‹ Histoire du monde (volume 5)Chapitre 105 sur 135 · Barani, Tarikh-i-Firuz Shahi, Bibliolh. Ind., p · texte numérisé non relu

Barani, Tarikh-i-Firuz Shahi, Bibliolh. Ind., p

le peuple de leurs productions1. L'esclavage était commun, et quelques esclaves bien doués, tels que Khan-i-Jahan Maqbûl, parvinrent à une situation élevée dans l'Etat. A mesure que, dans la société musulmane, l'opulence augmentait, la religion disparaissait, et l'ignorance et la superstition gagnaient du terrain. Firuz, dans ses Futuhat-i-Firuz Shahi, parle d'un nombre de sectes hérétiques qu'il supprima haut la main et dont il fit emprisonner ou exécuter les chefs. La liberté des femmes était fort restreinte; elles n'étaient pas autorisées à aller visiter les tombeaux des saints à l'extérieur de la cité, et Firuz se montra intransigeant quant à l'exécution de ses ordres2.

A la suite de la perte de leur pouvoir politique, les Hindous avaient dégénéré. Al-Birouni, écrivant au xie siècle, parle de leur fatuité et de leur orgueil insensé, et dit que si on leur eût parlé de quelque science ou savant du Khorassan ou de la Perse, ils vous eussent pris pour un ignorant ou un menteur3. Ils méprisaient les musulmans et les appelant mlecchas, ils interdisaient toute [relation avec eux pour ne pas se souiller. Ils maintinrent toujours très haut l'étendard de la loyauté et de l'honneur et ne faillirent point à leur grandeur intellectuelle4 Dans son Jami-uitawarikh, Rashid-ud-din fait l'éloge des Hindous. Ils sont, dit-il, naturellement enclins à la justice, dont ils ne se départent jamais dans leurs actes. Leur bonne foi, leur honnêteté, leur fidélité à leurs engagements sont bien connues, et ils sont si célèbres

1. Shams-i-Siraj Afif, Tarikh-i- Firuz Shahi, Bibl. Ind., p. 367.

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