‹ Histoire du monde (volume 2)Chapitre 99 sur 180 · Becker, Islam- Siudien I · texte numérisé non relu

Becker, Islam- Siudien I

encore dans la caisse une grosse somme qui parvenait, après quelques incidents, au Trésor public, un peu diminuée, encore honorable. Au Xe siècle, les gouverneurs de province n'envoient plus qu'un maigre tribut ou des hommages. On trouvera, dans divers ouvrages, des chiffres des impôts califiens; on ne voit pas comment leur donner une valeur en comparaison avec les impôts des Etats modernes; ce serait d'ailleurs les budgets provinciaux qu'il serait surtout intéressant de connaître1.

Le Trésor

Il importe de faire une distinction, plus théorique que réelle2, entre le Trésor public de la communauté musulmane (baït al mal aVâmma) et le trésor particulier du calife [bail al mal al khâçça). Celui ci comprend au Xe siècle3 : a) les réserves constituées par les souverains précédents; b) l'impôt foncier et la taxe des dotations foncières en Fars et en Kirman, déduction faite des dépenses locales; c) une contribution de la Syrie et de l'Egypte, consistant notamment dans le produit de la capitation des juifs et des chrétiens; d) les héritages et confiscations opérées sur les personnes dépendant directement du calife (esclaves, affranchis, etc.) ; é) les impôts de la Babylonie et du Khuzistan.

Tous les autres revenus, excédents des budgets provinciaux en général, produit global des taxes des dotations foncières, mines, confiscations, héritages,

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