‹ Histoire du monde (volume 2)Chapitre 120 sur 180 · Mez, Renaissance, p · texte numérisé non relu

Mez, Renaissance, p

3. Tabari, Ann., III, 394, 1; 587, 2, etc.; voir ci-dessus, p. 373.

« gloire de la foi ». Dès le xe siècle, les Abbassides et les Fatimides ont réglé l'étiquette pour les Sultans mameluks.

L'imagination européenne est hantée de la splendeur des fêtes abbassides; il semble que les contes des Mille et une Nuits, qui pénétraient en Occident à l'époque où le Versailles de Louis XIV donnait à l'Europe le modèle des solennités fastueuses, y aient mêlé leurs descriptions en un idéal de réjouissances luxueuses et raffinées. Il faut sans doute beaucoup en rabattre.

Le calife offre régulièrement à la foule le spectacle de sa sortie du palais, pour la prière du vendredi, pour la chasse, pour la promenade, et, exceptionnellement, pour la guerre, pour le pèlerinage. Il y a cortège militaire, de beaux chevaux magnifiquement vêtus, des cavaliers splendidement parés et armés; quelque désordre et quelque fantaisie, qui ajoutent au pittoresque par le contraste romantique du suprême luxe de quelques-uns et du dénuement absolu de beaucoup d'autres. Le bon peuple de Bagdad tient beaucoup à ce spectacle. Comme El Mamoun ne s'est point montré depuis quelque temps, la ville bavarde, répète qu'il est malade. Le calife se fâche: « Que veulent donc ces gens-là ? Ils ont les trois choses essentielles : la justice, la sécurité nuit et jour pour circuler, et la défense solide des frontières ! » Cependant il appelle son chambellan : « Fais battre le tambour ! » Il monte à cheval et se fait voir aux badauds1. C'est cette promenade à travers la capitale qui, dans l'Egypte des Fatimides et des Mameluks, se précisera en un rite pompeux. Celui du jeu officiel

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