Ta ari Ann. III. 974 et
proclament calife un bon vieilAlide qui ne demandait qu'à vivre tranquille. Puis l'un d'eux vole une femme mariée, l'autre un jeune garçon. Le pauvre calife est obligé de déclarer du haut de la chaire de la Ka'ba, qu il n'a accepté le pouvoir que parce qu'il a cru à la mort d'Al Mamoun, qu'il se désiste, et jette l'anneausceau de son doigt1.
Ces incidents sont du vaudeville, joué par les chefs; mais les masses conservent solide l'espérance de l'imârn providentiel et parfait, image du Prophète.
Il semble qu El Mamoun ait été dupe de 1 importance de cette opinion publique et qu'il ait cru nécessaire au maintien de son autorité encore fragile, de lui donner satisfaction. C est la meilleure explication que l'on trouve de 1 acte étrange qu'il accomplit en mars 817. Comme il était toujours campé à Merw et qu'il hésitait à venir s'installer à Bagdad, il annonça qu'il prenait pour gendre et pour héritier présomptif, Ali er Rizha, un descendant d'Ali par l'imâm Zaid. On a dit dans des pages précédentes que la couleur verte des Alides avait été, contre son attente, fort mal accueillie àBagdad et quedès l'étéde 818, Ali était très sagement et bien subitement décédé à Tous, « d'une indigestion de raisin ». Les milieux alides semblent avoir été aussi surpris de 1 élévation de leur maître que de sa chute.
On n aperçoit aucun lien entre ces événements et la révolte de Babek^dontonaditdé^àquellefut un soulèvement à la mode iranienne, en même temps qu une manifestation de 1 extrémisme alide. Il n y eut là aucune place pour le chiisme « modéré ». Les éléments arabes ou arabisés de 1 Iran, qui auraient pu le repré-