‹ Histoire du monde (volume 2)Chapitre 64 sur 180 · Syria, 1929, t. X, p · texte numérisé non relu

Syria, 1929, t. X, p

On a indiqué déjà l'importance de la mosquée dans la vie religieuse de la société omeyyade; on la constatera encore par la suite, et aussi son rôle social et politique. La vie publique y trouve un centre; on y conserve de l'argent, des armes; elle est parfois comme une forteresse de la cité1.

La fin de la dynastie

La société qui se formait rapidement du mélange des races et des civilisations allait subir au milieu du vme siècle, un violent ébranlement. La dynastie, omeyyade, qui ne s'était pas montrée incapable de comprendre les événements qui s'imposaient à elle, mais qui, naturellement, ne les avait pas prévus» était chassée par une dynastie qui allait déplacer le centre de l'Empire et en changer la destinée. La révolution, couvée dans les provinces orientales en pays iranien, donna à l'islam le caractère asiatique que l'invasion et la conversion des hordes d'Asie centrale lui ont conservé

A la fin de la dynastie omeyyade, il règne dans les esprits un désordre, qu'il faudra une minutieuse étude des détails pour concevoir tout entier. Voici comment il est apprécié par un témoin, semble-t-il: Coufa est chiite, Baçra est othmanite, c'est-à-dire fidèle à la vieille tradition omeyyade; la Syrie est merwanide et irréconciliable avec les éléments hachimites; la Mekke et Médine s'en tiennent aux traditions d'Abou Bekr et d'Omar; ce n'est qu'au Khorassan que l'on trouve des âmes saines et des

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