Tarikh-i- Mubarak Shahi, Elliot, IV, p
trouver Ibrahim et sollicita son appui contre Iqbal. Mais Ibrahim n'était pas homme à tirer les marrons du feu pour un ami douteux et il le traita avec une grande réserve. Ainsi humilié et désappointé, Mahmoud retourna à l'armée de Delhi et prit tranquillement possession deKanauj. Iqbal tenta de reconquérir la place en 1405, mais Mahmoud se défendit efficacement.
La mort soudaine d'Iqbal Khan dans une bataille contre Khizr Khan, gouverneur du Moultan, laissa le champ libre à Mahmoud Tughluq, et quelques-uns des émirs de Delhi l'invitèrent à prendre la charge du gouvernement. Ibrahim jugea l'occasion favorable pour recouvrer son fief de Kanauj. mais l'armée de Delhi s'y opposa, et après quelques mois de longues haltes et de petites escarmouches, il se retira à Jaunpur. Mahmoud retourna à Delhi, mais il n'avait pas plutôt le dos tourné qu'Ibrahim mobilisa ses troupes et s'empara de Kanauj après un siège de 4 mois. Enhardi par le succès, il continua ses incursions sur le territoire de Delhi en 1407, mais l'approche de Muzaffar Shah de Gujarat, qui avait soumis le gouverneur de Dhar, le contraignit à abandonner les districts conquis de Sambhal et de Bulandshahar et à se replier sur Jaunpur1. Peu de temps après . Ibrahim marcha contre Qadr Khan de Kalpi, mais il dut abandonner le siège. Cependant la défaite de Daulat Khan Lodi par Khizr Khan et l'accession au trône de ce dernier, le 23 mai 1414. apporta de grands changements dans les affaires de Delhi.
1. L'auteur uu farikh-i-Mubarak Shahi écrit : Ayant passé à Kanauj la saison des pluies, Ibrahim marcha contre Delhi pendant le mois de Djonmad-al-Awal de l'an 810 de l'hégire. Sur le chemin, Je fort de Sambhal fut pris, et après sa capture Ibrahim marcha sur Delhi, avec l'intention de passer la Jamna au gué de Kicha (Elliot, IV, p. 41).
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Ibrahim jouit alors d'une paix ininterrompue pendant 15 années, durant laquelle il se voua au développement des arts et à l'amélioration de l'administration. A sa cour, les hommes de lettres, attirés par sa générosité, venaient en foule, faisant de Jaunpur un centre de science, célèbre en Orient, et laissant des traditions qui n'ont pas encore disparu. Les savants furent cordialement reçus à sa cour, où ils vinrent chercher un refuge contre l'anarchie et la barbarie envahissante de Timour. Le plus célèbre d'entre eux fut Qazi Shihab-ud-din Malik ul-Ulama, réfugié de Delhi qu'Abul-Fazl cite comme un homme remarquable par sa science et sa sagesse; afin de témoigner sa reconnaissance à ce médecin de l'Orient, il lui dédia plusieurs de ses ouvrages, tels que le Sharah-i- Hindi et le Ishraf-al-nahwa. Ce long intervalle de quiétude favorisa la construction de magnifiques édifices; en 1408 fut terminée la fameuse mosquée Atala qui témoigne encore à notre époque de la splendeur des goûts architecturaux d'Ibrahim1.
Mais la paix ne dura pas longtemps; les circonstances particulières à l'époque provoquèrent bientôt des malentendus entre Delhi et Jaunpur. Pendant des années, Ibrahim et ses successeurs luttèrent contre les souverains de Delhi; ces guerres seront exposés à leur tour.
Le Bengale. — Ce fut la timide politique de Firuz qui engendra la séparation définitive du Bengale et de l'empire2. On a déjà parlé, dans le chapitre précé-
1. La mosquée Atala fut achevée en 1408 (Fuhrer, The Sharqi Architecture of Jaunpur, p. 38).
2. L'indépendance du Bengale date de l'époque è, laquelle Fakhrud-din, porte-armure de Qadr Khan, se proclama souverain de Sonârgâon. Firuz aurait pu le conquérir, mais il en fut retenu par
dent, des guerres entre Firuz et Shams-ud-din et son successeur Silandar Shah. Quoique ces souverains envoyassent de temps à autre des présents à l'empereur, ils étaient à tous égards indépendants. La dynastie d'Ilyâs Shah expira en l'an 817 de l'hégire (1414 ap. J.-C) quand un certain Hindou Zamindar appelé Ganeça et que les chroniqueurs musulmans nomment Kâns, s'empara du pouvoir. D'après le Hiyâz. Raja Kâns, Zamindar de Bathuriah, attaqua le souverain musulman Shams-ud-din, le tua et usurpa letrône. Ceci est conforme au récit donné dans VAdvaita Prakaçâ, ouvrage religieux, de la secte Vishnouïte. écrit en 1569-69 ap.J.-C. Raja Ganeça usurpa le trône, mais il n'est pas dit s'il exerça l'autorité en son propre nom ou s'il agit au compte du roi. L'époque d'auguste pour Laknhauti fut le moment de l'établissement du pouvoir de la dynastie husaini. vers la fin du xve siècle. Le premier de ses souverains. Husain Shah (1493-1519) était un Sayyid d'origine arabe. D'une remarquable habileté il jouissait de la confiance de tous ses chefs. Il congédia les troupes d'Abyssiniens et réduisit le corps des Paiks qui. comme les Janissaires turcs, avaient autrefois détrôné des rois, et formaient maintenant une garde du corps au roi sous le nom de Serhangs. Au début de son règne, il donna l'hospitalité au roi de Jaunpur, qui opprimé par Baylol Lodi, Sultan de Delhi, avait fui au Bengale; il lui assura une pension, lui permettant de vivre selon son rang. Etant luimême de noble origine, Husain employa au service
sa terreur de verser le sang musulman. Au xive siècle, le Bengale était dans des conditions extrêmement favorables. Ibn Batoûta parle du prix exceptionnellement bas des denrées (Ibn Batoûta, édition de Paris, IV, pp. 212-213). Pour la dynastie Husaini, voir J. A, S. B., 1909, pp. 204-205.
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de l'Etat des descendants de familles respectables,. Il affermit pleinement son autorité en tous les points de son royaume et les Rajas tributaires, jusqu'à l'Orissa obéirent implicitement à ses ordres; il n'y eut ni rébellion, ni la moindre insurrection sous son règne. Il traita ses sujets avec bonté, et s'efforça d'augmenter leur bien-être. Il bâtit des mosquées et des hôpitaux dans chaque district et alloua des pensions aux hommes pieux ou lettrés. Il créa, pour l'entretien du tombeau, du collège et de l'hôpital du Saint Qutb-ul-Alam, une rente qui continue encore de nos jours. Husain Shah laissa 18 fils, dont Nusrat Shah, le plus intelligent, lui succéda en 1518. Nusrat Shah fut un souverain remarquable. Sa puissance fut si étendue que Bâber en parle dans ses Mémoires comme de l'un des cinq grands princes musulmans pourvus de formidables armées. Enhardi par la faiblesse de l'empire de Delhi gouverné par Ibrahim, Nusrat Shah rompit le traité et reconquit quelques-uns des districts dont le Sultan de Delhi s'était emparé. Il attaqua Tirhut et s'avança jusqu'à Munghir qu'il prit et confia à Qutb Khan, l'un de ses meilleurs généraux. Quand Bâber fit la conquête de l'Hindoustan, il l'apaisa en lui envoyant des présents et offrit un abri au prince afghan Mahmoud qui vint chercher refuge à sa cour. Nusrat encouragea les arts et la littérature. Il était de tempérament vif et emporté, et tous ceux qui furent en contact avec lui eurent à souffrir de ses actes de tyrannie; ses serviteurs personnels même se plaignirent de sa tyrannie, et quand ils en furent excédés ils conspirèrent contre lui et le mirent à mort. Nusrat Khan aimait l'architecture; en 1525, il fit élever la Barâ Sonâ Masjid grande mosquée dorée) grande construction massive,
pourvu d'un vaste corridor, long de 150 pieds; et en 1530 le Qadam Rasul (pied du Prophète) dont il sera parlé plus loin.
Après la mort de Nusrat Khan, en 1530, son fils Alauddin Firuz Shah, lui succéda, mais il fut assassiné par son oncle qui monta sur le trône et prit le titre de Sultan Ghiyâs-ud-din Mahmoud Shah IV (1533-38) Correa, écrivain portugais, en parle comme d'un être luxurieux, ayant dans son harem 10,000 femmes. C'est de cette époque que date la puissance de Sher Khan au Bihar. Il déclara la guerre à Mahmoud et l'assiégea dans Gaur. Mahmoud demanda l'aide d'Humayun qui jugea impossible de lui rendre son pouvoir. Il mourut peu après, des blessures reçues sur le champ de bataille. Sher Khan entra à Gaur et se rendit maître du Bengale. Par la mort de Mahmoud, comme Steward l'écrit dans son History of Bengal, s'éteignit la lignée des rois indépendants du Bengale qui avaient administré le pays pendant 204 ans. D'autres, après lui, s'intitulèrent rois de Gaur, mais leurs domaines étaient fort restreints et leur autorité non reconnue par leurs contemporains. Les Afghans demeurèrent maîtres du Bengale jusqu'en 1576, lorsque Dâûd fut vaincu par Akbar, et toute la province annexée à l'empire mongol. Sous la dynastie husaini, le Bengale fut heureux et prospère, et le Portugais De Barros en décrit ainsi la magnificence et la richesse : « La ville principale du royaume se nomme Gouro (Gaur.) Elle est située sur les rives du Gange, et on dit qu'elle mesure trois de nos lieues, en longueur, et qu'elle abrite 20.000 habitants. D'un côté elle est protégée par la rivière, et du côté des terres un mur d'une grande hauteur la défend. Ces rues sont tellement encom-
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brées par le trafic et la circulation du peuple... qu'on ne peut s'y forcer un passage. Une grande partie des maisons de la cité sont majestueusement et parfaitement bâties. »
Le xive siècle au Bengale fut remarquablement fertile en fakirs musulmans. Ibn Batoûta qui voyagea dans cette contrée vers le milieu de ce siècle parle de lôO gaddîs de fakirs au temps de Fakhr-ud-din. Fakhr-ud-din, souverain libéral, protégea les hommes pieux, qui affluèrent au Bengale encouragés par sa générosité. Shah Safi-ud-din vécut à Hugh Pandua, près de Satgaon. Cheikh Akhi Siraj-ud-din était un disciple de Cheikh Nizam-ud-din Auliâ de Delhi qui mourut en 1385 ap. J.-C. Le Biyâz mentionne un autre saint, Raja Biyâbâna, si estimé par Ilyâs, que ce dernier, déguisé en mendiant, suivit les funérailles du saint. Plusieurs saints réputés vécurent à Pandua qui fut appelé Hazral en raison de leur présence. Le premier à s'y établir fut Cheikh Jalal-ud-din Tabrizi, qui vint de Delhi, et avait, disait-on, rapporté de la Mecque les empreintes des pieds du Prophète. Un sanctuaire fut élevé en son honneur par Ali Shah, et baptisé d'après son état Bars Hazari (22.000 bighas;) il était pourvu d'une concession du Sultan Mohammed Tughluq, datée du 3 août 1337. D'autres saints notoires furent Ala-ul-Haqq et son fils ISûr Qutb-ul-Alam ; Ala-ul-Haqq était aussi un disciple de Cheikh Nizam-ud-din Auliâ. Le Mirat-ul- Asrar, composé en 1635, nous apprend que le nom du Cheikh était originairement Cheikh Ahmad, et qu'il lut changé plus tard en Makhdum Cheikh Nur-ul- Haqq.On le dit avoir été un contemporain de Ghiyâsud-din du Bengale et d'Ibrahim Shah Sharqi de Jaunpur. Sa célébrité s'étendit au loin et des hommes
de rang élevé vinrent recevoir ses bénédictions. L'épitaphe Nûr ba Nûr shud situe sa mort en 1416. Comme nous l'avons déjà dit, ces saints hommes firent de Pandua une des cités les plus célèbres du Bengale. En voici une relation presque contemporaine, tirée d'un ouvrage chinois : « Au delà de Sonârgâon, il y a la ville de Pan-tu-w a où réside le roi de la contrée. C'est une cité ceinte de murs et très grande. Le palais du roi est très étendu, et les piliers qui le supportent sont de bronze sur lequel des dessins de fleurs et d'animaux sont gravés. Dans la salle du trône, il y a une estrade surélevée enchâssée de toutes sortes de pierres précieuses sur laquelle le roi s'assied jambes croisées avec son épée sur les genoux. Le roi et tous ses officiers sont mahométans. » Les luttes religieuses se multiplièrent au Bengale pendant le xive et le xve siècle; c'est pendant cette période que les Hindous et les Musulmans tentèrent de se rapprocher, et que la religion de l'Inde subit quelques changements. Après la conquête musulmane du Bengale, le Bouddhisme disparut totalement du pays, et les édifices bouddhiques furent détruits par les musulmans iconoclastes. Mais peu à peu des cendres du Bouddhisme émergea le culte vishnouite. De nombreuses personnes que les Brahmanes avaient rejetées de l'église orthodoxe avaient accepté avec enthousiasme les doctrines du Vishnouisme, et Mr. D.C. Sen observe à juste titre que la société bouddhiste fournit d'excellentes recrues aux Vishnouites. Plusieurs maîtres en science ou en piété prêchèrent la doctrine de la Bhakti ou dévotion personnelle, et quand Chaitanya apparut, le Vishnouisme fit des progrès merveilleux. Il réorganisa les adeptes de cette religion et recueillit dans
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les plis de sa croyance, tout homme, sans distinction de caste ou de naissance. Il inspira une religion d'amour et exhorta ainsi ses adeptes : — « Soyez comme l'arbre. L arbre ombrage ceux qui coupent ses rameaux. Il ne demande à personne de lui donner de l'eau quoiqu'il meure de n'en point avoir. Il supporte la pluie, l'orage et les rayons brûlants du soleil, mais il donne aux autres des fleurs parfumées et des fruils délicieux. Servez votre prochain patiemment, impartiaux comme l'arbre, et prenez ceci pour devise. » Ces déclamations passionnées d'un inspiré touchèrent ceux qui l'écoutaient, et des milliers d'hommes et de femmes, saisis d'émotion, se prosternèrent en extase, chantant le saint nom de Krishna. Après la mort de Ghaitanya, Rûpa, Sanâtan et Jîwa Goswâmî continuèrent son œuvre.
Les flots du Vishnouisme submergèrent le xvie et le xvne siècle; le cœur du Bengale répondit allègrement à cet appel d'amour et la vie des masses fut grandement influencée par ce nouvel enseignement.
Les Vishnouites du Bengale se divisaient en plusieurs sectes, parmi lesquelles celle des Sahajiays possède une abondante littérature nationale. Quand le Bouddhisme déclina et que la moralité se relâcha dans les monastères, les hommes et les femmes décrétèrent l'amour sexuel un moyen de salut; c'était la Sahajiyâ, ou le chemin de la nature. Ghandidâsa en fut le plus grand défenseur au xive siècle. Il spiritualisa l'amour romantique et l'éleva au rang d'une religion. Les Sahajiyâs croyaient que Dieu n'accordait ses bénédictions qu'à l'homme ou à la femme aimés avec une intense ardeur. Il est évident que de tels enseignements eurent les plus désastreux effets sur leurs adeptes, et il n'est point éton-
nant que les pratiques de ce culte se fussent empreintes d'immoralité. Chaitanya était opposé à cette sorte d'amour. Il prêchait la pureté dans la vie comme un idéal à atteindre; il déconseillait tout contact avec des femmes jeunes et belles et regardait la légèreté de mœurs comme nuisible à la société.
L'influence islamique, ainsi qu'il a déjà été dit, engendra, au Bengale, divers changements. Husain Shah du Bengale fut le fondateur d'un nouveau culte tendant à unir les Hindous et les Musulmans. Cette religion fut nommée Salyapôr, de Satija terme sanscrit, et de Pôr, mot arabe, c'était le nom d'une déité destinée à être adorée par les deux communautés. On trouve encore dans la littérature bengalie de nombreux poèmes composés en l'honneur de cette nouvelle déité.
Khandesh. — La province de Khandesh était située dans la vallée de la rivière Tapti; elle était bornée au nord par les Vindyya et les chaînes du Satpura, au sud par le plateau du Deccan, à l'est par le Berar et à l'ouest par le Gujarat. Elle faisait partie de l'empire de Mohammed Tughluq et continua à être un fief de Delhi pendant le règne de Firuz qui la confia à Malik Raja Farrukhi en 1370. Après la mort de Firuz. quand l'empire de Delhi se démembra, Malik Raja, homme d'esprit aventureux et ambitieux, qui était en possession d'une province fertile, se détacha de la capitale, et, à l'exemple de son voisin Dilâwar Khan Ghôri de MaUva, se déclara indépendant. L'ambition de Malik Raja le fit entrer en lutte avec Muzaffar Shah du Gujarat, qui gagna sur lui plus d'une bataille. Mais la paix fut enfin lue, et de sa vie Malik Raja n'entra plus en guerre
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contre le Gujarat. Il était un homme de caractère pacifique, enclin à la tolérance envers les Hindous, bon et généreux pour ses sujets dont il essaya d'augmenter le bien-être en encourageant l'agriculture et l'industrie. Après sa mort, en 1399, son fils Malik Nasir lui succéda, il enleva la fameuse forteresse d'Àsirgarh, au chef hindou Asâ, que Firishta décrit comme un homme appartenant à la caste des Ahirs ou vachers. Faute de force, Malik Nasir eut recours à la ruse; il attaqua par surprise la garnison du fort, et Asâ fut mis à mort avec toute sa famille. La reddition de la forteresse fut une grande fête pour les musulmans, et l'on dit que le fameux saint mahométan Zain-ud-din vint de Daulatabad pour féliciter Nasir de sa victoire sur le chef hindou. En commémoration de cet heureux événement, on fonda une nouvelle ville qui fut nommée Zainabad, d'après le saint. Malik Nasir conserva intacts les territoires qu'il avait hérités de son père et il laissait après sa mort une province très unie. Les règnes dépourvus d'événements de ses successeurs ne valent pas la peine qu'on en parle, quoique de temps en temps ou note de faibles tentatives pour secouer le joug du Gujarat. Lorsque la lignée directe de Farrukhi s'éteignit par le meurtre de Ghazni Khan, fils mineur de Dâûd, frère du dernier roi, monté sur le trône en 1510, le pays devint la proie des partis adverses luttant pour le pouvoir. Cet état désordonné dura jusqu'à ce que Mahmoud Shah Baikara du Gujarat y mit fin en plaçant sur le trône un petit-fils de Nasir, qui prit le titre de Adil Khan Farrukhi II. Adil mourut en 1520 et fut suivi d'une série de rois sans énergie, qui trouvèrent difficile de résister aux puissances étran-
gères. Quand Akbar lança son expédition contre le Deccan, la forteresse d'Asirgarh se rendit aux impérialistes en janvier 1601, et Khandesh fut annexée à l'empire mongol. La dynastie des souverains locaux s'éteignit.