupitres, de petits portefeuilles, des nécessaires pouvant rivaliser avec les délicieux travaux piqués de même origine.

Ce genre nous intéresse, car il est la source évidente des efforts tentés en Europe pour arriver à la peinture inaltérable en vernis. Dès le temps de Louis XIV les Pays-Bas et l’ Angleterre avaient produit des meubles à l’imitation des laques de Chine et du Japon; la France elle-même s’étail essayée dans le même genre, et si imparfaites que fussent ses productions elles avaient répondu aux besoins de l’industrie.

Panneau d’un cabinet de laque noir à incrustations de pierres dures, d’écaille et d’ivoire; travail japonais ancien. (Collection de II. Jules Jacquemart.)

OBJETS D’ART ORNEMENTAL

1. Owari clans la Tookaydoo. Kiy dans le Nankaydoo, Mito, Jetsju

dans le Hokrikfdoo, Asakfra, Istoumo dansjleSaniendo, Istoe dans le Tookaydoo.

2. Owari dans le Tookaydoo, Kiy dans le Nankaydoo, Mito. Jetsju

dans le Hokrikfdoo, Asakfra, Istoe dans le Tookaydoo.

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