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arrivaient avec des bateaux et des cargaisons, mais ils apportaient surtout de l'or, de l'argent et du cuivre. Les habitants, dit le voyageur, sont de braves gens, qui vivent de leur commerce et de leur industrie1. Le Mabar était d'une grande opulence, mais la majeure partie de ses richesses était consacrée, selon Marco Polo, à l'acquisition de chevaux dont la contrée manquait. Les marchands de Kis, Hormuz, Dofar et Soer — ce sont les contrées que mentionne Marco Polo — fournissaient des chevaux au Mabar et en tiraient un bénéficeconsidérable1. Ibn Batoûta décrit le Bengale du xive siècle comme une province riche et fertile. Les prix étaient bas et la population vivait confortablement de petits revenus. De 1351 à 1388, la prospérité économique se maintint à un niveau élevé. Les facilités d'irrigation fournies par l'Etat stimulèrent l'agriculteur et multiplièrent ses bénéfices. Les revenus de Delhi et de son territoire s'élevèrent à 6 crores et 85 lakhs de tankâs, cependant que le Doab rapportait à lui tout seul 85 lakhs de tankâs. Le coût peu élevé de la vie permit aux émirs et aux fonctionnaires d'amasser d'énormes fortunes, et Afif raconte qu'après la mort de Malik Shahin Shahna, on trouva dans sa maison, outre de nombreux bijoux et autres objets précieux, 50 lakhs de lankâs en espèces2. Tout était à si bon marché, qu'avec une pécune méprisable, les gens pouvaient se rendre d'un endroit à l'autre; pour aller de Delhi à Firuzabad un voyageur payait 4 jilals d'argent pour une voiture, 6 pour une mule, 12 pour un cheva], et un demi lankâ pour un palanquin. Des coolies étaient toujours prêts à partir, et gagnaient