‹ Histoire du monde (volume 2)Chapitre 18 sur 180 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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l'avoir rendu mère. Sans doute, la pratique restreint cette toute puissance et les prescriptions du Coran sur la dot garantissait dans une certaine mesure les femmes contre les fantaisies conjugales. Répudiée et rentrée dans sa famille, la femme est réduite à une condition misérable, dont ses proches ont intérêt à la tirer par un nouveau mariage1.

Le Coran insiste sur les empêchements au mariage qui résultent de la parenté, de l'alliance, des liens nourriciers. L'ancienne Arabie paraît avoir ignoré les unions consanguines que pratiquaient ses voisins de Perse et d'Egypte.

L'esclavage est confirmé et réglementé par le Coran, avec des encouragements répétés à l'affranchissement qui est un acte pieux, digne d'une récompense dans l'autre monde. Il convient de se souvenir que l'esclavage, tout attentatoire qu'il soit à la dignité humaine, est une institution normale dans la société primitive et violente de l'Arabie au vne siècle; les esclaves ne sont point spécialement maltraités; ce sont souvent des captifs de guerre qui pourront être rachetés pour un bon prix; une jeune femme esclave commence d'ordinaire par être concubine; le Coran approuve cette pratique et l'islam sanctionne que ses enfants entrent dans la famille de leur père où la mère vient souvent les rejoindre. L'esclave domestique est une valeur pécuniaire qu'on ne diminue pas sans raison. On sait que des esclaves ont été parmi les premiers adeptes de Mohammed2. Si le Coran condamne le maître qui tire profit de la prostitution de ses esclaves, il consacre implicitement le gain du maître dont l'esclave exerce librement un métier,

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