LE CHANOINE GRIMAULT
Les théologiens sentaient douloureusement l'amer ridicule de la position de l'orthodoxie dans ces conjonctures.
Un malin chanoine, qu'un long service sous Mgr Freppel dispensait manifestement de tous égards envers un grand critiffue, vengea d'abord, pour sa part, les bons principes. Comme Mgr Duchesne, sans doute partialement renseigné sur l'œuvre du cardinal Mathieu à Angers, avait exalté son héros au dépens de son prédécesseur, le chanoine lui lança dans L'Unii'ers la semonce suivante :
« Angers, le 29 janvier 1911.
« Monseigneur.
« Dans votre discours de réception à l'Académie française, vous avez parlé de Mgr Freppel (sans daigner le nommer !) en des termes qui ont ciioqué ses admirateurs. Je suis de ceux-là, I\Ionseigneur, et je tiens à protester contre vos dires.
« Contrairement à ce que vous affirmez, Mgr Freppel, en mourant, n'a pas laissé de dettes. J'entends ce mot dans le sens désobligeant qu'on peut lui donner. Je reconnais, du reste, qu'il est mort pauvre. Puisque vous aimez à détruire les légendes. Monseigneur, pourquoi ne vous altaqueriez-vous pas à celle qui a fait de Mgr Freppel mourant un évêque endetté ? Je tiens aussi à relever vos expressions sur ce prélat « fort en vue à qui les nécessités du temps avaient imposé diverses attitudes politiques qu^il n'aménagea il pas sans difficalté )). Non, Monseigneur, il ne fut pas difliciie à l'illustre évêque d'Angers de modifier, avec le temps, ses sentiments politiques. Il n'y a que les sots qui
Blondel, Bureau, Ciiaumeix, Fonsegrive, professeurs ; MM. Mi- Ihouard, conseiller municipal; Charles Dupuis, secrétaire de l'Ecole des sciences politiques ; de Nolhac, René Pinon, Jaune, etc. ; M"" Godard de Crais et Perdrieux.
Les présentations étaient faites par M. Pierre Inibart de la Tour et par M. Scarpatelt, rédacteur du Bulletin et biblioliiécaire de l'Institut catiiolique de Paris.
MM. Denys Goclnn et d'Haussonville, absents de Paris, s'étaient excusés.