‹ Histoire du monde (volume 5)Chapitre 18 sur 135 · Briggs, I, p · texte numérisé non relu

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l'avènement des ghaznévides 81

pas été foulés par les chevaux ou les chameaux des musulmans ». Quand il apprit les souffrances de ses sujets et leurs lourdes pertes, Jayapala fut atterré et résolut de tirer vengeance des musulmans. Il rassembla ses forces, passa Lamghan et avança sur les territoires de l'émir. Son chroniqueur officiel dit alors de lui que « Satan pondit un œuf dans le cerveau de Jayapala, et le couva; de sorte qu'il devint orgueilleux, entretenant des pensées absurdes et anticipant sur l'accomplissement immédiat de ses vœux, si présomptueux qu'ils fussent1. »

Les armées de l'émir, arrivant du Nord, vinrent camper sur la frontière du territoire de Lamghan, où Jayapala était aussi arrivé à rassembler une armée importante. Mais quand Jayalapa vit les engins bizarres dirigés contre lui, il fut frappé de panique, car ses propres troupes ne pouvaient se comparer à ces Turcs pillards, intrépides et endurcis. Il offrit de traiter et de payer tribut en reconnaissance de la suzeraineté du conquérant. Subuktéguine n'aurait pas méprisé la paix en ces conditions si son fils Mahmoud ne l'avait poussé à se battre « pour l'honneur de l'Islam et des Mahométans ». Il dit à son père : « Ne demandez, ou ne désirez, aucune concession car vous êtes le plus grand et Dieu est avec vous, et il ne supportera pas que vos affaires périclitent2. » Les émissaires du Jayapala s'en retournèrent désespérés, mais il les renvoya avec le message suivant :

« Vous avez été témoins de l'impétuosité des Hindous et de leur mépris devant la mort, chaque fois qu'ils furent dans une passe aussi difficile que celle

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