Hawell, Indian Architecture, p
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grandeur contraste étrangement avec la finesse et l'élégance des monuments des époques postérieures1. Mohammed Tughluq,qui monta sur le trône en 1325, fut unhomme accomplie tous points de vue, artistiques et scientifiques; mais les troubles de son règne lui laissèrent peu de loisirs. Outre les forts et les avantpostes qu'il bâtit et répara dans les différentes parties de son vaste empire, le Sultan fonda la ville de Jahanpanah où il se fit élever un palais dont Ibn Batoûta2 a donné une description détaillée. Firuz fut un constructeur émérite, pendant son règne long et paisible, il consacra à des villes, des palais, des mosquées, des citernes et des jardins de grandes sommes d'argent. Shams-i-Siraj Afif parle des nombreux bâtiments érigés pendant cette période, et le monarque bienfaisant, dans ses Fuluhai-i-Firuz Shahi, commente longuement ses activités architecturales. Il fit construire de nouveaux édifices, et des citernes, et réparer
1. Fergusson est du même avis : « Les murs obliques, dit-il, et 1b solidité presque égyptienne de ce mausolée, combinés avec les tours grossières et massives des fortifications qui l'entourent, constituent un exemple de tombeau de guerrier qui n'a pas son pareil et constrastent singulièrement avec les jardins élégants et luxuriants qui entourent les tombeaux des dynasties mieux établies et plus pacifiques qui succédèrent. » Hisiory of Architecture, II, p. 653; Smith, A Hisiory of Fine Art in India, p. 396; Cunningham, Archaelogical Reports, I, p. 216. D'amples renseignements sont fournis par M. Sharps, dans son article, The Buildings of the Tughluqs dans le Hislorical Commission Report, IV, 34-41. Ce monument inspire l'épouvante par son austérité et la simplicité de son dessin. C'est le monument le plus plat d'un homme sans reproche, qui vécut sans ostentation et sauva de la déchéance la puissance islamque.
2. Ibn Batoûta, III, p. 217-220; il dit que les piliers de ce palais étaient en bois. La nouvelle cité de Jahanpanah était une ville spacieuse, munie de treize portes dont six s'ouvraient vers le N.-O., l'une vers le Hauz Khass et les autres vers le S.-E. Badr-i-Chach fait l'éloge du palais de Khurramabad, qui fut l'œuvre du fameux architecte Zahir-ul-Jayûsh. Elliot, III, p. 572. L'auteur des Masalikal-Absar parle de grands monastères, vastes espaces ouverts, et de nombreux bains dans la cité de Delhi, Elliot, III, p. 576.
les anciens2. Gomme il était dévot,*il ne changea rien à l'austérité du nouveau style, et il laissa aux dynasties provinciales qui s'élevèrent après sa mort le soin d'apporter aux arts une jeune vigueur. Les artisans de ces petits Etats musulmans élevèrent les édifices les plus splendides qui existent encore de nos jours et firent revivre dans leurs mosquées, leurs palais, leurs jardins et leurs puits, les traditions élégantes de l'art hindou. La fin du xive siècle marque une renaissance de l'architecture hindo-musulmane.
Les rois de Jaunpur sont célèbres pour l'intérêt qu'ils prodiguèrent aux sciences et aux arts. Les édifices qu'ils ont laissés à la postérité sont une preuve de la grandeur de leurs goûts. Leur caractère distinctif réside en « une synthèse intéressante et originale des conceptions structurales hindoues et musulmanes, qui trouve son parallèle dans la tentative faite par Husain Shah de Gaur pour fonder un culte religieux nommé Salyapir dans le but d'unir les Mahométans et les Hindous dans l'adoration de Dieu1. » La mosquée d'Atâlâ,qui fut achevée durant le Sultanat d'Ibrahim (1401-1439 ap. J.-G.); le Jami-masjid, construit sous Husain Shah (1452-78); la mosquée Lai Darwaza; la façade brisée du Jhanjeeri et les Khalis Mukhlis sont parmi les plus beaux
2. Pour un compte rendu complet des constructions de Firuz, cf. Elliot, III, p. 354-5 et 383-5, et les Chroniques de rois Pathans, p. 289-95. Il y a beaucoup a prendre dans les Archaeological Survey Reports et dans la monographie de Mr. Zafar Husain sur les Monuments de Delhi.
1. Havell, A Hand Book of Indian Art, p. 119. La tradition dit qu'Husain Shah essaya d'établir le culte Salyapir (Satya: mot sanscrit, et Pir : terme persan). Dinesh Chandra Sen, dans son History of Bengali Language and Lileralure, p. 797, écrit que la littérature religieuse du Bengale possède plusieurs poèmes dédiés au culte de cette nouvelle déité, qui représente un amalgame d'influences hindoues et musulmanes.
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exemples de l'architecture musulmane aux Indes. Evidemment, ce sont les matériaux des temples détruits qui servirent à la construction de ces édificesi mais il n'en est pas moins vrai que les rois Sharqi n'épargnèrent rien pour qu'il fût fait le meilleur usage de ces débris. Comme Fuhrer l'écrit, des ouvriers, hindous pour la plupart, travaillèrent à ces nobles monuments, mais il ne semble pas qu'ils aient travaillé sous la direction d'étrangers et il est manifeste qu'ils s'inspirèrent des règles de leur propre art, en tant qu'il satisfaisait aux exigences du rituel islamique. L'édifice le plus important et le plus fouillé est bien cette fameuse mosquée d'Atâlâ, curieux mélange de traditions hindoues et musulmanes. Voici ce que dit Burgess de l'architecture Sharqi :
« L'ensemble du travail ornemental de ces mosquées tire son caractère spécial de ce qu'il est hardi et frappant plutôt que minutieux et délicat, quoique quelques toitures eussent un dessin comparable à celui des sanctuaires hindous ou Jains. Les mihrabs se signalent par leur sévère simplicité, ils ne sont que des échantillons de l'entrée et des niches des murs extérieurs, à dos unis, et surmontés d'arches. De toute manière ils forment un anneau dans la chaîne de l'évolution du style favori sous la souveraineté mongole1. »
La province de Gaur se sépara de l'empire de Delhi après le succès de la révolte deFakhr-ud-dinMubarak Shah. Les iconoclastes sunnites démolirent les temples hindous et les monastères bouddhiques et élevèrent des mosquées à leurs places; ils développèrent un nouveau style architectural, différent de celui