Tabari, Ann., III, 1417 et
qui au Xe siècle rendent à l'empereur quelque puissance en Méditerranée. Le califat s'agite en des querelles d'aventuriers et des compétitions de mercenaires. L'empire byzantin, dans la lutte terrible qu'il a dû soutenir contre les Bulgares et où il a combattu pour son existence même, a puisé un regain de jeunesse et de vigueur. C'est lui maintenant qui attaque; en 934, la marche des Awâcim est brisée; Samosate, Malatia sont prises. L'Arménie retourne sous l'influence de l'empereur et lui fournit de précieux éléments militaires.
Si les armées bysantines ne pénètrent pas plus loin et si la nouvelle frontière est assez bien maintenue, l'islam doit cette résistance, non point au calife, mais à l'étrange petit Etat bédouin qui vient de se former autour de Mossoul et d'Alep, celui des Banou Hamdân1. A partir de 947, les Byzantins trouvent devant eux ces Arabes qui ont les qualités et les défauts de leur race : mobilité des mouvements, endurance, ténacité, goût insatiable de la gloire et du butin, mais aussi, turbulence vaine et rivalités épuisantes. Leurs succès ne sont point durables : Alep, prise une première fois en 962, est conquise en 969, en même temps qu'Antioche. En 975, l'empereur Tzimiscès occupe Baalbek, Damas, Tibériade et Césarée. Il y a un recul de frontière à sa mort en 976; mais, en 995, les Byzantins réoccupent un instant Homs, Alep et Khaizar; Antioche r^sta byzantine jusqu'à la veille de la Croisade. Les grandes îles, qui commandent la mer, avaient été reprises par l'empereur Nicéphore Phocas, la Crête en 961 , Chypre en 964.
Cependant, c'est au même moment, en 969, que les