Mez, Renaissance, p
faible redevance au fisc, qui en tiendra compte aux bénéficiaires du waqf1. — La dotation foncière peut être retirée à tout moment par le calife, sans que ce geste prenne l'allure d'une confiscation. Au xe siècle, la taxe de la dotation foncière ressemble à un tribut.
Tout autre impôt est considéré comme illicite; il en existe pourtant de très nombreux que les souverains prétendent abolir, dès qu'ils en connaissent l'existence, mais qui repoussent sans cesse et s'accroissent. Ce sont, dans les vieux pays d'activité industrielle et commerciale comme l'Egypte, de très anciennes taxes bien antérieures à la conquête musulmane qui pèsent sur les transports, les marchés, les moulins, les ponts, etc., etc. Ces nombreuses taxes de passage à l'intérieur du pays s'accentuent aux frontières , en droits de douane; les droits d'importation qui frappent les marchandises étrangères sont énormes et sont le prétexte à des vexations qui pèsent plus lourdement sur les étrangers : on y garde d'ailleurs la façade de l'impôt coranique.
Le calife crée des taxes, sous des prétextes d'utilité publique. En 155 (772), pour faire la muraille et les fossés de Coufa, on demande à chaque habitant une petite contribution, cinq dirhems, que tout le monde paie avec empressement, et quand on a dressé la liste des contribuables, on redemande à chacun quarante dirhems comme taxe générale2.
L'administration surveille étroitement certaines industries, empêche certaines étoffes de sortir, si elles ne portent point l'estampille qui affirme leur origine