V. — La guerre de Crimée
Lorsque la réaction reprit partout l'avantage, l'Angleterre eut à résoudre d'abord le problème délicat de ses rapports avec la France. Le coup d'Etat de Louis- Napoléon la mettait en défiance contre le retour d'un Bonaparte et excitait la sympathie des libéraux pour ses victimes. Païmerston pourtant n'hésita pas à reconnaître, à féliciter le vainqueur. Avec les allures autoritaires qu'il avait acquises, il s'y résolut saiv* consulter ni la reine ni le cabinet. Il se mit ainsi tout le monde à dos, et, devant les protestations de la reine, le premier ministre, lord Russell, exigea sa démission.
Mais Païmerston eut bientôt sa revanche. La défec-