Barani, p
le pays et réduisit la population à la plus complète misère. Le gouvernement adopta une politique adéquate à la situation, et Barani écrit1 que dans l'espace de deux ans 70 lakhs environ de tankâs furent distribués en sondhar ou taqavi aux agriculteurs. Ibn Batoûtâ commente2 longuement la politique adoptée par le Sultan en ce cas de famine, et dit que les magasins royaux fournissaient les céréales, et que les Faqis et lésa Qazis étaient invités à dresser une liste des indigents de chaque paroisse, afin que le Sultan pût la contrôler et aviser. Dans un autre cas de détresse, les Qazis, clercs et émirs allèrent de quartier en quartier, distribuant aux populations affamées, des secours dans la proportion de 1 1/2 rilal occidental par jour3. De vastes khanqahs servaient à l'administration des secours; Ibn Batoûta écrit que des centaines d'hommes étaient nourris au khanqah de Qutb-ud-din, dont il était le mulawalli et qui contenait un personnel de 460 hommes4. L'état encourageait libéralement l'industrie; il possédait une manufacture dans laquelle 400 tisseurs de soie étaient employés et où se fabriquaient toutes sortes d'étoffes5. Le Sultan employait encore 500 fabricants de tissus d'or, qui préparaient des brocards précieux pour la maison royale et la noblesse. Il y avait du commerce avec les pays étrangers, et Marco Polo et Ibn Batoûta parlent tous deux déports que visitaient des marchands étrangers. Broach et Calicut étaient des centres commerciaux importants;