‹ Histoire du monde (volume 5)Chapitre 9 sur 135 · Journal and Proceedings, ASB, 1911, p · texte numérisé non relu

Journal and Proceedings, ASB, 1911, p

2. Dans une œuvre poétique d'un certain Sandhyakara Nandi, il est écrit que Ramâjâla vainquit Bhîma et le fit prisonnier. Cette œuvre fut découverte au Népal et publiée dans ASB, Memoirs, III, n. 1 (1910).

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ment du Deccan, et qui posa, au Bengale1, vers la fin du xie siècle les fondations d'une nouvelle dynastie. Les rois Pâlas furent de grands protecteurs des arts et des lettres. Les Beaux- Arts atteignirent un niveau d'excellence élevé, et la production d'œuvres littéraires et philosophiques fut facilitée par le patronage royal2.

Telles sont les origines de la fameuse dynastie Sena, du Bengale. Le petit-fils de Sâmantasena, Vijayasena, qui régna vers la fin du xie et le commencement du xne siècle, travailla à élever sur des bases solides le pouvoir de sa maison. Son successeur. le célèbre Ballalasena3, monta sur le trône en 1108 ap. J.-C. et tout en maintenant intacts les domaines

1. Smith dit (Early History of India, pp. 402-3) que Sâmantasena ou son fils Bemantasena, vinrent du Deccan et fondèrent une principauté à Kâçipurî, maintenant Kaisari dans l'état de Mayûrbhary Ceci n'est pas d'accord avec l'opinion de Dr Rajendra Salmitra. Les rois Senas sont décrits quelqufois comme étant Brahmakshatriyas. Le sujet prête aux controverses, et il en a été beaucoup écrit. Pour une pleine discussion sur l'origine des rois Senas, \ oir l'Appendice 0 dans Smith, Early Hist. of Ind., édition 1924, p. 431-38.

2. M. H ara Prasad Sastri, dans un article très documenté (J. Bihar and Orissa Research Society, V, Pt. II, p. 172-83) donne l'histoire littéraire littéraire de la période Pâla. Les savants Brahmanes du Bengale luttèrent énergiquement contre la philosophie du Bouddhisme. Ils eurent recours au Nyâya et au Vai eshika, c'est-à-dire à la logique et à la physique. Les Bouddhistes développèrent aussi leur littérature en sanscrit et en dialectes courants et des prédicateurs bouddhistes allèrent à l'étranger pour propager les doctrines de leur foi.

3. Ballalasena fut un érudit accompli. Il est l'auteur de deux ou trois Dânsâgar et Abdhutsâgar. Mais avant d'avoir achevé ce dernier, il se rendit avec sa femme au confluent du Gange et de la Jamna et se noya volontairement dans les eaux du fleuve sacré. L'œuvre fut achevée plus tard par Lakshmanasena qui fut aussi un protecteur de la littérature et de la science. Sous son règne Jayadeva écrivit son célèbre ouvrage, le Glta Govinda. Il y a de nombreux travaux sur ce sujet, mais l'espace restreint ne nous permet pas de donner une exposition complète de toute l'activité littéraire des rois Senas. JASB, I, p. 41; ibid., II, pp. 15, 157.

qu'il avait hérités de son père, encouragea les arts et les lettres, et introduisit la pratique du kalînisme parmi les Brahmanes, Vaidyas et Kâyasthas du Bengale. Les barrières de castes devinrent plus accentuées encore, et le Brahmanisme recouvra son ascendance, prouvée par les missions nombreuses envoyées au Magadha, au Bhoutan, au Népal, en Orissa. et dans d'autres contrées, pour la propagation de ses doctrines. Ballâlasena eut pour successeur, vers l'an 1119 ap. J.-Q., son fils Lakshmanasena qui mourut bien avant l'incursion de Mohammed-ibn-Bakhtiyâr relatée par Minhâj-us-Sirâj dans ses Tabaqât-i-Nâsirî1. Le général musulman envahit le Bihar en 1197 et avança contre Nudiah en 1199 ap. J.-C. probablement. La férocité effrénée des Musulmans fut assouvie par le rapt d'immenses butins, le massacre des Brahmanes et la destruction des monastères bouddhistes dont s'enorgueillissait la capitale. La dynastie Sena fut détrônée et le Bengale passa aux mains des Musulmans.

1. Ceux qui s'occupent de l'histoire du Bengale doutent de la véracité du récit de Minhâj-us-Siraj. Mr S. Kumar conclut son article dans VIndian Aniiquary (pp. 185-88, 1913) en disant que Lakshmanasena était mort depuis longtemps lorsque prit place l'événement décrit par Minhâj. et que 1119 ap. J.< .,ou Saka 1041 est la date approximative de la mort de Ballâlasena et de l'avènement de Lakshmanasena. Mr R. D. Banerjee exprima le même avis dans un article sur la concession Naihâti de Ballâlasena, le 11e année {Epiy. Indica, 1917, pp. 156-63). Le Professeur Kielhorn suggère (Ind. Ant. 1890, p. 7), et sa suggestion peut être acceptée, que la légende d'un règne de 80 ans est due à un malentendu et que l'incursion de Nudiah date de l'année 80 de l'ère de J akshmanasena. L'incursion aurait eu lieu en 1199 ap. J.-C. Cet avis repose si r l'inscription de Jânîbîghâdel'année 83(1202 ap. .j. • .) de lamêmeère donnée par le Journal of the Bihar and Orissa Research Society, vol. IV, Part. 3, 1918, p. 266 et 273-280. L'appendice O, dans Smith, Early Hislory of I/.dia, renferme déjà des informations de valeur.

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Origine des Rajpouies. — L'origine des Rajpoutes est matière à controverses1. Le génie historique s'est exercé à la déterminer avec précision, et la difficulté a été fort aggravée par les généalogies sublimes qu'on leur attribue dans la littérature brahmanique et dans les chroniques héroïques. Les Rajpoutes prétendent descendre de la lignée des Kshatriyas de l'époque védique. Ils font remonter leur généalogie au soleil et à la lune et quelques-uns croient à la théorie de PAgnikula. Le mot Rajpoute, dans son acception commune, est employé dans certains états du Rajpoutana, pour désigner les fils illégitimes d'un chef Kshatriya ou jâgîrdâr. Rajpoute est la forme altérée du mot sanscrit Râjputra qui signifie « rejeton de sang royal ». Le mot intervient dans les Purânas et est employé dans le « Harshacharita » de Bâna avec le sens de kshatriya de haute naissance . — fait qui démontre que le mot fut employé dans les temps anciens et au viie et vme siècles ap. J. G.

On a beaucoup écrit au sujet de l'origine des Rajpoutes. D'aucuns les disent descendants d'étrangers émigrés aux Indes, cependant que d'autres font remonter leur généalogie aux Kshatriyas de l'époque Védique. Tod, le célèbre historien du Râjasthan, lança la théorie suivant laquelle les Rajpoutes seraient les descendants de Scythes ou Sakas qui s'établirent aux Indes vers le vie siècle ap. J.-G. A l'appui de sa théorie, il fait remarquer les ressemblances

1. Pour l'origine des Radjpoutes, voir : Smith, Earhj History of India (édition revisée); Tod, Annals and Antiquities of Râjasthan, édité par Crooke, vol. I, pp. 73-97; Impérial Gazettier, vol. Il, pp. 308-9; Vaidya, Hislory of Mediaeual Hindu India, vol. Il, p. 1-63; Journal Anlhrop. InsL, 1911, p. 42; Gaurishankar Ojha, Hislory of Rajpulana (.en hindi), part. I.

suivantes entre les émigrants étrangers et les Rajpoutes :

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