‹ Histoire du monde (volume 5)Chapitre 89 sur 135 · Briggs, I, 574; Makhzan-i-Afghana. Dorn, p · texte numérisé non relu

Briggs, I, 574; Makhzan-i-Afghana. Dorn, p

pagne du Bengale, les comptes de Mubarak Khan Lodi furent examinés, on exigea de lui une minutieuse exactitude; les frères du roi eux-mêmes furent contraints à partager leur autorité avec les nobles et les officiers et ce système en partie double fut adopté pour prévenir des tentatives d'indépendance de la part des princes1. Les gouverneurs provinciaux recevaient les firmans du Sultan à une distance de deux ou trois krohs des quartiers généraux, et ils les lisaient devant le peuple assemblé s'ils n'étaient pas de nature confidentielle — car grands étaient le respect et la crainte qui entouraient Sikandar2. Le Sultan avait à sa disposition un système d'espionnage bien organisé qui lui rapportait avec une telle promptitude tout ce qui se passait ou se disait, que le peuple crédule n'était pas loin de lui attribuer des pouvoirs surnaturels3. Pour plus de sûreté il nommait lui-même les serviteurs personnels des grands émirs. Il protégeait toujours les intérêts des pauvres; chaque année il faisait dresser une liste des indigents et leur donnait des provisions pour 6 mois, suivant leurs besoins. Les impôts sur les céréales furent abolis, il encouragea l'agriculture et permit aux commerçants de vaquer à leurs affaires sans être molestés. A certains jours tels que le Id,Y Achoura, et l'anniversaire de la mort du Prophète, les prisonniers étaient rendus à la liberté, à moins qu'ils ne se fussent rendus coupables de détournements de fonds publics ou d'un mauvais emploi de l'argent des autres. Personne n'était arbitrairement privé

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