JASB, LXIII. Pt. I, (1894), p
les Kambojas, qui établit sa domination vers l'année 966 ap. J.-G.1.
La suzeraineté des Kambojas fut de courte durée Mahîpâla Ier recouvra l'autorité perdue de sa maison et réétablit son pouvoir pendant la dernière partie du Xe siècle. Il fut un Bouddhiste zélé et fit de grands efforts pour faire revivre cette religion au Tibet, où son fils Nayapâla envoya aussi des missions pour la prêcher au peuple. Après la mort de Vigrahapâla, successeur de Nayapâla, en 1080, la prospérité de la dynastie déclina sous les règnes de ses deux successeurs immédiats, mais elle fut bientôt relevée par Ramâpâla qui monta sur le trône de ses ancêtres en 1084 ap. J.-C. Chef militaire plein d'astuce. Ramâpâla commença de suite à étendre sa domination; peu après son avènement il vainquit le râja de Kaivarta, Bhîma, le fit prisonnier, et soumit le royaume de Mithilâ qui comprenait les districts de Ghampâran et de Darbhanga2. Durant son règne, le Bouddhisme commença à montrer des signes de déclin, malgré tout ce qui fut fait par le roi pour ressusciter son influence dans son propre royaume aussi bien qu'à l'étranger. Les successeurs de Râmapâla ne possédaient pas les capacités nécessaires pour porter le sceptre; la faiblesse intérieure, jointe à des difficultés extérieures, diminua considérablement leur autorité. Une grande partie des possessions des Pâlas fut saisie par un redoutable chef de guerre, Sâmantasena, venu probable-