‹ Histoire du monde (volume 5)Chapitre 102 sur 135 · Ameer Ali, The Spirit of Islam, pp · texte numérisé non relu

Ameer Ali, The Spirit of Islam, pp

548 l'histoire de l'inde au moyen-age

Prophète interdit les conversions forcées et qu'il ordonna que les prédications et la persuasion fussent les seuls moyens de propager la loi; mais ses disciples trop zélés ne s'en tinrent pas à ses commandements1. Les non-musulmans furent plus d'une fois victimes d'une trop grande sévérité; ils n'avaient pas le droit, même quand ils le désiraient, de faire partie de l'armée; la pratique, tant soit peu publique, de leurs rites religieux leur était interdite; plusieurs d'entre eux perdirent la vie pour avoir voulu suivre leurs usages. Certains de ces rois furent si fanatiques qu'ils défendirent que de nouveaux temples fussent érigés et que l'on réparât les anciens2. Il y en eut d'autres, comme Sikandar Lodi, intolérants au point d'ordonner la démolition de tous les temples. Au commencement du moyen âge, sous la domination musulmane aux Indes, la tolérance n'est pas la règle mais l'exception. Les Ulama eussent condamné un souverain aux idées larges, tel que Mohammed Tughluq, et l'eussent accusé de souiller l'honneur de l'Islamisme. Le parti orthodoxe voulait avant tout que le peuple se conformât à son interprétation de la loi, quelles qu'en dussent être les conséquences.

Son effet sur le peuple. — Le gouverrement islamique apporta le relâchement parmi les membres des classes dirigeantes. Les musulmans accaparaient les hautes situations de l'Etat, et l'accession aux honneurs n'était pas due au mérite personnel, mais

1. A une époque récente MaulviNiyamat Ullah fut lapidé par le gouvernement afghan, pour quelque opinion hérétique.

Peu de temps après, deux simples marchands Qadianis furent également lapidés jusqu'à la mort en présence du Surintendant de Police et de quinze chambellans.

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