Sewell, p
3. Nuniz écrit que le roi entretenait à perpétuité, 50.000 soldats à pied, 20.000 lanciers et porte-boucliers, 3.000 hommes pour s'occuper des éléphants, 1.600 palefreniers, 300 entraîneurs, 2.000 artisans, forgerons, maçons, charpentiers et blanchisseurs pour l'entretien des vêtements. Sewell, Chronicle of Nuniz, p. 381.
musulmans du Nord accaparèrent pendant longtemps tous les achats faits en Arabie ou en Perse. Les éléphants étaient extrêmement considérés, mais ils demeuraient impuissants devant les attaques de la cavalerie musulmane bien entraînée, et l'adresse des archers de l'Islam. Quand la panique s'emparait des troupes, plus rien ne pouvait réunir les soldats affolés, et une défaite dégénérait facilement en déroute.
Les conditions sociales. — Il est inutile de s'étendre encore sur la pénible inégalité qui existait entre le faste de la cour et la saleté et la misère de l'habitant des chaumières. Quel est le visiteur étranger qui n'a pas célébré la magnificence des cortèges royaux et la splendeur d'un festival à la capitale ! Et voici encore l'impression de Firuz après une revue militaire : « Quant à la grandeur des nobles et des hommes de haut rang, il m'est impossible de la décrire; et si j'essayais de le faire, personne ne me croirait... En vérité j'étais transporté d'admiration à un tel point qu'il me semblait avoir une vision et rêver1. » Nuniz, outre ses observations sur la grandeur et l'apparat de la cour, nous renseigne sur les pratiques sociales de l'époque. Le duel était fort en honneur; les deux adversaires étaient fêtés et les propriétés du vaincu, s'il en avait, passaient au survivant. Cependant il était interdit de se battre en duel sans la permission du ministre, quoiqu'elle ne fût qu'une formalité. L'usage en fut introduit au Deccan par les musulmans au commencement du xvie siècle, et Firishta le condamne comme une vile coutume. Dans toutes les classes du peuple des Etatsmusulmans