I. La question turque
La première moitié du xvir8 siècle est caractérisée par l'absence de grandes guerres entre l'empire ottoman et les puissances chrétiennes. Le commerce du Levant s'est régularisé et développé pendant cette période. La France, qui avait pris l'avance sous François Ier dans les relations pacifiques avec l'Orient turc, garde l'avantage. Il est vrai que sa situation a été compromise, au temps de Louis XIII, par des choix malheureux d'ambassadeurs : un ou deux se sont déconsidérés par des dettes criardes. Néanmoins, les Français sont représentés alors, dans l'empire ottoman, par 12 consuls, contre 10 des Vénitiens, 6 des Anglais, 3 des Hollandais. Les sujets des Etats chrétiens qui n'ont pas de « capitulations » avec l'em-