‹ Histoire du monde (volume 2)Chapitre 46 sur 180 · Tabari, Ann. III · texte numérisé non relu

Tabari, Ann. III

2. Qotaiba. Uyûn. 1.90.5 : c'est la hijra, la çohba et la sâbiqa Conf. Mawardi, p. 92 texte.

verneur de province se suicide, acte monstrueux en Islam, parce qu'il redoute la torture1. On garde longuement en prison, sans les nourrir, les captifs qui dépendent de l'affection de leur famille et de la générosité de leurs amis : les fils d'Al Kirmâni recommandent à leur père de cacher une lettre dans les provisions qu'il leur envoie2 Cet emprisonnement sans nourriture est le prélude facile d'une de ces morts mystérieuses que l'on retrouvera si souvent dans l'histoire abbasside. Aussi, la famille même du prisonnier exige-t- elle qu'on enferme avec lui un de ses parents dont la présence le garantira d'un accident subit3. On pratique les châtiments exemplaires : le cadavre du rebelle Al Kirmâni, qui a été batelier et que l'on surnommait al mallâh, est mis au pilori, à côté d'un poisson mort4.

Le goût pour les têtes coupées est général dans le monde, parmi les « grands » et dans les foules : l'Islam semble l'avoir particulièrement vif. Les historiens arabes en signalent sur les champs de bataille, des monceaux qui sont des trophées. Yézid II paie la tête de Walid II à ses assassins; la veille, Walid lui aussi payait des têtes5.

Malgré leur réelle religiosité, les hommes de toute classe vivent dans une ambiance magique. Il serait aisé de recueillir, dans la vie de la cour omeyyade» bien des traits auxquels les littérateurs classiques ont accoutumé le lecteur européen En voici deux attribués au calife Walid ben Yézid : Il fait donner le fouet à un messager qui vient lui annoncer une

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