‹ Histoire du monde (volume 2)Chapitre 135 sur 180 · Mez, Renaissance, p. 118 et s · texte numérisé non relu

Mez, Renaissance, p. 118 et s

2. Sur le çâhib ach chorta ou câhib ach çhurai, yoir Gaston Wiet Corpus insc. arab., II, p. 51 à 53.

gens tranquilles soient la proie des bandits. En 816, entre la mort d'El Amin et l'entrée de El Mamoun à Bagdad, un halebardier prétend rétablir l'ordre dans la capitale, « ordonner le bien, et interdire le mal ». Il commence par défendre de donner à un puissant bandit la redevance (khafâra) que les propriétaires de vergers lui payaient pour protéger leurs récoltes1.

Le bérid

Des quatre hauts personnages de l'empire, le chef du berid est le plus considérable, puisqu'il espionne les trois autres2. La poste royale est un héritage sassanide et surtout byzantin3. Les grandes routes, entre la capitale et les chefs-lieux des provinces, et même quelques voies latérales, sont jalonnées par des relais de chevaux, de mulets et de chameaux, où les courriers de l'Etat trouvent monture fraîche, secours et parfois remplaçant. On comprend l'importance du chef de ce service, qui a la surveillance du réseau des routes, de leur sécurité, de leur entretien, difficile surtout au passage des rivières. Le berid sert parfois au transport rapide de petits paquets de troupes. Mais ce service, déjà si important par lui-même, est devenu, comme dans l'Empire byzantin, l'organe d'inspection du maître4.

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