‹ Histoire du monde (volume 2)Chapitre 28 sur 180 · Ibid. p · texte numérisé non relu

Ibid. p

4. Lammens, Mélanges Univ. St-J. Beiroul III, 1.245. Ailleurs Lammens a répété, avec autant de raison, que les Omeyyades étaient des Mekkois et non des Bédouins; mais les femmes sont bédouines.

LES CALIFES OMEYYADES 191

Peut-être faut-il penser que la population des villes et de Damas en particulier, devient incommode à son maître; on manque de renseignements pour suivre le mouvement qui conduit peu à peu les vaincus à se convertir à l'islam et à y former, dans l'Empire, un parti dominant par le nombre et par la culture; il est probable qu'il posa, dès ce début du vme siècle, au calife la question même de la vie de l'Empire. Celui-ci cherche une résidence dans un milieu matériellement et moralement apaisant. Les gouverneurs de provinces imitent le maître; en 744, le gouverneur de Wasit, est avec ses troupes hors de la ville1.

Solaiman eut pour successeur en 717, son cousin. Omar, fils d'Abd al 'Aziz, donc neveu d'Abd al Malik. Ce souverain, un peu énigmatique, avait manifesté sa grande piété et son esprit de justice dans le gouvernement de Médine. Il semble que son autorité califienne ait été avant tout guidée par ces deux sentiments, mais sans qu'ils aient effacé en lui la capacité de comprendre les intérêts de l'Etat2. Seul, il a trouvé grâce devant les historiens abbassides; sa biographie a pris l'allure d'une légende de saint3. On cherchera plus loin à indiquer les questions redoutables que vint lui poser l'évolution des populations indigènes, en mettant le trouble dans le régime des terres et dans celui des impôts.

Les querelles entre Qaisites et Kelbites avaient été

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