Coran, CVI
îa fortune des marchands mekkois, en même temps il s'efforce de rallier à sa foi les humbles, les esclaves, aussi des Bédouins, car il maudit les riches qui comptent sur l'éternité de leur fortune1, ces gens auxquels le Coran refuse les gains du prêt à intérêt et il esquisse une sorte de révolution sociale, dont il convient d'ailleurs de restreindre l'importance2.
Il ne paraît point possible de suivre le Prophète pendant les dix années qui s'écoulèrent entre la première révélation et le départ de La Mekke. Tout l'essentiel de la doctrine religieuse y apparaît : les sourates médinoises la confirmeront et elles développeront les règles pratiques pour l'organisation de la communauté musulmane. Le dogme essentiel, sur qui les premières sourates insistent, c'est l'unité divine : Allah est unique et n'a pas d'associés. Les hommes doivent croire en lui et obéir à sa loi, sinon ils seront anéantis comme l'ont été les peuples de Loth, de 'Ad, de Thamoud, etc., dont le Coran raconte l'histoire. Bientôt, cette menace vague de châtiment se transforme en une annonce de l'épreuve que Dieu fera subir à l'homme sur sa vie passée avant de décider si l'éternité le gardera dans le paradis ou dans l'enfer. Dès le début de la révélation, le Coran insiste sur la preuve de l'existence de Dieu unique par