Sewell, Chronicles of Nuniz, p
3. Major, op. cit., p. 28-9; ibid., p. 35-8; Sewell, p. 93-4.
Razzâq, que les nobles et les chefs de toutes les provinces du pays, distantes de 3 ou 4 mois de voyage, se réunissent dans la demeure royale. Ils amenaient avec eux un millier d'éléphants tumultueux comme la mer, et bruyants comme des nuages orageux, couverts d'armures et parés de howdahs, où trônaient des jongleurs et des lanceurs de naphte; sur les fronts, les trompes et les oreilles des éléphants, des dessins et des peintures de formes extraordinaires étaient tracés avec du cinabre et autres couleurs1. »
C'est durant ces neuf jours que le roi recevait tous les revenus de son royaume des mains des gouverneurs des provinces auxquels il octroyait de larges récompenses2.
Administration provinciale. . — L'empire était divisé en plus de 200 provinces3, partagées chacune en Nadus ou Kottams, qui se divisaient encore en petits groupes de villages et de villes. Chaque province était gouvernée par un vice-roi, qui était ou un prince du sang, ou un noble puissant, ou quelque descendant d'une vieille famille régnante. Chaque province était une réplique de l'empire4. Le vice-roi entretenait sa propre armée et sa cour particulière, faisait des dons charitables, et, dans la sphère de ses droits, se comportait en autocrate. Mais, en égard à l'empire, chaque gouverneur était un vassal : il devait rendre compte à l'empereur de son administration et servir sous ses armes en temps de guerre. Quoique ces vice-rois eussent, sur leurs territoires, autorité