‹ Histoire du monde (volume 2)Chapitre 5 sur 180 · Berceau de V Islam, p. 17 et · texte numérisé non relu

Berceau de V Islam, p. 17 et

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imprécise; mais on sait que, réparée à diverses reprises et une dernière fois après la rupture de 542, elle a été, sans doute, définitivement ruinée au milieu des troubles de la dynastie abyssine, qui avaient empêché les populations d'exécuter les travaux nécessaires de réfection régulière1. La digue de Mârib est donc un document très important pour l'histoire de la civilisation yéménite.

Au nord-est de la péninsule, le Nejd était sansdou' e, comme aujourd'hui, assez largement peuplé de petites cités, marchés et étapes de nomades. Par le Bahréin, les Bédouins rejoignaient la sortie de la vallée des deux fleuves. Mais l'on ne sait à peu près rien de leur vie passée; ils n'apparaissent nettement dans l'histoire qu'à la mort de Mohammed.

Le Hidjaz, bande de hauteurs, entre la montagne du Nejd et la bordure maritime du Tihâma, a quelques oasis et quelques cités, Yathreb et Khaïbar, avec de grands palmiers, At Taif dans un verger montagnard où poussent les fruits des pays tempérés, La Mekke, cité commerçante, construite sur un point d'eau médiocre, dans la vallée brûlante et stérile que les torrents d'orage ravinent et qui est, on ne sait comment, devenue au vie siècle un centre religieux, où l'on vient accomplir des rites sacrés pour le maintien de la vie du monde. Elle est le centre de la route des caravanes entre l'océan Indien et la Méditerranée.

Au nord-ouest, les tribus arabes se montrent déjà à travers le désert syrien et nomadisent dans les régions où la steppe peut nourrir leurs troupeaux. Elles forment un ensemble politique soumis à l'autorité byzantine. C'est Justinien qui, en 531, a donné

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