‹ Histoire du monde (volume 2)Chapitre 29 sur 180 · Wellhausen, Arab. Reich p · texte numérisé non relu

Wellhausen, Arab. Reich p

3. Il interdit les malédictions contre les Alides, qui étaient prononcées à la prière du vendredi; Ali le premier avait maudit Moawia qui avait répliqué, et même après la renonciation d'Al hassan au califat, la formule était restée de style. En même temps, Omar rendit aux Hachémites leur part dans le « quint » du butin. Il ne manifestait point par là des tendances alides, mais simplement son respect pour la famille du Prophète, dont la tradition commençait à grandir la figure. Voir Becker, Omeyyaden, p. 28 et 31.

rejetées au second plan durant le règne agité d'Omar ben 'Abd al 'Aziz; elles reprirent leur importance sous Yézid ben 'Abd al Malik (720-724), qui s'abandonna à son amitié pour la famille d'Al Hajjâj, à laquelle il était allié; soucieux avant tout de ses plaisirs, il manifesta maladroitement ses sympathies pour les Qaisites et s'aliéna leurs ennemis : les querelles tribales reparurent1.

Son frère, Hichâm (724-742) avait des qualités de souverain2 Le thaqifite Khalid Al Qasri, qu'il nomma gouverneur de l'Iraq, donc de l'Orient, a été couvert d'injures par les écrivains abbassides : en réalité, il a poursuivi, pendant quinze ans, de 723 à 738, la politique énergique, soucieuse des intérêts généraux, dont al Hajjâj avait montré les mérites2; mais la rivalité des deux clans s'infiltrait partout; par désir d'impartialité, Khalid fut entraîné dans le parti Kelbite, en réaction contre la politique du règne précédent; son successeur se trouvera, pour les mêmes raisons, qaisite malgré lui.

C est sous le règne de Hicham que l' empire oméyyade atteint sa plus vaste étendue : en Asie centrale, aux frontières de Chine, dans l'Inde, l'islam était parvenu aux limites qu'il ne dépassera qu'à l'époque du démembrement du califat. En Occident, la razzia musulmane s'étalait sur tout le midi de la Gaule et s'avançait plus loin chaque jour. Mais la soumission des Berbères

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