‹ Histoire du monde (volume 5)Chapitre 83 sur 135 · Narnaul est dans l'Etat de Patiala au Pendjab · texte numérisé non relu

Narnaul est dans l'Etat de Patiala au Pendjab

3. Kuhram est une ancienne ville dans l'Etat de Patiala auPendjab.

et Kamal-ud-din forma sans peine un parti opposé au régime des meurtriers. Se rendant compte du danger qui menaçait sa vie, le vizir s'enferma dans le fort de Siri, que Kamal-ul-Mulk et ses partisans assiégèrent avec vigueur.

Le Sultan, en termes amicaux d'apparence avec les assiégés, était en réalité désireux de venger le meurtre de son prédécesseur. Sarwar et ses compagnons, qui ne s'y fiaient point, se dirigèrent vers le palais dans le but évident de l'assassiner; mais luimême les devança et les fit mettreà mort publiquement devant le Durbar. Kamal-ul-Mulk arriva peu après avec ses partisans et dispersa les bandits. Kamal-ul- Mulk forma alors un nouveau ministère et distribua les hautes charges à ses amis et partisans. Le Sultan réussit à introduire une vigueur nouvelle dans l'administration, mais ce fut pour peu de temps, car la réorganisation de Kamal-ul-Mulk manquait totalement d'éléments durables. Des troubles et des révoltes éclatèrent dans tous les coins du pays. Ibrahim Sharqi s'empara de plusieurs parganas (subdivisions) ressortissant à Delhi, et le Rai de Gwalior, avec quelques chefs hindous, cessa de payer tribut. Mahmoud Khilji de Malwa, encouragé par ces désordres, s'avança jusqu'à la capitale, mais après avoir conclu la paix avec Mohammed Shah il se retira, car Mandu, sa capitale, était menacée par Ahmad Shah du Gujarat. Bahlol Khan Lodi, gouverneur de Lahore et de Sarhind, qui était venu au secours de Mohammed Shah, poursuivit l'armée de Malwa dans sa retraite et se saisit de ses bagages. Il reçut le titre de Khan-i-Khanan, et afin de lui prouver son affection le Sultan s'adressa à lui comme à son fils.

Cependant la loyauté de Bahlol fut ébranlée par

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Jasrath Khokhar, ce révolutionnaire, qui lui suggéra de s'emparer du trône de Delhi. Bahlol, encouragé par l'espoir d'être roi, s'adjoignit un détachement d'Afghans, et marcha contre Delhi qui résista; il ne put s'en emparer et fut obligé de se retirer. Delhi était sauvée, mais la chute de Sayyids n'était plus qu'une question de temps. Les conditions de l'empire s'envenimaient de plus en plus, et Nizam-ud-din Àhmad écrit que « les affaires de l'Etat tombèrent de jour en jour dans une plus grande confusion; il y eut même des émirs, qui, à 20 krohs de Delhi, retirèrent leur allégeance et se préparèrent à la résistance1. »

Âlauddin Alam Shah. — Après la mort de Mohammed, en 849-50 de l'hégire, (1445 ap. J.-C.)2, les émirs et les nobles placèrent son fils sur le trône, sous le titre d'Alauddin Alam Shah. Mais le nouveau souverain était plus « négligent et plus incompétent » que son père, et Bahlol puisa son avantage dans la faiblesse du gouvernement central. En 1447,1e Sultan se rendit à Badâon dont il fit sa résidence permanente malgré l'opposition de toute la cour et du

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