Tabari, Ann. 11.1807 et
LES CALIFES OMEYYADES 223
rébellion; peu après, poursuivi par ses ennemis, il refuse d'aller se réfugier dans des localités dont le nom lui paraît être de mauvais augjre1.
Les gouverneurs.
Le calife délègue ses pouvoirs à des gouverneurs qui sont ses lieutenants dans les provinces : mais il n'y a point de division précise de l'Empire en gouvernements. La Syrie n'a point de gouverneur ; c'est le palais qui l'administre. Le calife nomme le gouverneur de l'Egypte, qui souvent choisit les chefs des expéditions africaines. Le calife désigne le ou les deux gouverneurs des villes saintes, Médine et la Mekke avec At Taïf. Il nomme le gouverneur de l'Iraq, ou plutôt de l'Iraq et de l'Orient, car celui-ci a, en principe, la haute main sur les provinces orientales, où il désigne les agents impériaux : quand le calife veut affirmer son autorité, il nomme ceux-ci directement surtout le gouverneur du Khorassan et celui de Hérat, et aussi les gouverneurs et les cadis de Baçra et de Goufa. Il y a un gouverneur d'Arménie et Azerbaïj an. Il y a un chef de guerre au Sind et Hind, qui dépend normalement du gouverneur de l'Iraq2 Dans la région qui est en contact avec l'Empire grec d'une part et avec les provinces caucasiques d'autre part, il y a une marche, de frontières imprécises, qui est sous le commandement direct du calife et du chef de la razzia annuelle d'été, la çâïfa.
La décentralisation est complète. Le gouverneur