‹ Histoire du monde (volume 2)Chapitre 58 sur 180 · Voir Lammens, Yézid {Mél. Beirout, III · texte numérisé non relu

Voir Lammens, Yézid {Mél. Beirout, III

Grâce à El Hajjâj et à ses émules, l'Iraq a regagné sous les Omeyyades, une partie de sa fécondité légendaire L'Egypte était resté la grande réserve de l'Empire musulman, comme elle l'avait été de l'Empire romain Mais c'est en Iraq surtout que de grands domaines sont créés où le calife et les principaux personnages de l'empire entretiennent des esclaves que des intendants indigènes dressent à la remise en valeur des terres : on retrouvera, sous les Abbassides les vastes cultures peuplées d'esclaves noirs, qui feront la révolte des Zenj. On y réalise des profits énormes, et la littérature a conservé le souvenir de ces hommes avides de biens terrestres, qui ont gagné de si grandes richesses en revivifiant les terres mortes. « Je n'ai point ruiné le monde, dit un soufi en mourant , ni souhaité une longue vie pour creuser des canaux et planter des arbres1 » .

Cependant cette prospérité est fragile Pour en assurer la durée, il faudrait une continuité dans les desseins, une constance d'énergie que les maîtres de l'Orient ne connaissent point. Les gouvernants n'ont guère d'action sur la vie économique de l'Empire musulman, sauf pour la troubler. Sans doute un reste d'anciennes organisations locales aident à la continuité de la vie, qu'assure le travail obscur des populations

Les Arabes sont plus indifférents encore, à la situation de l'industrie locale, bien qu'ils en sachent de mieux en mieux apprécier les produits. Ils ont ici toute leur éducation à faire. Dans les premiers contacts avec les étrangers, la conquête arabe a réduit à l'esclavage d'habiles artisans : on a vu, par l'exemple

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