‹ Histoire du monde (volume 3)Chapitre 17 sur 65 · I. — La Belgique · texte numérisé non relu

I. — La Belgique

Le s5 août i83o, les Belges s'étaient révoltés contre la domination de Guillaume Ier, roi de Hollande. La France allait-elle se porter à leur secours? Quand la chute du ministère Wellington (16 novembre) mit Palmerston au pouvoir, Talleyrand, à l'ambassade de Londres, travaillait depuis deux mois à maintenir par l'alliance anglaise la paix du continent. Palmerston s'associa à ses efforts, et grâce à leur collaboration, la conférence de Londres, après avoir reconnu l'indépendance de la Belgique, proclama le 20 janvier i83i sa neutralité.

Cependant, les Belges voulaient englober dans leurs frontières le Luxembourg et le Limbourg. Pour obtenir l'appui de la France, le Congrès National de Bruxelles offrait la couronne au fils de Louis-Philippe, le duc de Nemours. Louis-Philippe eut la sagesse de refuser un choix qui eut indisposé l'Angleterre. Il se rallia à la candidature de Léopold de Saxe-Cobourg que Palmerston soutenait. Par le traité dit des dix-huit articles, la Conférence, confirmant la neutralité du nouveau royaume, s'engagea à obtenir du roi de Hollande le règlement des points en litige {il\ juin).

Mais ce prince, refusant toute concession, voulut tenter de soumettre ses sujets révoltés par la force. Le i9r août, ses troupes envahissaient la Belgique et, à la demande de Léopold, la France y fît entrer les siennes.

L'intervention française était destinée à protéger la neutralité du nouvel Etat, et Palmerston ne pouvait pas l'empêcher j mais elle lui causait de vives inquiétudes. Dès la conclusion d'un armistice, il réclama le retrait des troupes (23 août). Il décida en outre la Conférence à prendre l'initiative de trancher les problèmes en suspens. Le traité des vingt-quatre articles accorda aux Belges la libre navigation de l'Escaut et

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