Récit de Paez. Sewell, p
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on se battait en duel, et même les philosophes et les devins eurent recours à ce moyen barbare de mettre fin à leurs querelles. La pratique du Saii n'était point rare, et les Brahmanes ordonnaient fréquemment cette sorte d'immolation sauvage1. La condition des femmes dans la capitale était pourtant très satisfaisante; il y eut des femmes astrologues et athlètes et des devineresses; et Nuniz écrit que le roi eut à son service des femmes chargées d'enregistrer les dépenses à l'intérieur des portes. Il parle encore d'un autre groupe de femmes-clercs, dont l'office était d'enregistrer toutes les affaires du royaume, et de comparer leurs livres avec ceux de employés de l'extérieur2. On peut déduire de cette relation que les femmes de cette époque, outre leur science musicale et autres talents artistiques, étaient fort instruites, car sans un degré d'éducation supérieur et des connaissances techniques approfondies, il leur eût été impossible d'entreprendre les vérifications financières et les révisions de comptes dont parle le chroniqueur portugais, qui doit avoir vu quelques-unes de ces femmes à l'œuvre.
Les régimes semblent ne pas avoir été très sévères, et quoique Nuniz ait écrit que les Brahmanes, dont il parle comme de la crème de la population de Vijayanagar3, ne tuaient ni ne mangeaient aucune chose pourvue de vie, le peuple se nourrissait de toutes sortes de viandes. Paes et Nuniz nous citent