‹ Histoire du monde (volume 5)Chapitre 114 sur 135 · Barani, p · texte numérisé non relu

Barani, p

Inde 36

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les khuls, les chowdhris, et les muqaddams1. Mais le grand triomphe d'Alauddin est sa législation des tarifs. Les prix étaient si bas, qu'un soldat et son cheval pouvaient vivre confortablement avec 234 iankâs par an, ce qui serait à peine suffisant pour nourrir un cheval à l'heure actuelle. Les céréales étaient emmagasinées dans les greniers royaux et vendues à bon compte à la population en cas de disette. Ibn Baoûta raconte avoir vu à Delhi du riz qui avait été emmagasiné dans les caves d'Alauddin. Mais le système économique d'Alauddin s'écroula après sa mort, car il ne reposait sur aucun principe d'économie politique. Lne réaction se produisit. Le peuple des bazars se réjouit et vendit ses marchandises aux prix qui lui convenaient2; le gage d'un ouvrier quadrupla; les domestiques qui recevaient 10 ou 12 iankâs en demandèrent 70, 80 ou 100. La loi des tarifs d'Alauddin disparut complètement et Barani se lamente que plus rien ne fût à bon marché ; et pourtant les récoltes étaient tout aussi abondantes. Nasir-ud din Khusrau dissipa le trésor de l'Etat afin de s'attacher des partisans parmi les nobles, et Mohammed Tughluq trouva encore assez d'argent pour se lancer dans des expériences coûteuses. Les mesures économiques de Mohammed échouèrent piteusement, mais sa position financière n'en fut point ébranlée. L'échec du cours des jetons n'affecta en rien le crédit de l'Etat, car le Sultan révoqua de suite son édit et autorisa le peuple h échanger ses pièces de cuivre contre de la monnaie d'or et d'argent. Pendant une décade environ, la famire désola

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