Les chroniqueurs musulmans écrivent Bhima pour Dâbshilîm
l'avènement des ghaznévides 103
en doute; il dit que le lingam était fait d'un bloc de pierre dont la partie supérieure fut brisée par Mahmoud et la partie inférieure envoyée à Ghazna. Dans son Râsmâlâ, Forbes ne parle pas du vide de l'idole, mais dit simplement qu'elle fut mise en pièces et que « l'œuvre de spoliation continua et fut récompensée par la découverte d'un caveau rempli de trésors inestimables1 ». ^
Ce dernier raid satisfit pleinement le zèle des musulmans, Mahmoud fut plus glorieux que jamais, son peuple le suivit partout sans un murmure. La prochaine attaque fut dirigée contre le raja de Nehrwala qui avait pris part à la défense de Somnath2; il s'enfuit et abandonna le pays au conquérant. Il s'en suivit la soumission des Rajpoutes Bhatti. Sur le chemin du retour, Mahmoud eut à essuyer les escarmouches répétées de Bhima Deva et empêcher sa jonction possible avec le prince Chohân d'Ajmer. Il dut abandonner son plan pour se diriger davantage vers l'est et rentrer à Ghazna en passant par le Sind.
Expédition contre les Jais. — Après le démembrement du royaume de Lahore, les Jats du Sait range (carrière de sel), ayant acquis une grande puissance, dévastèrent les contrées voisines et se permirent de molester les troupes du Ghaznévide à leur retour de Somnath. Pour se venger d'une telle audace, Mahmoud organisa contre eux sa dernière expédition