‹ Histoire du monde (volume 2)Chapitre 82 sur 180 · Mez, Renaissance, p. 14 et · texte numérisé non relu

Mez, Renaissance, p. 14 et

et un historien a raison de parler ici d'une renaissance littéraire qui se continue avec Tha'labi et Abou 1 Alâ El Ma'arri.

Mais, c'est une lueur parmi des ténèbres qui descendent de l'Asie. Les Hamdanides,plus que quiconque, sont incapables de créer un Etat durable. Derrière eux, c'est l'émiettement infini de l'autorité. Les Croisades trouvent en Syrie une foule de petits groupements de pillards, chefs Bédouins ou émirs Seldjoukides.

Les historiens|veulent trouver des causes au « démembrement » de l'Empire abbasside. Peut être la principale est-elle que cet Empire n'a jamais vraiment existé. Le nom du calife a été proclamé dans les mosquées de cités que n'unissait ni la similitude des lieux, de leur climat, de leurs ressources et de leur vie économique, ni le tempérament de leurs habitants, ni les traditions de leurs ancêtres. Sur des populations très diverses, l'islam avait mis un vernis qui, sans doute, a pénétré parfois au-dessous de l'écorce et auquel le monde musulman doit une communauté d'apparences, de gestes et même d'idées, qu'on essaiera d'indiquer dans un autre chapitre. Mais le gouvernement abbasside, malgré les traditions assidues de ses bureaux et de ses dynasties de fonctionnaires, n'a pratiqué qu'une politique de hasard et de fantaisie; il n'y a pas eu dans l'Etat musulman une tradition impériale, ni une noblesse ou une bourgeoisie dressée à la continuité d'une politique nationale. Dans une société où les femmes sont entrevues derrière des voiles ou des grilles, où le gouvernement des femmes est

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