D'après Firishta. l'armée de Vijayanagar seulement
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cependant, jamais d'aussi formidables armées ne s'étaient rencontrées dans les plaines du Deccan. Les Hindous, avec rage, attaquèrent les musulmans, et repoussèrent les ailes de leur armée, frappant et tuant des milliers d'hommes. Les pertes des deux côtés furent effroyables; Ram Raja ordonna à son trésorier de placer à sa portée de l'or, de l'argent et des joyaux afin de pouvoir récompenser ceux qui resteraient fidèles à leurs postes, décidés fermement à lutter jusqu'à la fin. Les Hindous dirigèrent une autre attaque, avec une telle vigueur que l'ennemi se crut perdu et envisagea la retraite. Mais la chance tourna. L'artillerie des armées alliées bombarda les Hindous de sacs de pièces de cuivre et en tua instantanément 5.000. Cette destruction subite fut suivie d'une charge de cavalerie qui transperça les rangs serrés de l'armée de Vijayanagar, les dispersant en toutes directions; Ram Raja lui-même fut fait prisonnier, et Couto écrit que Husain Nizam Shah le décapita de sa propre main, s'écriant : « Je suis vengé ! Que Dieu dispose de moi ! » La nouvelle de la capture de leur roi et chef fut un coup de foudre pour les guerriers hindous qui, saisis de panique, s'enfuirent en désordre. L'issue de la bataille ne fut pas une défaite seulement, mais une déroute complète, les commandants des autres détachements ne firent aucune tentative pour se défendre, et Firishta, écrit que les Hindous furent massacrés avec une férocité sauvage; environ 100.000 d'entre eux succombèrent et le pillage fut si productif que « chaque homme de l'armée alliée devint riche en
prenait 900.000 fantassins, 45.000 cavaliers, 2.000 éléphants, et 1.000 pièces de bataille, outre 15.000 auxiliaires; mais ses rapports varient.
or, joyaux, effets, tentes, armes, chevaux et esclaves, car les Sultans laissèrent à chacun ce qu'il avait pris, ne gardant que les éléphants pour leur usage personnel. »
Sac de Vijayanagar. — Mais cette défaite n'était rien en comparaison de l'effroyable tragédie qui devait suivre. Sewell, qui étudia assidûment l'histoire de la croissance et de la grandeur de Vijayanagar, nous fait de sa chute un récit pathétique1.
« En tout cas,relate-t-il,il y avait peu à craindre pour la sécurité de la cité elle-même. Ceci certainement était sûr ! Mais alors arrivèrent les soldats découragés, fuyant le combat, et parmi eux les princes de la maison royale, saisis de panique. En quelques heures ces chefs vaincus eurent hâtivement quitté le palais, enlevant avec eux tous les trésors sur lesquels ils purent mettre la main. 550 éléphants, chargés de trésors en or, diamants et pierres précieuses, estimés à plus de cent millions sterling, et emportant l'insigne de l'Etat, et le célèbre trône des rois, orné de joyaux, quittèrent la cité avec un convoi de soldats restés fidèles à la Couronne Le roi Sadaçiva fut emmené par son geôlier, Tirumala, seul régent depuis la mort de ses frères, et en une longue file, la famille royale et ses partisans s'enfuirent du côté du Sud vers la forteresse de Penukonda.
« Alors la panique s'empara de la ville. Enfin la vérité apparut. Ceci n'était pas seulement une défaite, mais une catastrophe. Tout espoir était perdu. La myriade des habitants de la ville fut abandonnée sans défense. Ni fuite ni retraite n'étaient possibles, car les troupeaux de bœufs et les chariots avaient