Hughes, Diclionnary of Islam, p
Khudabakhsh, Orient under the Caliphs, p. 277. Le djihad est une guerre religieuse contre ceux qui ne croient pas en la mission de Mahomet. C'est un devoir établi par le Coran-et par les traditions comme une institution divine et faite spécialement pour le progrès de l'Islam et pour écarter le mal des musulmans.
Hughes, Dicl. of Islam, p. 243-8.
Darul-Harb, selon le Ghiyas-ul-lughal, est un pays appartenant aux infidèles et qui n'a pas été soumis par l' Islam. Darul Islam est un pays où les édits de l'Islam sont intégralement promulgués. Hughes, p. 69-70. The Encyclopaedia of Islam, p. 917-8.
2. La Charte de Prophète pour les Juifs de Médine en est la preuve. (Amer Ali, The Spirit of Islam, p. 175, 245; Hogarth, A Tlislory of Arahia, p. 41-2 )
3. Margoliouth, Early Development of Mohammedanism . Hibbert Lecture, p. 99.
de commerce payée par les chrétiens et par les juifs devait être le double de celle que payaient les musulmans1. Les annales de Tabari contiennent une proclamation du khalife Al-Mutawakkil, fixant le genre de vêtements que les chrétiens devaient porter et la nature des selles qu'ils devaient employer pour monter à cheval. Kremer parle d'un autre décret d'Omar, qui excluait radicalement des emplois publics tout non-musulman2. Cet esprit d'intolérance dû en partie au fanatisme religieux et en partie aux nécessités politiques, se fit sentir dans la manière dont les khalifes organisèrent le gouvernement de leurs territoires, et ces institutions servirent ensuite de modèle dans tout le monde musulman. D'après les juristes orthodoxes, les revenus de l'Etat se composaient : 1° de la capitation que payaient les populations sujettes; 2° de YOuchr3 ou dîme, incombant aux musulmans qui tenaient leurs terres de l'Etat; 3° d'une taxe sur le commerce; 4° de produits naturels prélevés sur les populations sujettes; 5° d'un tribut des puissances étrangères; 6° d'un cinquième des butins de guerre; 7° et du Kharadj* ou taxe sur les terres, que payaient les propriétaires non-musulmans. Les fonctionnaires duKhalifat étaient tous des mahométans, qui poursuivaient une politique de persécution et d'exclusivisme injuste dont à la longue l'Etat eut à souffrir. Kremer fait remarquer que « ce pieux souverain (Omar II), idéal de YUlama