‹ Histoire du monde (volume 2)Chapitre 87 sur 180 · Tabari, Annales, III, 104; voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Tabari, Annales, III, 104; voir ci-dessus, p

En 751 , il y a un gouvernement du golfe Persique, qui comprend Baçra, le Tigre, le Bahréin, l'Oman et les ports, et qui est trop conforme à la réalité des choses pour n'être point durable. Son gouverneur surveille la route commerciale de l'Inde et de la Chine, largement réouverte après la conquête arabe, et plus près, les pêcheries de perles des îles du golfe. On comprendrait qu'il eut la main sur le Sind : cette province forme d'ordinaire un gouvernement spécial. En 758, cependant, elle est réunie à l'Egypte pour le chef de la police de Mançour; 1 un de ses fils est son lieutenant à la police, l'autre au gouvernement du Sind; mais ce sont là fantaisies royales. On ne sait pourquoi, en 774, le calife nomme un émir spécial du Bahréin1. Car l'unité si logique du gouvernement reparaît en 777, sous Mahdi, peut-être pour unifier la lutte contre les Kharijites. La côte orientale de l'Arabie, terre des renégats de l'Islam sous Abou Bekr, est restée région de dissidence religieuse. Plus tard, on voit la province du golfe Persique contenir le Fars et le Kirman, jamais le Sind.

Le gouverneur du Khorassan est le maître des provinces orientales : il en nomme en général les gouverneurs secondaires. Pourtant, il arrive que le calife les désigne lui même. En 778, il nomme un gouverneur sur la basse vallée du Tigre, le Fars et le Ahwâz, qui forment un ensemble ; la même année, il nomme le gouverneur du Sind, que les relations maritimes rattachent à l'Iraq : il y joint le Kirman. En 164 (781-2), El Mahdi désigne des gouverneurs secondaires sur le Tabaristan, le Rouwiyan et le Jorjan, puis sur Raiy et le Séijistân. Mançour en nomme un dans

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