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suprême, ils étaient sévèrement punis s'ils agissaient de manière déloyale ou opprimaient le peuple1. Le pouvoir de confiscation du roi était fort étendu, et il en usait largement contre tout gouverneur qui eût trompé sa confiance. Les principaux officiers payaient à l'Etat un tiers de leurs revenus, et dépensaient les deux autres pour l'entretien de leur suite et de leurs résidences. Il ne leur était donné aucun reçu, mais s'ils s'acquittaient mal de leurs dettes, ils étaient punis et privés de leurs domaines2. Cependant, en dépit de cette menace, les gouverneurs provinciaux semblent s'être arrangés fort bien de leurs postes.
Gouvernement local. • — Le village était, comme il le fut de temps immémorial, une unité administrative. Le conseil du village,|correspondantauPanchayat de l'Inde du Nord, réglait ses propres affaires par l'intervention de ses officiers héréditaires, appelés Ayagars3. Ces officiers recevaient en payement des concessions de terrain ou une part fixe de la récolte des cultivateurs. Quelques-uns d'entre eux exerçaient les pouvoirs de magistrats et de juges, apaisaient les querelles des villageois, recevaient les impôts de l'Etat, et assuraient l'ordre et le respect des lois. Les communautés rurales étaient d'une grande utilité, elles maintenaient en contact le gouvernement impérial et le peuple.
Système fiscal. — L'impôt sur la terre était la principale source de revenu. Aux Indes, l'Etat a tou-
1. Duarte'Barbosa, Hakluyt Society, I, p. 209; Chron. de Nuniz, Sewell, p. 304, 380, 383.